mercredi 13 novembre 2013

Alexandre Dumas répond aux insulteurs de Taubira


En butte aux sarcasmes racistes d'un de ses contemporains :
« Au fait, cher Maître, vous devez bien vous y connaître en nègres ? »

Alexandre Dumas répondait :
« Mais très certainement. Mon père était un mulâtre, mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe.
Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. »




dimanche 10 novembre 2013

mercredi 6 novembre 2013

À l’heure où les cadavres du camp Ouattara remontent à la surface...


… On tente de continuer de renvoyer dos à dos les agresseurs actuellement aux plus hauts postes du pouvoir Ouattara (appuyé par la « communauté internationale », ses médias et sa puissance militaro-financière), commettant des massacres de masse — des premiers jours de l'attaque rebelle de 2002 à l'ethnocide des Wé lors du coup d’État de 2011 et après (Duékoué, Petit Duékoué, Guitrozon, Nahibly, etc.) — et les agressés. Parfois même des défenseurs du camp Gbagbo adoptent cette apparence de concession (« on ne s'en prend qu'à un camp ») ! Comme si l'on pouvait renvoyer dos à dos Hitler et Churchill (pour reprendre la formule d’Eliel), comme si l'on pouvait mettre sur le même plan des exactions éventuelles, voire avérées, de résistants acculés et exaspérés, et les massacres systématiques et violences de masse de la rébellion ouattariste...

Et la CPI, qui ne trouve pas de preuves contre Gabgbo, n'en tire pas les conséquences (la procureure, qui n'a pas pu trouver les preuves nécessaires pour un procès en deux ans, a obtenu d'abord un premier délai supplémentaire de six mois, et vient d'obtenir un second délai supplémentaire !) : il reste en prison pour avoir été « soupçonné » d'être « co-auteur indirect » de crimes contre l’Humanité, tandis que son chef d’État-major des Armées au moment où son armée était censée commettre lesdits crimes (ce qui en fait logiquement un « co-auteur direct » !), se retrouve ambassadeur du Gabon pour avoir rallié Ouattara... après la fin des supposées exactions du camp Gbagbo !... Et tandis que les auteurs connus, mais du camp Ouattara, de véritables et terribles crimes ne sont jamais inquiétés et sont promus aux plus hautes fonctions !

Quelque chose ne tourne décidément pas rond au royaume de la « communauté internationale », de ses pouvoirs et sous-pouvoirs, de sa « justice » et de ses médias...


Voir à la une du Nouveau Courrier n° 919 du 5 nov. 2013 :





mercredi 30 octobre 2013

CPI : Gbagbo maintenu en détention


Malgré la persistante absence de preuves, et donc la non-confirmation des charges, le célèbre prisonnier reste emprisonné. Interview de Toussaint Alain, ex-conseiller du Président Gbagbo. Extrait de La Voix de la Russie :


Côte d'Ivoire et CPI : entretien avec Toussaint Alain (Partie 1)

La Voix de la Russie : Les charges contre le président Laurent Gbagbo n’ont pas été confirmées par la CPI. Malgré cela, M. Gbagbo est toujours emprisonné, le temps que le procureur puisse trouver « des éléments de preuves additionnels », comme l’ont demandé les juges de la Cour. Comment jugez-vous cette situation ?

Toussaint Alain : Croyez-vous sincèrement qu’il pouvait en être autrement ? Nous sommes devant une situation inédite : un tribunal reconnaît qu’il n’a pas de d’éléments suffisants mais il s’obstine tout de même à maintenir en détention un inculpé. C’est époustouflant comme procédé ! On l’aura compris : la mission de la CPI n’est pas de dire le droit mais de condamner coûte que coûte. Or, Laurent Gbagbo est présumé innocent. Avec tous les moyens dont disposent le procureur et ses enquêteurs, la CPI n’a pas été en mesure de fournir la moindre preuve inattaquable. Que cette comédie inhumaine cesse ! Le président Gbagbo doit être remis en liberté.

LVdlR : On évoque une possible mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo. La demande a été introduite à plusieurs reprises par la défense. Qu’en est-il ?

Toussaint Alain : Oui, j’ai entendu beaucoup de déclarations à ce sujet. Je ne vais en rajouter à la spéculation. Sachez que la Côte d’Ivoire et l’Afrique s’impatientent de voir Laurent Gbagbo libre. Pas seulement en liberté provisoire mais en liberté pleine et définitive tout simplement. La CPI dessert la cause de la justice mondiale en maintenant un innocent en détention alors que les charges s’effondrent les unes après les autres comme un château de cartes. L’incarcération de Laurent Gbagbo est un non-sens. On ne peut pas emprisonner quelqu’un par convenance ou par pur calcul politique. Gbagbo est innocent. Sa libération revêt un enjeu de paix et de stabilité pour la Côte d’Ivoire, où le naufrage du processus de réconciliation saute aux yeux. Les Ivoiriens ont envie d’être de nouveau ensemble, de cohabiter pacifiquement. Après la politique, il y a la vie de tous les jours. Libre, Gbagbo peut être un puissant accélérateur de la cohésion sociale et un facilitateur de la confiance retrouvée entre ses compatriotes. Ni la CPI ni le Conseil de sécurité de l’ONU ne peuvent ignorer cette dimension de l’affaire.

LVdlR : Quelles sont les dernières avancées notoires dans la situation politique en Côte d’Ivoire ?

Toussaint Alain : M. Ouattara a récemment fait quelques gestes en remettant en liberté plusieurs personnalités proches du président Gbagbo. Il reste encore au moins 800 prisonniers politiques, toujours détenus sans jugement. Parmi eux, Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé, lequel reste privé de l’assistance de ses avocats. La détention au secret ou la torture physique ou psychologique n’ont jamais fait avancer la cause de la vérité. Sur le plan politique, on a pu observer [...]


Lire l'interview en entier sur La Voix de la Russie : 1ère partie. 2e partie.


mardi 29 octobre 2013

Les bonnes raisons de dire «non» à la CPI


Par Théophile Kouamouo (2e partie. Voir la 1ère partie ICI.)


lundi 21 octobre 2013

dimanche 13 octobre 2013

CPI : Crédibilité en Péril Imminent




La CPI va renoncer à poursuivre Simone Gbagbo et Blé Goudé – Voici les indices qui le démontrent

(Voir aussi : "Les bonnes raisons de dire 'non' à la CPI ou pourquoi l'UA s'est fourvoyée")

Par Théophile Kouamouo | Le Nouveau Courrier n° 902 12-13 octobre 2013


Une jurisprudence libyenne permet d’entrevoir la stratégie du pouvoir Ouattara, qui semble agir en toute complicité avec le bureau du procureur du tribunal de La Haye. Il va présenter de beaux dossiers couverts par le secret pour prouver qu’il poursuit sérieusement l’ancienne Première Dame et le leader du COJEP – et faire prospérer ses exceptions d’irrecevabilité. Pendant ce temps, la CPI lui permet de gagner du temps quant à ses partisans qu’elle vise, puisqu’elle refuse de rendre publics les mandats d’arrêt concoctés contre eux. Petit précis de cynisme judiciaire.

C’est désormais presque absolument certain. La CPI va, selon toute évidence, abandonner les poursuites engagées par le bureau de la procureure Fatou Bensouda contre l’ex-Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, deuxième vice-présidente du FPI, et contre l’ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, fondateur du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP). En effet, une jurisprudence qui est «tombée» aujourd’hui porte à le penser très fortement. L’institution basée à La Haye a autorisé la Libye à juger Abdallah Senoussi, chef des renseignements sous le «Guide» Muammar Kadhafi. «La Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé que l’affaire concernant Abdullah Al-Senussi faisait l’objet d’une enquête nationale par les autorités libyennes compétentes et que ce pays avait la volonté et était capable de mener véritablement à bien cette enquête. Par conséquent, les juges ont conclu que l’affaire était irrecevable devant la Cour eu égard au principe de complémentarité consacré par le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI», peut-on lire dans le communiqué publié hier.

La décision peut sembler surprenante, dans la mesure où la CPI avait déjà rejeté le souhait des nouvelles autorités libyennes de juger Seïf Al Islam Kadhafi. Le tribunal s’est expliqué. Dans le cas Seif El-Islam, «la Chambre a conclu que les preuves produites n’étaient pas suffisantes pour considérer que l’enquête menée au niveau national et celle menée par la Cour recouvraient la même affaire et que la Libye était dans l’incapacité de mener véritablement à bien les poursuites contre Saif Al-Islam Gaddafi». Alors que dans le cas Senoussi, les choses seraient différentes. «Après un examen approfondi des demandes et preuves communiquées par les parties et participants, la Chambre a conclu que les éléments de preuve soumis par la Libye étaient suffisants pour conclure que les enquêtes de la CPI et de la Libye recouvre la même affaire et que les autorités nationales prenaient peu à peu des mesures concrètes dans la procédure engagée à l’encontre d’Abdullah Al-Senussi. Dans sa décision, la Chambre a tenu compte, de manière générale, du fait qu’Abdullah Al-Senussi est détenu par l’Etat libyen, de la quantité et la qualité des preuves réunies dans le cadre de l’enquête nationale, du transfert récent de l’affaire concernant Abdullah Al-Senussi et ses 37 coaccusés à la chambre d’accusation, de l’exemple qu’offrent certaines procédures actuellement en cours contre d’autres responsables de l’ère Qadhafi, et des efforts consentis pour résoudre certains problèmes que connaît le système de justice en faisant appel à l’aide internationale», peut-on lire. Le raisonnement peut sembler grotesque dans le contexte qui prévaut ces derniers jours. L’actualité nous donne en effet à voir un Etat libyen totalement détruit et mis en coupe réglée par des milices anarchisantes. Mais la CPI n’en est pas à une contradiction près. Soit dit en passant, Nicolas Sarkozy, sur lequel Al-Senussi possède des dossiers qu’il pourrait bien divulguer une fois arrivé aux Pays-Bas, peut légitimement se sentir soulagé…


Stratèges de l’ombre

Ce qui est sûr, c’est que le régime Ouattara, conseillé par on ne sait quels stratèges de l’ombre, a tout fait pour que le cas Simone Gbagbo soit traité suivant le même canevas que le cas Senoussi. Il a «collé» à l’ex Première Dame des accusations qui avaient pour but de recouper celles de la CPI, afin de mieux la mettre hors jeu. C’est en réalité la même logique, tout juste inversée, qui l’a poussé à se garder d’inculper Laurent Gbagbo pour «crimes de guerre» et «crimes contre l’humanité», afin de laisser un «espace» à Louis Moreno-Ocampo, instrumentalisé dans des logiques de pure politique intérieure. Les avocats du pouvoir actuel ont transmis à la CPI un long dossier concernant les procédures en cours contre Simone, et ils ont pris la peine d’en empêcher la publication, afin que personne ne puisse contester la solidité de leurs divers montages juridiques. Bingo !

Il est évident que le même «process» sera utilisé en ce qui concerne Charles Blé Goudé. Le régime Ouattara prend son temps pour donner sa réponse quant à l’éventuelle extradition du «Général de la Rue» parce qu’il a l’intention de mettre son dossier en conformité avec les attentes de la CPI. Seïf El-Islam n’était pas officiellement dans le système carcéral national, et cela a pesé dans le refus de la CPI de lâcher l’affaire. Blé Goudé est en «résidence surveillée» en dehors de tout cadre légal, et il faut croire que son statut sera clarifié, au moins pour la forme, d’ici peu. Blé Goudé n’a pas non plus été formellement entendu par un juge d’instruction, et la procédure qui le vise n’a pas beaucoup avancé. Il faut donc «maquiller» l’arbitraire carcéral en vigueur et «l’habiller» un peu avec des «éléments de preuve», fantaisistes ou non, afin de déposer un «joli» dossier d’exception d’irrecevabilité à La Haye.

Au-delà des cas individuels des uns et des autres, il faut se convaincre d’une chose : le statut de Rome, bancal, a déjà été «digéré» par des régimes autoritaires qui savent comment s’y prendre pour envoyer qui ils veulent à la CPI et garder qui ils veulent sur le territoire national. La CPI est structurellement une «cour de convenance», selon l’expression de Maître Emmanuel Atit, avocat principal du président Gbagbo. Désormais, suffit juste de faire semblant d’être un Etat de droit…

Par ailleurs, ces derniers développements mettent une fois de plus en exergue la stupéfiante complicité entre la CPI et le régime Ouattara. Le «strip-tease» judiciaire qui a consisté à remettre des mandats d’arrêt sous scellés à l’actuel maître d’Abidjan et à lui donner le temps de s’adapter à ces mandats d’arrêt [...]


Lire la suite sur Le Nouveau Courrier...


samedi 12 octobre 2013

jeudi 10 octobre 2013

lundi 7 octobre 2013

Où l'on s'interroge sur l'"impartialité" de la CPI...


L'institution pénale de la "communauté internationale" s'en prend au camp Gbagbo contre lequel elle reconnait "manquer de preuves" et laisse le camp Ouattara tranquille ! Les victimes de Guitrozon, Duékoué, Nahibly, etc., etc. (sans compter celles, elles aussi innombrables, qui remontent à 2002) sont fondées à se poser des questions...


Lire l'article dans Le Nouveau Courrier...


jeudi 3 octobre 2013

La CPI face à Blé Goudé



Interview de Me Kaufmann ICI.

Analyse de Théophile Kouamouo sur Le Nouveau Courrier :

mardi 1 octobre 2013

Sur les programmes FMI d'ajustement structurel


Analyse de Théophile Kouamouo sur Le Nouveau Courrier :

samedi 28 septembre 2013

Côte d'Ivoire - élection 2015


1) Retour de Gbagbo au pouvoir ?

2) Ouattara pourra-t-il se présenter ?


1)

2)


mardi 24 septembre 2013

Ministre de Ouattara : "la torture ne tue pas"



L'aveu est glaçant :





lundi 23 septembre 2013

Déclaration sur la situation en Côte d’Ivoire



Par Claude Koudou, directeur de la collection "Afrique Liberté" des éditions L'Harmattan :


Depuis plus de deux ans, la Côte d’Ivoire vit une situation chaotique. Les souffrances des populations, mises dans un état de dénuement total – du fait des forfaits commis par les dozos et autres supplétifs complices de monsieur Ouattara – se sont amplifiées à cause d’une politique locale délétère.

La mort de Basile Mahan Gahé, enregistrée le lundi 16 septembre dans des conditions que nous savons est d’autant plus scandaleuse que plusieurs « Mahan Gahé » subissent les affres du pouvoir de monsieur Ouattara qui fait de la terreur un allié pour asseoir son régime.

Nous constatons avec amertume que plutôt que de faire de l’exercice de la démocratie son cheval de bataille, monsieur Ouattara banalise l’effusion du sang dans un pays naguère Havre de paix.

Par ses discours de défiance et sa propension à prôner la violence – « je rendrai ce pays ingouvernable … » –, monsieur Ouattara a par la semence de la haine, réussi à diviser un pays de plus d’une soixantaine d’ethnies. Les populations qui vivaient en bonne intelligence grâce à un brassage exemplaire, se regardent aujourd’hui en chiens de faïence.

Ne pouvant accéder à la magistrature suprême en Côte d’Ivoire, Ouattara a choisi de monter une rébellion qui a mis une dizaine d’années pour avoir raison de Laurent Gbagbo, d’autant plus que les médias-mensonges et des parrains internationaux ont ouvertement apporté leurs contributions.

Dans un pays comme la Côte d’Ivoire, quelques principes élémentaires peuvent contribuer à la normalisation de la situation :
*  La libre circulation des personnes et des biens
*  La liberté d’expression et de réunion
*  Les droits de l’opposition (financement de partis politiques ; liberté de manifestations ; …)
*  La sécurité des personnes quelles qu’elles soient…

Nous avons noté par ailleurs que la mort de Mahan Gahé n’a pas ému l’exécutif ivoirien qui n’a pas trouvé utile de produire un communiqué, ne serait-ce que pour soutenir la famille éplorée. Le scandale gravit un cran lorsque les auteurs des tortures et sévisses sur la personne de Mahan Gahé sont identifiés.

Il convient de rappeler à l’opinion nationale et internationale que le pouvoir de monsieur Ouattara a été installé par les armes et les bombes au prétexte de la promotion de la démocratie.

Il faut donc dénoncer ce pouvoir parce qu’il est bourreau de son propre peuple.

Nous constatons objectivement que :
*  Ouattara ne se soucie pas de l’exercice de la démocratie
*  Au contraire, il a travaillé farouchement à attenter à l’existence d’une opposition
*  Il ne respecte pas la Constitution – plusieurs Ivoiriens en exil et aucune garantie pour leur retour – ;
*  Il pille les richesses du pays avec un clan recruté sans souci d’efficacité et de compétences ;
*  Il détient plusieurs prisonniers politiques dans ses geôles ;
*  Il promeut le « rattrapage » ethnique comme mode de gouvernance…

Des preuves étant montrées fréquemment – également par des ONG – que monsieur Ouattara viole constamment les droits de l’Homme, le pouvoir ivoirien est dictatorial et ne mérite pas de diriger la Côte d’Ivoire.

Instamment, pour qu’une vraie réconciliation – fondement d’une paix viable – puisse voir le jour, nous demandons la libération de tous les prisonniers et la mise en présence des acteurs clés de la crise. Nous pensons que des discussions ivoiriennes qui en découleraient, pourront sauver ce pays.


Fait à Paris le 21 septembre 2013

Claude Koudou, Analyste politique, Enseignant-Écrivain, Directeur de la Collection « Afrique Liberté » chez les Éditions L’Harmattan

(via Saper Aude)


samedi 21 septembre 2013

jeudi 19 septembre 2013

mercredi 18 septembre 2013

mardi 17 septembre 2013

Côte d’Ivoire : syndicaliste mort des suites de ses tortures



REACTION DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS A L’ANNONCE DU DECES DE BASILE MAHAN GAHE


C’est avec une profonde émotion que nous apprenons le décès, à Abidjan, de Basile Mahan Gahé, Secrétaire général de la centrale Dignité, ce lundi 16 Septembre 2013.

Nous nous associons tout d’abord à la douleur de sa famille et de ses proches.

Avec la disparition de ce symbole, c’est le monde syndical ivoirien, africain et international, mais aussi le peuple ivoirien qui sont en deuil.

Basile Mahan Gahé a payé de sa vie les multiples actes de tortures subis avant et pendant sa longue détention arbitraire dans les geôles de Boundiali. Tabassé sauvagement à plusieurs reprises par la soldatesque de Ouattara, lors son arrestation, ce sexagénaire a également subi des mauvais traitements pendant les 22 mois passés en prison dans le nord du pays.

Vu la gravité des faits, Amnesty International dénoncera son cas, dans un de ses rapports :

«… Il a été arrêté sans inculpation le 26 avril chez lui, à Abidjan, par des membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), qui ont perquisitionné et mis son domicile à sac… Amnesty International a reçu des informations crédibles indiquant que cet homme a été soumis à des actes de torture, en particulier dans les jours qui ont suivi son arrestation, et qu’il serait en mauvaise santé. L’organisation a appris que, une nuit, celui-ci avait été emmené au cimetière de Yopougon et attaché. Des agents des forces de sécurité ont alors commencé à faire feu autour de lui pour lui faire croire qu’ils allaient le tuer. Une autre fois, il a été frappé au dos à maintes reprises avec le plat de la lame d’une machette. La douleur était si intense qu’il ne pouvait même plus s’asseoir ».

Libéré par la suite grâce à la mobilisation d’envergure de nombreuses organisations syndicales internationales, et en particulier de la CGT-France, qui ont fait de sa défense un point d’honneur, il ne s’est jamais remis des souffrances infligées par ses tortionnaires, et il en a gardé de très graves séquelles.

Mais, comble du raffinement dans la perversion, ses comptes bancaires ont été bloqués par le régime de Ouattara, l’empêchant, ainsi, d’accéder aux soins dont il aurait dû bénéficier, passé ce martyre. En effet, comment se soigner, sans argent, dans un pays où l’assurance maladie n’a pu être mise en place à cause de l’ingérence française dans la politique du gouvernement de l’époque ?

Cependant, il faut souligner, qu’envers et contre tout, Basile Mahan Gahé n’a jamais renoncé à son combat. C’est un homme debout, qui témoigne, avec un immense courage, en Mars 2013, au 50ème congrès de la CGT, malgré les tentatives d’intimidation dont il a été l’objet à la veille de cette invitation : tentative d’enlèvement, assassinat de sept membres de sa famille, incendie du reste de son village sacrifié.

C’est à juste titre que les congressistes lui réservent, debout, une salve d’applaudissements, à l’issue de cette forte, et inoubliable, prise de parole.

L’immense Basile Mahan Gahé aura, ainsi, porté jusqu’au bout son combat pour le monde du travail.

En ce jour sombre de l’annonce de son décès, suite aux mauvais traitements et tortures subis dans les geôles du régime tortionnaire de Ouattara, le comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens tient, personnellement, M. Alassane Ouattara pour responsable de sa mort tragique.

Et le tiendra également responsable de ce qui pourrait arriver aux personnes récemment libérées ainsi qu’à celles qui sont encore illégalement détenues. La torture étant une pratique généralisée.

Nous réclamons également le déblocage des comptes de Basile Mahan Gahé. Nous demandons que l’intégralité des sommes qui s’y trouvaient soit rendue, sans délai, à son épouse. De même pour l’ensemble des personnalités de l’opposition privées de tout moyen de subsistance par cette mesure inique. Nous dénonçons aussi, et de source sûre, le fait que certaines personnes qui ont vu leurs comptes débloqués les ont retrouvés entièrement vides.
Par ailleurs, nous invitons l’ensemble des personnalités de la gauche française et des organisations syndicales à prendre la mesure de la violence du régime installé de force par la France, l’ONU, et la communauté internationale le 11 Avril 2011.

Nous formulons le vœu qu’elles réalisent, ainsi que l’opinion publique française, la gravité de la situation qui est celle de la Côte d’ivoire et de ses citoyens, onze ans après le début du coup d’état le plus long de l’histoire (19 Septembre 2002 - 11 avril 2011).

L’ONDE DE CHOC PROVOQUEE AUJOURD’HUI PAR LE DECES DE BASILE MAHAN GAHE AJOUTE A LA DESESPERANCE DES POPULATIONS ET AU SENTIMENT D’INJUSTICE DE MILLIONS D’IVOIRIENS. COMBIEN FAUT-IL DE BASILE MAHAN GAHE POUR QUE S’EVEILLENT ENFIN LES CONSCIENCES ET QUE LE VENT DE LA JUSTICE COMMENCE A SOUFFLER SUR LA COTE D’IVOIRE ?


LA FRANCE ET SES CITOYENS S’HONORERAIENT A :

- PRENDRE LA MESURE DE LEUR RESPONSABILITE DANS LA TRAGEDIE IVOIRIENNE

- ETRE AUX COTES DU PEUPLE IVOIRIEN QUI SOUFFRE


COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS
Paris le 16 Septembre 2013

Contact du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens :
prisonnierspolitiques.rci@gmail.com



dimanche 15 septembre 2013

Syrie : la lettre d'un ancien ambassadeur de France à François Hollande


Diplomate de carrière de 1972 à 2009, Pierre Charasse fut ambassadeur, notamment au Pakistan, en Uruguay et au Pérou, et a représenté la France dans de nombreuses instances internationales. Depuis le Mexique où, retraité, il réside, il vient d'adresser une lettre aussi ironique que cinglante à François Hollande sur la crise syrienne.




Mexico, le 2 septembre 2013

Monsieur le Président de la République,

Dans l’épreuve que subit actuellement l’humanité du fait de la présence d’armes chimiques en Syrie, vous avez pris la tête d’un grand mouvement mondial au nom de « l’obligation de protéger » les populations civiles menacées. Vous avez très bien expliqué dans votre discours du 27 août devant vos Ambassadeurs que c’était là la vocation de la France, comme elle l’a fait en Libye récemment, et qu’elle ne manquerait pas à son devoir. Votre détermination exemplaire devrait rapidement convaincre vos partenaires européens flageolants et les opinions publiques pleutres, en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et partout dans le monde, du bien-fondé d’une intervention militaire chirurgicale en Syrie.

Naturellement, comme vous l’avez rappelé le 27 août, « l’obligation de protéger » s’inscrit dans une démarche très réglementée par les Nations Unies et incombe en premier lieu aux Etats concernés : protéger leur propre population. En cas de défaillance de leur part, c’est au Conseil de Sécurité qu’il appartient de décider des modalités de mise en œuvre de ce principe. Sous votre conduite, la France s’honorera si elle fait respecter à la lettre cette avancée importante du droit international. Je suis sûr que le Président Poutine sera sensible à vos arguments tout comme le Président Xi Jiping et qu’ils ne feront pas obstacle à vos projets en opposant un veto au Conseil de Sécurité. Peu importe que l’objectif final soit encore un peu flou, ce qui compte c’est la défense énergique de principes clairs.

De même, je suis sûr que d’autres pays suivront la France dans son intention de livrer des armes aux rebelles syriens, malgré les risques que cela comporte. M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères, a annoncé qu’il exigerait des destinataires des armes françaises qu'ils signent un « certificat d’utilisateur final ». Avec une telle fermeté nous aurons l’assurance que nos armes ne tomberont pas entre les mains des combattants Jihadistes du Front Al Nusra-Al Qaeda, qui font partie de la Coalition rebelle (encore très hétéroclite mais que avez le mérite de vouloir unifier, bon courage !) et ne se retourneront pas contre les pays occidentaux qui les ont aidé ou leurs rivaux au sein de la Coalition, voire des populations civiles.

Nous voilà rassurés. Al Qaeda devrait comprendre le message fort que vous lui envoyez. Il est important de bien expliquer que notre ennemi reste le Terrorisme International, même si de temps en temps il faut se montrer pragmatique, comme disent nos amis anglo-saxons, et tendre la main à ceux qui veulent notre perte. Ceux-ci ne devraient pas être insensibles à nos gestes amicaux. Vos services devraient pouvoir sans peine démentir l’information diffusée par l’agence Associated Press selon laquelle des armes chimiques livrées par notre allié l’Arabie Saoudite (le Prince Bandar Bin Sultan, chef des services saoudiens de renseignement) au Front Al Nusra-Al Qaeda auraient été manipulées maladroitement par ces apprentis-sorciers.

Une fois ce point éclairci vous aurez les mains libres pour agir sur la base des informations [...]


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COMMUNIQUE DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS


CONTINUONS LE COMBAT POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES, ET DU PREMIER D'ENTRE EUX, DETENU A LA HAYE, LAURENT GBAGBO

SANS LA LIBERATION TOTALE DE TOUS LES PRISONNIERS, SANS LE RETOUR DE TOUS LES EXILES, SANS LA CESSATION TOTALE DES ETHNOCIDES DE L'OUEST, SANS LE JUGEMENT DU GENOCIDE DE DUEKOUE, SANS L'ABROGATION DE LA POLITIQUE LIBERTICIDE DE RATTRAPAGE ETHNIQUE, SANS l'ANNULATION DE LA LOI SUR LA NATURALISATION ET L'APATRIDIE, PASSEE EN FORCE AU DETRIMENT DES IVOIRIENS ET DE LEURS TERRES, SANS LA RESTITUTION DES BIENS ET LE DEBLOCAGE DES COMPTES, SANS LE RETOUR DE LA LIBERTE D'EXPRESSION ET DU DEBAT DEMOCRATIQUE, LA RECONCILIATION, CONDITION DE LA RECONSTRUCTION DU TISSU SOCIAL, NE POURRA SE FAIRE.

LA CLE DE LA RECONCILIATION SE TROUVE A LA HAYE.
ABIDJAN, PARIS ET LA «COMMUNAUTE INTERNATIONALE»
LE SAVENT


A la date du 6 août 2013, le total cumulé des prisonniers politiques s’élevait à 708 personnes. Or, il y a quelques jours, 4 pro-Gbagbo, ou supposés tels, ont été jetés en prison. Ainsi, le régime de Ouattara continue-t-il sa fuite en avant en poursuivant allègrement sa logique de persécution et de violation généralisée des droits de l'homme.

Un mois et demi à peine après leur mise en liberté provisoire, le régime d'Abidjan menace déjà de reconduire en prison le Président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, et ses camarades : souffrant d'un déficit de légitimité, le régime d'Abidjan opte une fois de plus pour la réduction de toute contradiction idéologique par une instrumentalisation politique de la violence et de la justice.
D'ailleurs Alassane Ouattara et son ministre de la Justice et des droits de l’homme viennent de promettre la construction de 10 nouvelles prisons, affichant de la sorte publiquement leur volonté de durcir un des moyens de répression de la dictature qu'ils ont mise en place, depuis le 11 avril 2011, avec l'aide de la France et de l'ONU.

On sait que les camps illégaux de détention et de torture dont Amnesty international a dénoncé l'existence, continuent à fonctionner. Et que dans les locaux de la sinistre DST, des personnes soupçonnées d'être pro-Gbagbo sont gardées des jours entiers à l'intérieur de containers, dans des conditions que l'on ne souhaiterait à aucun animal.

Aujourd'hui, des prisonniers politiques, provisoirement libérés, souffrent de graves séquelles physiques dues à leurs conditions de détention. S'il est encore impossible d'évaluer précisément l'étendue et l'impact des conséquences des traumas moraux et physiques infligés par leurs tortionnaires, on sait par contre que les conséquences sont importantes et pour certains, terribles. Ainsi, Basile Mahan Gahé, secrétaire général de la centrale syndicale Dignité, qui n'a dû sa libération, après 18 mois de détention arbitraire et illégale, qu'au soutien sans faille de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de la CGT-France, se trouve-t-il aujourd'hui dans un état critique qui a nécessité son évacuation d’urgence à la Pisam (Polyclinique Internationale Sainte Anne-Marie), à Abidjan.

Si la plupart des leaders politiques ont été libérés le 6 Août, il faut rappeler que Simone Gbagbo, Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu, pour ne citer qu'eux, croupissent encore dans leurs cachots, en violation totale de toutes les conventions internationales.
La quasi-totalité des prisonniers anonymes, quant à elle, se trouve à la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan), dans des conditions carcérales de surpeuplement innommables.
Nous venons d'apprendre que les FRCI (soldats de l'armée ethnique Ouattariste ) ont lancé une offensive sur les détenus de cette prison, hier, samedi 14 Septembre. On note plusieurs blessés dont deux cas graves (Source : blog de Alain Doh Bi : http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com). Cette attaque fait suite à celle du 23 au 24 Juillet 2013, pour laquelle le "Collectif des femmes des détenus de la crise postélectorale" a dénoncé le massacre de 57 personnes dont 16 femmes.

Le Nord du pays, considéré symboliquement par le pouvoir comme le lieu le plus sûr, parce qu'étant la région natale des «vainqueurs» qui font régner leur «justice» à travers une terreur généralisée dans tout le pays, est la zone territoriale où ont été embastillées les personnalités proches de l'ancien président Laurent Gbagbo.
Aujourd'hui encore, 28 mois après la prise de pouvoir de Ouattara par la force, les arrestations et les persécutions continuent en toute illégalité, sur la base de présupposés ethniques (en particulier contre des personnnes originaires du sud du pays), de sympathies politiques et/ou de motifs infondés. Mais parmi les victimes du régime totalitaire d'Abidjan, se trouvent bien entendu des ressortissants du Nord persécutés pour leurs opinions, ce qui confirme le fait que Laurent Gbagbo est bel et bien le leader le plus transethnique d’entre les candidats à la présidentielle du 28 novembre 2010.

Enfin, le nombre total des réfugiés est estimé à 80 000 personnes, dont 52 839 assistées par le HCR.
Certains de ces exilés (en particulier des membres de l'élite intellectuelle et/ou politique complètement décimée depuis le 11 avril 2011) sont même pourchassés jusque sur le sol de leurs pays d'accueil (Ghana, Libéria, Togo, Bénin) par les services secrets ivoiriens et les milices tribales à la solde de Ouattara.

A la veille du 11ème anniversaire du coup d'état le plus long de l'histoire (19 septembre 2002-11 Avril 2011), il est plus que temps que cessent le martyre du peuple ivoirien et l'ethnocide des populations de l'Ouest.

L'allégresse générale suscitée par la libération des prisonniers politiques, et l'accueil phénoménal réservé à Pascal Affi N'Guessan lors de sa tournée actuelle dans le pays, témoignent de l'existence d'un véritable soutien populaire à Laurent Gbagbo et à la politique mise en place par le gouvernement courageux, intégre et socialiste du Professeur Gilbert-Marie Aké N'gbo, ainsi qu'à la cause qu'ils ont défendue jusqu'au bout, celle du droit du peuple ivoirien à son autodétermination, dans la légalité.

C'est pourquoi il est à noter, à deux ans d'hypothétiques élections présidentielles, que sans la libération imminente de Laurent Gbagbo, dont la nature politique du procès n'est plus à démontrer, et dont la relaxe est la condition sine qua non d'une véritable réconciliation nationale, la Côte d'Ivoire ne pourra que continuer son escalade vers la violence. Sans cela, si le pire n'est jamais certain, il pourrait bien rester à venir.


CONTINUONS À FAIRE PRESSION POUR LA LIBÉRATION TOTALE DES PRISONNIERS POLITIQUES DE CÔTE D’IVOIRE, ET DU PREMIER D'ENTRE EUX, LAURENT GBAGBO, POUR LEUR RÉHABILITATION ET POUR LE RETOUR DE TOUS LES EXILÉS !

JUSTICE ET VERITE SONT LES CONDITIONS NON NEGOCIABLES DU RETOUR A LA PAIX.

COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS
Paris le 15 Septembre 2013
Contact du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens : prisonnierspolitiques.rci@gmail.com


lundi 9 septembre 2013

Otage belge de retour de Syrie : "Ce n'est pas le gouvernement de Bachar al-Hassad qui a utilisé du gaz"


Lu sur La libre.be (cf. aussi interview RTL.be - vidéo infra) :


Belgique - Pierre Piccinin a été accueilli à Melsbroek par ses parents, la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet, le directeur du centre de crise Jaak Raes ainsi que des représentants de la police fédérale.

L'enseignant belge Pierre Piccinin da Prata est arrivé à Bruxelles ce lundi matin à 05h40, en provenance de Rome, indique le Centre de crise.


Enlevé en Syrie en avril dernier, il a été libéré dimanche soir avec l'Italien Domenico Quirico, journaliste au quotidien La Stampa. [...]

L'enseignant de 40 ans était en bonne santé physique et psychologique, "malgré les tortures subies", a-t-il déclaré sur les ondes de Bel RTL et au journal Le Soir. Les deux détenus, qui étaient entrés en Syrie via le Liban le 6 avril, ont été arrêtés deux jours plus tard par l'Armée syrienne libre à Qussayr, où ils sont restés deux mois. "Les cinq derniers jours ont été terribles. Nous étions enfermés dans une cave sordide aux murs couverts de cafards. Alors que les bombes tombaient à proximité, nous avons failli être ensevelis." Ils ont ensuite été régulièrement déplacés et détenus par différents groupes, "très violents, très anti-Occidentaux et des islamistes anti-chrétiens". "Cela a été une odyssée terrifiante", résume M. Piccinin qui évoque des "violences physiques très dures, des humiliations, des brimades et de fausses exécutions".

L'enseignant n'a eu qu'un seul contact avec sa famille durant ses cinq mois de captivité, grâce à un GSM qu'il a pu se procurer "dans la confusion d'une bataille". Les détenus ont essayé deux fois de s'échapper. "Une fois on a pu aller assez loin. On a profité de la prière pour s'emparer de deux kalachnikovs et nous avons quitté le bâtiment. On a couru la campagne deux jours avant de se faire reprendre et très sérieusement punir", explique M. Piccinin.

Le Premier ministre Elio Di Rupo avait annoncé la libération de l'enseignant belge et du journaliste italien dimanche soir. Les circonstances de la libération des deux hommes n'ont pas été précisées.

Enseignant de l'athénée de Philippeville, historien et politologue de formation, Pierre Piccinin a effectué de nombreux voyages en Syrie depuis le début du soulèvement populaire en 2011. Passant ses congés scolaires à voyager dans les zones de guerre, il est l'auteur du livre "Avec les combattants en Syrie", paru en mai dernier.

Parti en Syrie pour y suivre sur le terrain les combattants, Pierre Piccinin devait en principe rentrer en Belgique à la mi-avril. Les Affaires étrangères avaient pourtant au préalable déconseillé à Pierre Piccinin de se rendre dans la région vu notamment ses antécédents et vu également les avis de voyage concernant la Syrie. Il ne compte pas y retourner prochainement, a-t-il laissé entendre. "La révolution syrienne a connu une évolution très importante depuis 7-8 mois. L'Armée syrienne libre s'est quasiment évaporée. On est actuellement face à des vagues islamistes, du brigandage de certains groupes qui rançonnent les territoires qu'ils contrôlent. Je pense qu'il est devenu très dangereux pour des Occidentaux d'encore se rendre en Syrie. La révolution est en pleine déliquescence et tourne à autre chose." L'enseignant belge, historien et politologue; de formation a réalisé plusieurs voyages dans le pays. Il avait soulevé des [...]

Lire la suite sur lalibre.be.


Interview de Pierre Piccinin : "Ce n'est pas le gouvernement de Bachar al-Hassad qui a utilisé du gaz sarin" (RTL.be via le Gri-gri international) :





jeudi 5 septembre 2013

Hollande à Oradour et l'évocation du présent


Le Président français aurait fait allusion à la Syrie, entend-on dans les médias. Je n'ai pu m'empêcher de penser à ce à quoi il n'aurait, semble-t-il, pas fait allusion : Duékoué, Guitrozon, Petit-Duékoué, Nahibly - Oradours ivoiriens dont les auteurs pavoisent en toute impunité et dont les chefs ont depuis été promus aux plus hautes sphères du pouvoir, avec l'aval au minimum tacite des autorités françaises et onusiennes...



Un article du 1er arvil 2011, au lendemain du massacre de Duékoué :

Les terroristes de Ouattara et leurs complices face à leurs Oradour

10 juin 1944, Oradour-sur-Glane, village du Limousin est le théâtre d'une exécution systématique par les Waffens SS, faisant officiellement 642 victimes. Situé à une vingtaine de kilomètres au nord ouest de Limoges, ce lieu saisissant des années 1940 a été conservé en état de ruine. Les rails du tramway, les carcasses de voitures résistent encore à la rouille.

Plusieurs sensations s'affrontent lors de la visite. On parcourt un lieu témoin, une preuve matérielle d'un massacre. On déambule aussi dans les restes d'une commune jadis animée par ses commerces, ses fermes, ses marchés, ses fêtes...

Ce site a pour but d'entretenir la mémoire du lieu et du massacre. Oradour-souviens-toi est une devise, ..., plus jamais, et pourtant...

Oradour-souviens-toi.fr/



Épuration ethnique par les terroristes de Ouattara

Après le contournement de la position de l'armée Ivoirienne grâce aux forces Onusiennes, les terroristes à la solde de Ouattara sont arrivés au quartier carrefour de Duekoué en passant par le village de Niambli qu'ils ont entièrement incendié.

Après leur forfait, ils ont constitué un peloton d'exécution avec des jeunes burkinabés recrutés sur place et des membres de la rébellion.

1000 habitants de Duekoué au moins ont été massacrés à cet endroit, sous le regard des forces onusiennes.

Les témoins de cette boucherie ont eu la vie sauve en se réfugiant au Libéria voisin [... article en entier ici].

[...]

La suite ici.


mercredi 4 septembre 2013

Média-mensonges en série, média-mensonges en Syrie


De l'Irak et la fiole de Powell (après les couveuses du Koweit), à la Syrie des gaz dont les initiés seuls savent qui les a employés, en passant par tout le reste, par ex. de la Lybie à la Côte d'Ivoire (exemple qui restera dans les annales en matière de persévérance dans une diabolisation montée de toutes pièces et avérée fausse pièce par pièce)...

... Si le point commun qu'on cherche sans réel succès était : ami ou pas, démocrate ou pas, la "communauté internationale" des nations occidentales exige la soumission inconditionnelle et le prouve en frappant de façon visiblement arbitraire qui elle veut, en cachant de moins en moins son arbitraire : à bon entendeur ?...

Ce n'est qu'une question...





Côte d'Ivoire : la vérité en marche. Révélations de Ben Soumahoro


Dans Le Nouveau Courrier n° 869 Du Mercredi 04 Septembre 2013 :

mardi 3 septembre 2013

Côte d'Ivoire : retour sur dix ans de complots foireux


"Escadrons de la mort", "bombardement de Bouaké", affaire Kieffer, etc.





Syrie : J.F. Kahn cloue la directrice du Monde


Intéressant réveil de J.-F. Kahn qui fut moins lucide lors des guerres africaines chiraco-sarkoziennes...

lundi 2 septembre 2013

vendredi 30 août 2013

jeudi 29 août 2013

"Les petits soldats de la guerre médiatique montent au front syrien"


Même Marianne remarque cela !

"Nous ne les oublions pas"


Liste des Français captifs à l'étranger.

Un qui manque encore (après la mise en liberté de Michel Gbagbo) : Jah Prince toujours en prison à Abidjan. Silence médiatique...

samedi 24 août 2013

« Bombardement » de Bouaké en novembre 2004 – De nouvelles révélations sur un coup monté contre Gbagbo


Lu dans Le Nouveau Courrier du 12 août 2013

« Bombardement » de Bouaké en novembre 2004 – De nouvelles révélations sur un coup monté contre Gbagbo – Eyadéma et Soumaïla Bakayoko au coeur du « deal »



Près de neuf ans plus tard, Jeune Afrique rejoint-il les médias – Le Nouveau Courrier notamment [et ce blog parti en "404" sur nouvelobs.com et reconstitué ici] – qui, au fil de leurs investigations, ont acquis la certitude que le fameux « bombardement » de la base-vie de l’armée française de Bouaké en novembre 2004 était une vaste machination destinée à détruire la supériorité de l’armée ivoirienne sur la rébellion et à renverser le président Laurent Gbagbo ? En tout cas, dans son édition qui sort à Abidjan aujourd’hui, l’hebdomadaire publie une enquête sur ce qu’il appelle « l’un des secrets les mieux gardés de la Françafrique ».

« J’ai entrepris toutes les démarches pour avoir des explications sur ce bombardement incompréhensible. Par qui ? Pourquoi ? Sur ordre de qui ? Mais aucune réponse, car il faudrait lever le secret-défense », explique, au début de l’article de Jeune Afrique, l’ancien militaire Djamel Smaïdi, rescapé de cet épisode mystérieux de la crise ivoirienne, et réformé pour invalidité. Secret-défense : le mot est prononcé. Aujourd’hui, c’est l’omerta entretenue par l’appareil d’Etat français au plus haut niveau sous les exécutifs Chirac, Sarkozy et Hollande, qui est le véritable obstacle vers la vérité. Le pouvoir français refuse obstinément de déclassifier les 26 pages d’interrogatoires des « mercenaires » slaves qui travaillaient pour les FDS, et qui ont selon toute évidence été retournés par la France pour marquer contre leur camp. Alors que le dossier d’instruction montre clairement que l’ancienne ministre de la Défense française Michèle Alliot-Marie a menti effrontément aux juges, la commission des requêtes de la Cour de justice de la République a estimé que ses déclarations « ne constituaient pas une altération volontaire de la vérité ». Sous la présidence de François Hollande, qui avait déclaré que Gbagbo était un personnage « infréquentable » sur la base d’un fait sur lequel sa responsabilité est aujourd’hui massivement mise en doute, y compris à Paris.


La « préméditation » venue de Lomé

Jeune Afrique revient sur les bizarreries de novembre 2004, dont Le Nouveau Courrier a déjà parlé. L’incroyable « protection » dont ont bénéficié les Biélorusses, arrêtés au Togo, et libérés sur ordre de Paris. L’absence d’autopsie, alors que « la loi en fait obligation en cas de crime ». Les corps de ceux qui étaient présentés comme des héros nationaux « jetés dans un sac mortuaire couverts de sang, les vêtements déchirés, sans avoir été ni lavés ni habillés ». Le magazine relaie la lourde interrogation de Maître Jean Balan, avocat des victimes : « Toute éventuelle preuve devait disparaître. Dans quel but ? »

Ce qui est nouveau dans l’enquête de Jeune Afrique, c’est une révélation. « Quelques mois avant le raid du 6 novembre 2004, le président Gnassingbé Eyadéma et l’un de ses fidèles généraux avaient reçu à Lomé le responsable militaire de la rébellion de Guillaume Soro, aujourd’hui chef d’état-major de l’armée ivoirienne. Bakayoko leur avait demandé de l’aide pour détruire la flotte d’hélicoptères ivoirienne (…) afin d’empêcher une action contre les positions rebelles », écrit le journaliste Pascal Airault. Bien entendu, il est impossible d’imaginer qu’Eyadéma ait imaginé une seule seconde de parrainer une telle action dans un pays étranger sans l’accord au moins tacite de Paris. Quatre Français vivant au Togo, dont un ancien de Saint-Cyr, l’école militaire la plus prestigieuse de l’Hexagone, et un ex-gendarme du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale). Ils ont travaillé sur une hypothèse : utiliser un avion privé et des RPG 7 pour une attaque éclair à midi. L’opération au sol devait durer au plus trois minutes. « Coût de l’opération payée par les rebelles : 2 millions de dollars pour les pilotes, deux autres pour le tireur et son assistant, dont la moitié payée d’avance. » Finalement, l’opération est abandonnée « pour des raisons mystérieuses ». Mais la Françafrique réussit tout de même à détruire l’arsenal aérien de l’Etat de Côte d’Ivoire, qui faisait trembler les uns et irritait profondément les autres.

Philippe Brou


jeudi 22 août 2013

En Côte d’Ivoire, la traque se poursuit


Quatre militaires, dont l’ex-garde de corps de Lida Kouassi, arrêtés

Lu dans Le Nouveau Courrier du 21 août 2013

Vider les prisons et les remplir à nouveau ?


Le régime n’a décidément pas mis fin à sa traque contre les ex-FDS. Il vient de mettre aux arrêts quatre d’entre eux, dont un capitaine de la gendarmerie et un ex-garde de corps du ministre Lida Kouassi, le sergent-chef Dakouri Vincent, très malade depuis plusieurs mois. Selon les informations en notre possession, ils (les deux personnes citées et un troisième militaire dont nous ignorons l’identité) ont été mis aux arrêts samedi dernier. Et hier, le Sergent-chef Dalé Debré Aimé, en service au ministère de la Défense, a été interpellé et est depuis détenu à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama). Ce qui porte donc à quatre le nombre de militaires, ex-Fds, arrêtés ces jours-ci. On les accuse d’être mêlés à un projet de déstabilisation du régime. Et pourtant, le Sergent-chef Dakouri Vincent, malade depuis plusieurs mois, était interné à la clinique Grand centre ; ses supérieurs hiérarchiques en sont d’ailleurs bien informés. Face à la situation, c’est son frère d’armes et ami, le Sergent-chef Dalé Debré Aimé qui faisait la plupart de ses courses administratives. Ce dernier vient d’être aussi mis aux arrêts hier, parce que justement son numéro de téléphone a été retrouvé dans le répertoire du Sergent-chef Dakouri Vincent. Pendant que le régime libère des détenus politiques (civils et militaires), il fait de la place pour mettre aux arrêts d’autres personnes. De quoi perpétuer le climat de terreur qui règne depuis l’accession au pouvoir du régime Ouattara.

G.K.


dimanche 18 août 2013

Bernard Houdin rend hommage à Me Vergès


Extrait du Nouveau Courrier


Salut Jacques !

Jeudi 15 août 2013, 23 heures, je reçois un SMS de la journaliste Leslie Varenne, que j’avais rencontré la première fois chez lui alors qu’elle préparait son livre « Abobo-la-Guerre » : « Vergès est parti »… Non, Vergès n’est pas parti. Le « Diable Noir » entre au Panthéon des hommes et des femmes qui, par leurs actes et leurs combats, nous empêchent de douter définitivement de l’Humanité.

Depuis ce matin je lis, j’écoute, je regarde le « microcosme », cette « Cour des Miracles » des Temps Modernes et tout ce que je lis, j’écoute et regarde, dans l’immense majorité des cas, me conforte pour l’Eternité : Jacques Vergès est un Grand Homme et aucun de ses « censeurs » ne mérite de rivaliser avec lui.

J’ai connu Jacques Vergès au début de ce que le magma « bien-pensant » a appelé la « crise postélectorale » ivoirienne, présentée, dans la Doxa « officielle » (?!) comme l’affrontement entre le Bien (le démocrate « élu », Alassane Ouattara) et le Mal (le dictateur « déchu », accroché au pouvoir, Laurent Gbagbo).

Dès les premières heures de cette « crise », Jacques Vergès a « senti » la réalité du dossier, en fait un nouveau mauvais coup porté au Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, en violation de des principes fondateurs de la Charte des Nations-Unies, et au nom, comble de la perversité, de ces mêmes Nations-Unies, sous le couvert de la fameuse « Communauté Internationale » à propos de laquelle l’éditorialiste Jean Claude Guillebaud se demandait récemment si elle existait réellement et si quelqu’un l’avait une fois rencontrée…

Rien, dans nos parcours personnels, n’aurait dû nous faire nous rencontrer jusqu’à cet évènement africain où, en ma qualité de Conseiller Spécial du président Laurent Gbagbo, j’ai été précipité dans ce moment d’Histoire. Notre première rencontre, en présence de son ami, au sens le plus noble du terme, Roland Dumas, que je salue et dont l’émotion doit être intense en ces circonstances douloureuses, fut pour moi un choc « tellurique ». Au-delà des portraits haineux, des diatribes des petits esprits qui ne respirent que l’ « air du temps », Jacques Vergès, né quelque part dans le Monde, à la croisée des civilisations, restera le symbole de la lutte pour la Vérité.

La Vérité ne se divise pas et il a toujours voulu montrer que, dès que l’on entrait dans la dialectique « du vainqueur et du vaincu », le sens commun et le libre-arbitre étaient broyés au bénéfice des uns et au détriment des autres.

Ainsi, en Côte d’Ivoire, il a vite compris le fond de l’affaire, remugle des pires heures de la « Françafrique », et dont la Vérité commence à émerger, « tchoco-tchoco » [sûrement, sûrement], comme l’on dit au pays. Et la fin, non pas de l’Histoire, mais de l’épisode actuel qui est un soubresaut dans la fondation de la Nation Ivoirienne, pourra se résumer ainsi : « le vrai dictateur des deux n’est pas celui qu’on croit » !

Entre le combattant infatigable et jamais découragé de la démocratie, défenseur du multipartisme, clé de voute de la liberté d’expression et du respect du Droit, Laurent Gbagbo, et un homme aux convictions vacillantes et mû par le seul appât du pouvoir, qui a un jour déclaré : « je prendrai ce pays ou je le mélangerai… » Jacques Vergès a vite compris dans quel traquenard la Côte d’Ivoire allait être entrainée. (Et que l’on ne me parle pas de ses « honoraires »…l’indécence des milliards déversés par Ouattara sur ses « défenseurs » devrait rappeler à certains que toutes les vilenies ont leurs limites).

Aujourd’hui la crise ivoirienne passe au révélateur de l’Histoire et la Vérité, chère à Jacques Vergès, commence à se faire jour telle qu’il l’avait pressentie lui qui, dès 2005, était venu en Côte d’Ivoire pour enquêter sur le terrain après des massacres perpétrés, déjà, dans l’Ouest du pays par les bandes armées que, hélas, les dirigeants français de l’époque, mettront au pouvoir, en avril 2011, dans un assourdissant concert de bombes et de contre-vérités.

Le Monde ne se résume pas à l’horizon fini et cupide d’une poignée de nantis qui pensent le « diriger », mais le « bien commun » de milliards d’hommes et de femmes qui n’accepteront plus longtemps la dialectique « du cavalier et de sa monture », alpha et oméga de ces nantis. Pour eux Jacques Vergès est tout à la fois héros et héraut : les héros ne meurent jamais et leur voix porte pour toujours. Aujourd’hui, des rizières de l’Orient aux brousses africaines en passant par les jungles sud-américaines, une foule immense se souvient et sait, désormais, que cette dialectique asservissante voit ses jours comptés.

Jacques Vergès l’avait très bien compris et sa « défense » de l’ « indéfendable », Klaus Barbie, en est l’illustration la plus parfaite. Il a simplement rappelé à tous que l’on ne peut juger définitivement les pires criminels que si l’on est soit même exempt de tout reproche. Il faut se rappeler qu’avant de « défendre » Barbie, Jacques Vergès avait acquis, dans cette problématique contre les dirigeants Nazis, une légitimité insoupçonnable : il avait lui-même pris les armes, à 17 ans, contre ces nazis, quittant une adolescence paisible au cœur de l’Océan Indien, pour une mère-patrie en feu, prêt à donner sa vie pour que vive la Justice et la Liberté. En cette heure tragique, quelques planqués des buvettes et des gazettes devraient avoir l’humilité de s’en souvenir.

A mon premier retour de Côte d’Ivoire, au milieu des années soixante, je fus élève au Lycée Carnot, à Paris. Chaque jour je pouvais voir la plaque dédiée à Guy Moquet sous l’immense verrière de la cour intérieure. En France on perpétue la mémoire de ce garçon, tombé sous les balles nazies à l’âge où Jacques Vergès s’engageait dans le même combat. Mais a-t-on le même souci pour tous les « Guy Moquet » des luttes pour la souveraineté des peuples et qui sont, parfois, tombés sous les coups de ceux qui honorent, chez eux, « leurs Guy Moquet »? Combien de Guy Moquet palestiniens, ivoiriens, congolais, vietnamiens, boliviens et autres ?

Même Nicolas Sarkozy, dont la décence est inversement proportionnelle à la « volonté de pouvoir » a eu l’audace d’appeler le souvenir de Guy Moquet au secours de sa politique de domination, à l’opposé des vraies valeurs qui fondent l’humanisme et la cohésion sociale. Dans une tribune au souffle épique, Sarkozy sous BHL, Jacques Vergès l’avait pourfendu, lui rappelant que n’est pas Napoléon qui veut !

Au cours des nombreux entretiens, dans son bureau envahi par les effluves de ses havanes, où, au-delà du dossier ivoirien, nous échangions ou, plutôt, je revivais l’Histoire à l’aune de son immense savoir, j’ai appris à connaitre un personnage exceptionnel, au Destin unique. Il me revient aujourd’hui, une anecdote qui m’avait beaucoup marqué, à l’époque, et qu’il a, depuis, révélée dans ses Mémoires (De mon propre aveu-Souvenirs et rêveries) : après l’indépendance algérienne, installé en Algérie, un officier algérien lui donne la mission d’aller « récupérer » une personne à la frontière marocaine. L’officier s’appelle Aziz Bouteflika, la personne est Nelson Mandela….

Ces dernières années, marque de sa formidable vitalité il s’était produit au théâtre où sa performance physique et intellectuelle ont impressionné tous ceux et celles qui l’on vu sur scène. Jacques Vergès aura été acteur de sa vie et témoin du Monde. Les hommes passent, les idées ne meurent jamais.

Salut Jacques et où que tu sois, Bonne Arrivée !


Le 16 août 2013

Bernard Houdin
Conseiller Spécial du président Laurent Gbagbo


jeudi 15 août 2013

APRES LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES



LE COMBAT CONTINUE
POUR LES PRISONNIERS ET EXILÉS DE CÔTE D’IVOIRE !


LIBÉRATION DE LAURENT ET SIMONE GBAGBO, DE BLÉ GOUDÉ, DES PRISONNIERS MILITAIRES !
DÉPART DES CORPS EXPÉDITIONNAIRE FRANÇAIS ET ONUSIEN ! JUGEMENT DU GÉNOCIDE DE DUÉKOUÉ !
RETOUR DES EXILÉS, RÉINTÉGRATION DES VICTIMES DU RÉGIME OUATTARA DANS LE JEU POLITIQUE IVOIRIEN !


NE GÂCHONS PAS LA JOIE DE LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES A CE JOUR LIBÉRÉS. NUL DOUTE QUE LEURS PARENTS, LEURS CAMARADES SE RÉJOUISSENT COMME NOUS DE LEUR LIBÉRATION DES GEÔLES DE LA MACA, DES CAMPS DE BOUNA OU BOUNDIALI, DES CENTRES DE DÉTENTION ILLÉGAUX, DE TOUT CE QUI CONSTITUE ENCORE L’ARCHIPEL DU GOULAG DU RÉGIME OUATTARA !
QUE LES GOUVERNANTS FRANCAIS ET IVOIRIENS NE COMPTENT PAS POUR AUTANT SUR NOUS POUR DEMANDER PARDON ET DIRE MERCI ! C'EST BIEN À NOS DEUX ANS DE LUTTES POUR APPUYER L’ACTION DES FAMILLES ET DES PARTIS DE LA RÉSISTANCE QUE NOUS AVONS NOMMÉS, RECENSÉS, DÉFENDUS À L'ÉPOQUE OÙ ILS ÉTAIENT NON SEULEMENT CRIMINALISÉS PAR LE RÉGIME OUATTARA, MAIS AUSSI PAR LE GOUVERNEMENT SARKOSYSTE ET SES SUPPLÉTIFS MÉDIATIQUES.

ET NOUS ALLONS BIEN SÛR CONTINUER !

QUAND JACQUELINE CHAMOIS, MÈRE DE MICHEL GBAGBO A DU AGIR SEULE POUR SON FILS JUSQU’À ADRESSER RÉCEMMENT UNE LETTRE OUVERTE À FRANÇOIS HOLLANDE POUR S'EN PLAINDRE. QUAND L’AMBASSADEUR ET LE CONSUL FRANÇAIS N'ONT FAIT AUCUNE DÉCLARATION PUBLIQUE NI VISITE LES PRISONNIERS. QUAND L'ONUCI A LIVRÉ AUX TORTURES ET MAUVAIS TRAITEMENTS CEUX QUI  S’ÉTAIENT MIS SOUS SA GARDE A LA PERGOLA TANDIS QUE LA FORCE LICORNE INSTRUISAIT LES BOURREAUX ET LES CRIMINELS DE GUERRE .
PENDANT CE TEMPS NOUS AVONS CONTINUÉ. LES IVOIRIENS ONT MARCHÉ, PÉTITIONNÉ, ALERTÉ LES MÉDIAS, TANT À ABIDJAN QUE PARIS ET AUTRES LIEUX.
JUSQU’À CE QUE LES « ORGANISATIONS DES DROITS DE L'HOMME » LONGTEMPS TROP SILENCIEUSES, NOUS REJOIGNENT. QUE DES PARTIS COMME LE PCF, LE FRONT DE GAUCHE, ET UNE MINORITÉ DU PS NOUS APPUIE POUR DEMANDER LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES !
TOUT LE MONDE SAIT, À PARIS ET ABIDJAN – Y COMPRIS OUATTARA ET SORO – QUE SEULE LA LIBÉRATION DE LAURENT GBAGBO ET DE SES PROCHES, DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES PERMETTRONT LE RETOUR DES RÉFUGIÉS ET LE RENOUVEAU DU JEU POLITIQUE AVEC LA PARTICIPATIONS DE TOUS !
C’EST CE QUE NOUS EXIGEONS ! APRES L’ÉCLATANT SUCCÈS DE CE JOUR LA FIN EST PROCHE ! LA LIBÉRATION INTÉGRALE DES PRISONNIERS SYMBOLISERA LA FIN DU MARTYRE IVOIRIEN SOUS L’ÉGIDE DE LA « FRANCE IVOIRE » !


LA VICTOIRE EST PROCHE ! CONTINUONS À FAIRE PRESSION POUR LA LIBÉRATION TOTALE DES PRISONNIERS POLITIQUES DE CÔTE D’IVOIRE, LEUR RÉHABILITATION ET LE RETOUR DES EXILÉS !


COMITÉ POUR LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

PARIS, LE 5 AOÛT 2013


dimanche 14 juillet 2013

LETTRE OUVERTE à Monsieur François HOLLANDE, Président de la République Française


COMITÉ POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS - COMMUNIQUE -

SOUTIEN PLEIN ET ENTIER A LA LETTRE OUVERTE DE MADAME JACQUELINE CHAMOIS, MERE DE MICHEL GBAGBO, A MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

En ce 14 Juillet 2013, anniversaire de la date fondatrice de l'émancipation du peuple français et de la construction de la vie politique de notre pays, le Comité Pour la Libération des Prisonniers Politiques Ivoiriens apporte son soutien plein et entier à la présente lettre ouverte.

Adressé par Madame Jacqueline Chamois, mère de Michel Gbagbo et citoyenne française, à Monsieur François Hollande, Président de la République française et garant des institutions et de l'esprit de notre pays, ce courrier remet au centre du débat franco-ivoirien la devise de notre république: Liberté, Egalité, Fraternité.
 
Le comité appelle le Président Hollande, et à travers lui la France, à prendre enfin la pleine mesure de la situation désastreuse des droits de l'homme et de la démocratie en Côte d'Ivoire, sous la dictature fascisante d'Alassane Ouattara, et à endosser toutes ses responsabilités devant l'histoire qui la lie à son « ancienne » colonie.

Paris le 14 Juillet 2013




Madame Jacqueline CHAMOIS

A Monsieur François HOLLANDE, Président de la République Française


LETTRE OUVERTE
Le 14 juillet 2013

Objet : Côte d'Ivoire / les prisonniers politiques / la situation de Michel GBAGBO


Monsieur le Président,

C'est avec consternation que j'ai appris la décision de la Chambre d'Accusation du Tribunal d'Abidjan concernant 84 personnes présumées pro-Gbagbo détenues pour la plupart depuis le 11 avril 2011, date de la prise du pouvoir par Alassane OUATTARA.

Au terme d'une seule journée d'audience (le 3 juillet 2013), le Tribunal a décidé, dans son délibéré du 10 juillet, de confirmer les charges présentées par l'Accusation, donc d'envoyer 84 personnes en Cour d'Assises (c'est-à-dire de les juger pour crimes).

Parmi elles, se trouvent le Président du Front Populaire Ivoirien, Pascal AFFI N'GUESSAN, l'ancien Gouverneur de la BCEAO, Philippe‑Henri DACOURY‑TABLEY, l'épouse du Président Laurent GBAGBO, Simone EHIVET GBAGBO, et de nombreuses personnes d'origines et de fonctions diverses.

Parmi elles aussi : mon fils Michel GBAGBO, citoyen français – et bénéficiant de la double nationalité - emprisonné depuis plus de deux ans. Vous avez déjà, par différents canaux, été alerté sur sa situation.
Je ne reviendrai pas sur les conditions de son arrestation, sinon pour rappeler les deux faits suivants :

La Cour de Justice de la CEDEAO, saisie de son cas, a décidé le 22 février 2013 que sa détention était illégale et arbitraire ;
Mon fils a porté plainte devant la Justice française, avec constitution de Partie civile, contre les auteurs de son enlèvement et de sa séquestration. Un Juge d'Instruction a été désigné pour cette affaire.

Aujourd'hui les avocats (de nationalités différentes) des personnes mises en cause par la Chambre d'Accusation du Tribunal d'Abidjan dénoncent de graves atteintes aux droits de la Défense :
Pas de mise à disposition de l'intégralité du dossier ;
Impossibilité pour les avocats d'obtenir l'accès au contenu des scellés ;
Aucun élément de preuve n'a jamais été apporté.

Il s'agit donc bien d'un jugement collectif et politique.

Monsieur le Président,
Il a été porté à votre connaissance à de nombreuses reprises et par différentes sources - courriers, rassemblements, entretiens avec les représentants de mouvements politiques ivoiriens, communiqués des Comités de défense des prisonniers politiques, rapports des organisations humanitaires... - que des violations répétées des droits de l'homme étaient commises par et sous le régime d'Alassane OUATTARA  :
Arrestations de présumés "pro-Gbagbo" et de membres de leur famille sans aucun mandat ;
Détention prolongée, en des lieux tenus secrets, par la DST ;
Pratique de la torture caractérisée par la répétition du même mode opératoire ;
Blocage total des comptes d'un très grand nombre de personnes depuis avril 2011 ;
Occupation illégale d'habitations de prisonniers ou d'exilés par des membres des FRCI (les Forces armées créées par Alassane OUATTARA) ;
Exil forcé d'environ 100 000 personnes au Ghana, au Libéria, au Togo et dans de nombreux autres pays, dont la France ; les demandes d'asile politique en sont le témoignage ;
Occupation illégale de terres publiques et privées.

Monsieur le Président,
Permettez-moi de vous faire part de ma conviction : si, au nom du peuple français, vous aviez dénoncé officiellement et ouvertement la barbarie dont se rend coupable quotidiennement ce régime plus proche du franquisme que d'une République démocratique, nous n'en serions pas là aujourd'hui.
Il est vrai qu'Alassane OUATTARA abuse l'opinion internationale en présentant une image correspondant à l'opposé de la réalité et en brandissant l'étendard d'une “Réconciliation” dont il serait un fervent promoteur.
En fait :
vu les conditions dans lesquelles sont opérées les arrestations,
vu le caractère politique de celles-ci,
vu la négation des droits élémentaires de la Défense,
les décisions de justice prononcées à l'encontre des personnes proches de Laurent GBAGBO ou considérées comme telles ne peuvent présenter aucune garantie d'équité ni d'indépendance à l'égard du pouvoir en place.
Dans ce contexte, le principe de non-ingérence dans la Justice d'un autre pays ne saurait prévaloir sur l'obligation d'obtenir la libération d'un ressortissant arbitrairement emprisonné. Cette position fut d'ailleurs à la base de plusieurs interventions dans des situations similaires.
La France, quels que soient ses intérêts économiques, politiques et militaires en Côte d'Ivoire, a le devoir impérieux d'agir pour :
Exiger la remise en liberté immédiate de son ressortissant Michel GBAGBO ;
Défendre la démocratie et les droits de l'homme, y compris en Côte d'Ivoire ;
Mener une action politique et diplomatique – si nécessaire au niveau de l'ONU - en vue d'obtenir la remise en liberté des prisonniers injustement détenus pour des motifs politiques.

Assurée de pouvoir compter sur votre soutien, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'expression de ma très haute considération.


Jacqueline CHAMOIS,
Mère de Michel GBAGBO


vendredi 12 juillet 2013

Comment le FMI ruine l’Afrique


Le reportage ci-dessous concerne le Ghana. Mutatis mutandis ce qu’il expose vaut pour les autres pays pauvres. Au pays frontalier du Ghana, la francophone Côte d’Ivoire, la même politique a été mise en place par… Ouattara, alors Premier ministre, au début des années 1990. La réalité électorale l’a empêché d’accéder au pouvoir présidentiel, y conduisant, en 2000, Gbagbo, qui a refusé de jouer le jeu de la finance internationale de la façon servile qui avait été celle du Premier ministre Ouattara. Dès lors, depuis son installation, tout a été mis en œuvre pour renverser Gbagbo. À l’appui des grands médias qui en ont dressé le portait épouvantable que l’on sait, de coup d’Etat raté en coup d’Etat raté, il a fini par être renversé, au faux prétexte d’une élection faussée, par la force militaire française (l’appui militaire et financier aux rébellions montées de toutes pièces n’ayant pas suffi). Gbagbo captif à La Haye, sans preuves (de l’aveu même de la CPI), mais à l’appui d’une opinion mondiale ayant cru sans sourciller la désinformation méthodique des grands médias, l’agent docile du FMI Ouattara étant au pouvoir, tout obstacle est levé pour la libéralisation économique qui a fourni ses preuves au Ghana voisin…


Ghana — Quand le FMI fabrique la misère


Un témoignage implacable sur le rôle criminel du FMI ! :

« Avant les années 80, le Ghana était considéré comme un pays en voie de développement prometteur. La crise économique que connaît le pays va amener une situation locale désastreuse au niveau des services de base. Le FMI et la Banque Mondiale proposent des prêts au pays, sous la condition dite d’ajustement structurel. Le pays est contraint de s’impliquer dans le libre échange, en orientant la production interne vers l’or et la cacao plutôt que vers les productions vivrières. L’incitation à la “récupération des coûts” va entraîner la privatisation des services publics de base de soins et d’adduction d’eau. L’implantation d’entreprises étrangères est favorisée grâce une politique fiscale avantageuse et une réglementation peu contraignante, notamment vis à vis de l’environnement. La richesse en or de la province [ghanéenne] du Katanga a attiré l’industrie minière. L’état ghanéen a délocalisé la population locale qui vivait de banane plantin, manioc, huile de palme et arachide. Les paysans on touché une indemnisation ridicule, les manifestants ont été éloignés par la force militaire. L’activité d’extraction a stérilisé les champs alentours : les déblais ont envahi les champs de manioc, la pollution métallique affecte l’air et l’eau. Les rizières sont aujourd’hui en jachère…

Un témoignage implacable sur le rôle criminel du FMI ! “Lundi investigation a diffusé un excellent reportage sur l’origine de la misère qui sévit en Afrique et plus particulièrement au Ghana. Le système est simple : Le Fond Monétaire International octroie des crédits aux états africains, les taux sont évidemment exorbitants, si bien que les gouvernements doivent privatiser dans tous les secteurs afin de rembourser (temporairement) la dette… Les secteurs touchés sont les hôpitaux, le système de santé en général, l’eau potable, l’extraction de minerais, de pétrole, etc. La quasi totalité de la production agricole part désormais à l’exportation au Ghana et le pays importe du riz d’Amérique alors qu’il en exportait il y a seulement 10 ans, les agriculteurs Ghanéens ne comprennent plus le fonctionnement de leur propre pays ! Il y a aussi les entreprises étrangères qui ne sont pas soumises à une réglementation contraignante, si bien qu’elles polluent sans états d’âmes, déchargent leurs rebuts sur les terres agricoles, tout est fait afin qu’elles soient le plus rentable possible et ce, au détriment de l’environnement et des populations locales. C’est là qu’est la formidable arnaque du FMI, car la majorité de la population croient que le FMI vient en aide aux pays pauvres, mais, dans les faits, on observe exactement l’inverse…” »