samedi 1 octobre 2011

Inquiétante dérive. Le plan du régime Ouattara pour se débarrasser du Président Gbagbo


L’ex-rebelle Coulibaly Gnenema, ministre des droits de l’homme [sic] de Côte d’Ivoire, déclare Gbagbo persona non grata en Côte d’Ivoire [re-sic].


Par Gérard Koné. Extrait du Nouveau Courrier n°331 du 1er-2 oct. 2011 :

Le ministre des droits de l’homme [sic], a livré en France le plan du régime Ouattara pour se débarrasser du Président Gbagbo qui selon eux est un frein à la réconciliation nationale [re-sic].

La campagne pro-Ouattara pour un éventuel transfert du président Gbagbo à la Cpi bat son plein. Le ministre chargé des droits de l’homme et des libertés publiques, Coulibaly Gnenema s’est mué depuis en ministre chargé du transfèrement du président Gbagbo à la Cour pénale internationale. En mission à l’extérieur du pays depuis le 22 septembre dernier dans plusieurs institutions internationales, notamment à la Cpi à la Haye au Pays-Bas, pour faire un exposé sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. En réalité, il a été dépêché par Alassane Ouattara auprès de ces institutions pour faire campagne en vue d’«offrir le président Gbagbo à la Cpi», néo programme de gouvernement du chef de l’Etat. Et pour cela, Ouattara y met les moyens et les hommes.

Après ses différents plaidoyers à toutes les tribunes qui s’offraient à lui, c’est Henri Konan Bédié à qui il ouvre tous les médias occidentaux qui embouchera la trompette. Et maintenant, l’ex-commissaire de la Cei pour le compte de l’ex-rébellion, Coulibaly Gnenema. Pour le ministre en charge des droits de l’homme, le transfèrement du président Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (Cpi) à La Haye, «faciliterait le processus de réconciliation» [sic] en Côte d'Ivoire. Il s’exprimait ainsi déclaré hier à Paris, devant la presse.

«J'ai expliqué au président de la Cpi, l'importance pour la réconciliation nationale de cette procédure. Si l'ex-président n'était plus sous notre responsabilité, sur le territoire de la République, cela faciliterait le processus de réconciliation et contribuerait à dépassionner la suite du débat, notamment les élections législatives » [re-sic], a déclaré le ministre à la presse à Paris, après avoir rencontré les responsables de la Cpi aux Pays-Bas.

Selon le cadre de l’ex-rébellion ivoirienne, la présence de Laurent Gbagbo – en Côte d’Ivoire – freine le développement du processus de réconciliation. Avant d’ajouter que les responsables de la Cpi «se sont montrés sensibles à nos arguments».

Seulement, le ministre de Ouattara oublie ou ignore (c’est selon) que la Cour pénale internationale peut aussi décider de poursuivre Alassane Ouattara lui-même, au-delà des personnalités de son camp. En effet, si on impute à Laurent Gbagbo les supposés crimes de son camp parce qu’il en est le chef politique, la réciproque doit s’appliquer à Ouattara, chef politique des FRCI qui ont commis, selon des organisations de défense des droits de l’Homme, le plus grave massacre de l’histoire de la Côte d’Ivoire, au quartier Carrefour à Duékoué. Et beaucoup d’autres violations des droits de l’homme depuis 2002. Mais à cela, Gnénéma répond du bout des lèvres. «Nous exécuterons tout mandat d'arrêt de la Cpi, quels que soient les noms qu'ils nous soumettront», a-t-il affirmé, en restant persuadé que le statut d’allié des puissances occidentales de son «patron» lui évitera forcément les poursuites à tête chercheuse de la Cpi.


Lire l’article dans Le Nouveau Courrier.

Voir aussi, sur le même sujet, ici et ici.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire