lundi 31 décembre 2012

Les rébellions à l’assaut des États, voie africaine du politique



Par Michel Galy (*)

Offensive éclair des rebellions centrafricaines vers Bangui : le président Bozizé fait appel au Tchad mais doit composer - s’il n’est déjà trop tard ! Les rebelles du M23 congolais avancent vers Goma : Kabila engage quasi immédiatement des négociations sous l’égide de Kampala. Et on peut remonter plus loin et prendre des comparaisons plus larges : se référer par exemple à la Côte d’Ivoire ou au Mali. Les groupes armés à l’assaut des Etats seraient-ils une voie africaine du politique, honnie par la « communauté internationale », mais en passe de devenir aussi courants sur le continent noir que les putschs militaires post Indépendances ?

En effet, la rébellion croissante du M23, en République démocratique du Congo, en rappelle irrésistiblement d’autres, et il y a une indéniable contagion des esprits dans les formes de contestation du pouvoir établi, en Afrique subsaharienne.

Une disgrâce diplomatique, un pouvoir fragile, une déstabilisation médiatique, des « coups tordus » des Services instrumentalisant un foyer rebelle… Ainsi se dessine un processus de déstabilisation qui tend décidément à se dupliquer excessivement, - au point de révéler sa nature et son origine !


« BONNES » OU « MAUVAISES » RÉBELLIONS ?

Mais ne faut-il pas faire des parallèles plus généraux ; qui indiquent une instrumentalisation, - ou une « fabrique des rébellions » pour déstabiliser un régime qui a cessé de plaire en Occident, notamment pour des raisons géopolitiques ?

Autant la chute spontanée de régimes dictatoriaux (comme en Tunisie ou en Égypte) est un signal pour nombre de Mouvements de Libération, autant le renversement par une force militaire occidentale (à l’instar de la Libye) et/ou une rébellion téléguidée semble, en ce débat du XXIème siècle, une terrible « leçon de choses » pour des régimes ou des leaders contestataires du condominium des grandes puissances : les missiles Tomahawks, les drones, et les bombardements massifs s’opposent, dans l’imaginaire collectif du politique subsaharien, aux manifestations massives de tout un peuple qui prend spontanément les symboles du pouvoir ; que l'Occident réponde par une attaque militaire disproportionnée indique bien où se trouve ici, encore et toujours, la Maîtrise : là aussi, le médium - la violence - est bien le message latent, mais efficace.

Face à cette dichotomie, les rébellions instrumentalisées jouent un peu le rôle des « tirailleurs sénégalais » de l’époque coloniale : supplétifs des armées ou corps expéditionnaires occidentaux, elles sont créées ou aidées par une puissance extérieure : financement, uniformes, carburant, moyens de communication, armes, moyens de transport, jusqu’aux plans d’invasion et de coordination sont fournis - directement, ou par une puissance relais : le Burkina Faso en Afrique de Ouest pour la France, le Rwanda et l’Ouganda pour les États-Unis pour les Grands Lacs.

Pour parler d’une période récente, le LURD a été créée ex nihilo par la CIA dans les camps de réfugiés de Guinée Conakry pour renverser Charles Taylor au Liberia sans qu'un seul « marine » américain pose le pied à Monrovia. Juste retour des choses, puisque via le Burkina de Blaise Compaoré, le NPLF de Charles Taylor avait dans un épisode précédent conquis le Liberia, comme le RUF de Foday Sankoh la Sierra Leone et le MPCI de Guillaume Soro la Côte d’Ivoire.

Bien sûr, les capitales occidentales n’ont pas toujours inventé les rébellions, ni instrumentalisé leurs objectifs. Que l’on se souvienne de l’Angola par exemple, où chacun des blocs de la guerre froide soutenait un mouvement armé. Durant les 50 ans des Indépendances, nombre d’autocrates africains n’ont eu besoin de personne pour pousser des émigrés politiques à déstabiliser un rival ou un voisin à leur profit.

La différence est sans doute qu’après la chute du Mur de Berlin, les menées par incursions ou rébellions interposées des deux camps ne se régulent plus dans l’équilibre des USA et de l’URSS, et que le rôle croissant des médias permet une instrumentalisation supplémentaire : celle de l’opinion publique internationale, selon les buts du moment. Comme s’il s’agissait, par relais africains et médias complaisants, de naturaliser les raisons de la chute d’un régime africain - ou, c’est selon l’intérêt du moment, d’intervenir à son profit.


LÉGITIMATION MÉDIATIQUE ET PRESSIONS DIPLOMATIQUES

Dans la fabrique de l’information, que les décideurs médiatiques le veuillent ou non, le passage fondateur d’un acteur politique sur une grande chaîne occidentale est perçu par l’opinion publique des pays du Sud - spécifiquement ici africaine, comme une légitimation de la part de la puissance de résidence de la télévision en question. C’est ainsi qu’en bonne logique françafricaine la naissance politique du MNLA peut se dater des images de janvier 2011 donnant à voir un porte parole touareg en grand apparat de la mythique culture des « hommes bleus », tout en turban et drapé, sur les plateaux de France 24 - séquence immédiatement ressentie comme une « trahison » de Paris par la presse de Bamako !

En sera t-il de même pour Jean Marie Runiga (dirigeant politique du M23 congolais), dans une émission symbolique d’un média d’État français qui le poserait en rival (si ce n’est en successeur) de Joseph Kabila - dont on peut rappeler le cinglant désaveu par François Hollande lors du récent sommet de la Francophonie à Kinshasa ?

On se souvient de la séquence réglée, lors de la crise ivoirienne de la fin 2010, de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle à l'hôtel du Golf d'Abidjan, en avril 2010. Aussi important que le discours du président de la commission électorale, la « certification » du représentant de l'ONU ou l'allocution de M. Ouattara, était la présence témoin de chaînes de télévision françaises - à l'exclusion des médias et journalistes ivoiriens. La rébellion de M. Soro, depuis 2002, n’avait-elle pas toujours joué la carte de la légitimation par les médias occidentaux et les puissances occidentales ? Sur cette scène de re-présentation (ce que Georges Balandier appelait déjà le « pouvoir sur scène ») gagnent ou perdent d'abord les rébellions africaines - avant les montages diplomatiques et les interventions militaires.


MULTIPLES MÉDIATEURS

Le cas malien offre le savoureux spectacle d’une multiplicité de « médiateurs »... jusqu’au premier ministre récemment nommé, M. Diango Sissoko, ci-devant « médiateur de la République malienne » ! Le « médiateur ouest africain », le président Blaise Compaoré, s’efforce officiellement de réconcilier MNLA et Ansar Dine avec le pouvoir malien - lui même bien éclaté… L’ex président du Burundi, M. Buyoya, est médiateur de l’Union africaine. Tous devraient être coiffés par l’ex président du Conseil italien, M Romano Prodi, son pouvoir procédant du secrétaire général de l’ONU. Du coup le médiateur du Bénin, le doyen Tevoédjré confère avec le médiateur ivoirien et les deux s’intéressent fort à la crise malienne. L’Algérie se voit bien aussi « médiatrice », on ne sait trop entre qui et qui, tellement elle est juge et partie. La diplomatie française pousse en sous main certains des « médiateurs » CEDEAO ou UA, tandis qu’elle prépare activement la guerre par africains interposés et forces spéciales « discrètes »…

Et si trop de médiations tuaient la médiation ? Il en ressort bien évidemment une cacophonie diplomatique intense, tant il est évident que certains « médiateurs » sont des acteurs du conflit, et que l’absence de coordination se fait sentir… Voilà qui rappelle les pires moments diplomatiques de la crise ivoirienne.

Le fait que les USA, l’ONU, l’Algérie et le Burkina sont, pour des raisons diverses et variées, opposés à une intervention militaire explique cette multiplicité d’acteurs et cet « imbroglio diplomatique » - qui surdétermine la crise malienne interne. Sans doute les ONG « spécialisées » comme Sant’ Egidio (et même le Vatican), voire l’ambassadeur français à Bamako sont-ils actifs dans leurs confidentielles « médiations » internes et externes, sans grande coordination avec les médiateurs officiels. Les différents acteurs et niveaux de médiations reflètent en fait l’internationalisation rapide et croissante des crises internes africaines, qui ajoutent aux désordres locaux en prétendant les résoudre.

La crise renaissante en RDC nécessite-t-elle vraiment, après l'Ouganda et le Rwanda, d'autres médiateurs aussi compromis ? L’embrouillamini créée à Kinshasa par les forfaitures de l'introuvable « communauté internationale » (diplomates, observateurs, Ong...) refusant d'avouer truquées les élections de 2011 - et que Tschisèkédi est plus légitime que Kabila - ont abouti à une situation bloquée et à une délégitimation de tout pouvoir ; c'est la rébellion, si elle arrive à s'allier à l’opposition, qui peut arriver à une alternance de régime - et certes par la violence. A moins que cette nouvelle menace de guerre de conquête amène le pouvoir actuel à composer - ou à se retirer, ce qui paraît plus que douteux... Toute la question semble dès lors celle de l'après Kabila et du contrôle démocratique des nouveaux « entrepreneurs de la violence », aussi peu légitimes que les actuels gouvernants.

Le paradoxe politique actuel, en Afrique subsaharienne, est bien le recours aux rebellions instrumentalisées devant des régimes à la façade démocratique, à la corruption désastreuse et aux pratiques despotiques ; tandis que le « politiquement correct » mondial, d’obédience américaine et d'incarnation onusienne prétend infréquentables, voire juridiquement condamnables, les militaires ou les civils qui se dressent spontanément contre d’insupportables dictatures. Ajoutons à cela des troupes d’occupation dites de « maintien de la paix » aux effectifs considérables et en augmentation constante, un dévoiement de la justice internationale vers une « justice de vainqueurs », tous les éléments s’imbriquent pour des situations régionales et nationales bloquées - tandis que l’exploitation du continent se poursuit allégrement par le « retour des grandes Compagnies » qu’on peut s’accorder à trouver avec le politologue Achille M’bembe très XIXème siècle…

A partir de « foyers conflictuels » comme le Kivu en RDC, l’Azawad au Mali, l’Ouest ivoiro-libérien, c’est bien des systèmes de « guerres nomades » ravageuses et en extension qui suivent des cycles de violence récurrents. L’échelle régionale est souvent atteinte quand une puissance occidentale envoie un corps expéditionnaire : cet « effet pervers » risque bien de se produire au Sahel, à partir du Mali. Quant à la RDC, plutôt que de criminaliser une rébellion et revenir à une autre guerre continentale africaine », comme celle des années 90 qui a touché de près ou de loin jusqu à 14 pays autour du Congo/Zaire, faut-il vraiment qu’elle fasse sa jonction avec l’opposition civile d’Étienne Tshidekedi et marche vers Kinshasa ?

Devant une alternative qui verrait se recommencer un cycle congolais d’alternance par rébellion interposée, ou la répression d’un mouvement armé par les Nations unies -sortant une fois de plus de leur rôle, l’analyse des ouvertures médiatiques et du « story telling » du Kivu par les medias occidentaux fourniront de bons indices de la conclusion ultime.

Au-delà du Congo - plutôt que de judiciariser et criminaliser les « mauvaises » rebellions, plutôt que de créer, armer et légitimer les « bonnes » - les puissances occidentales feraient peut être bien de réfléchir à l’affaiblissement des États qu’elles prétendent sauver, au coût exponentiel des interventions militaires pour contenir les alternances réelles - ne serait ce que pour sauvegarder leurs intérêts à long terme. Si les « révolutions africaines » s’inspiraient du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, les régimes despotiques soutenus aujourd’hui, comme dans un perpétuel « containment des peuples » seraient vite emportés, et les ressources des matières premières stratégiques pour l'Europe en général et la France en particulier, seraient alors menacées.

La gouvernance par la déstabilisation et le chaos croissant, les interventions militaires et l'affaiblissement des États africains ne sont pas qu'un scandale politique de trop longue durée: catastrophique pour les citoyens de l'Afrique subsaharienne, cette fuite en avant perpétuelle est à terme contre productrice pour les puissances occidentales, et l'influence française en particulier.


(*) Michel Galy. Politologue, professeur à l’Institut des Relations Internationales (ILERI,Paris)


Ce que disent les stats...

lundi 24 décembre 2012

Voeux...


... de lumière et de vérité.





samedi 22 décembre 2012

vendredi 21 décembre 2012

Liste non exhaustive des personnalités politiques et militaires que le régime Ouattara doit encore libérer




1- Laurent Gbagbo, Président légitime de la République de Côte d’Ivoire


Personnalités détenues à Boundiali :

2- Philippe Henri Dacoury-Tabley, ancien gouverneur de la BCEAO.

3- Alcide Djédjé, ministre des Affaires étrangères

4- Parfait Atsé Acho, chef de cabinet de Ahoua Don Mello au ministère de l’Équipement et de
     l’assainissement.

5- Martin Sokouri Bohoui, député et secrétaire national chargé des élections du FPI.

6- Seka Obodji, Directeur général du Centre Régionale des Œuvres Universitaires d’Abidjan


Personnalités détenues à Korhogo :

7- Le Général de Brigade Dogbo Blé Bruno

8- Médecin Colonel Daléba René

9- Commissaire principal de Police Monnet Denis

10- Commissaire Jean Louis Tiagnéné

11- Commissaire de Police Guédé Zakali

12- Commissaire Robet

13- Commissaire Tiagnéré, le commissaire du district de yopougon

14- Capitaine Major de Police Kobli Remi

15- Sous-lieutenant Zakro Hervé

16- Adjudant Gossé Mathieu

17- Adjudant Zokou Bi Traboué

18- Adjudant Kouamé Kouakou

19- MDL chef Gnaloko Jonas

20- Adon Eustache

21- Amos Loba

22- Sergent chef Faitai Kouakou Jean Henry

23- Déli Kié

24- MDL Sopi Grah

25- MDL Kéné K. Laurent)

26- MDL Tchika Fabrice

27- Sergent Gnamké Ekolan

28- Bahi Patrice, garde rapproché civil de Laurent Gbagbo

29- Djékori Aimé

30- Zéza Kaka Jean Louis

31- Yodé Ozy


Personnalités détenues à Bouna :

32- Pascal Affi N’Guessan, Président du FPI

33- Michel Gbagbo- Fils aîné du Président Gbagbo

34- Lida kouassi Moise, ex ministre de la défense


Personnalités détenues à Katiola :

35- Sangaré Aboudramane, Inspecteur général d’Etat,

36- Kuo Téa Narcisse, Chef de cabinet du Président Gbagbo

37- La ministre Géneviève Bro-Grébé


Personnalité détenue à Odienné :

38- Mme Simone Ehivet Gbagbo, Première dame, député d’Abobo, Présidente du Groupe parlementaire FPI


Personnalités détenues à la MACA d’Abidjan :

39- Vagba Faussignaux, commandant de la marine nationale

40- Seka Seka Anselme, aide de camp de Simone Gbagbo (lieu de détention inconnu)

41- Amiral Vagba Faussignaux

42- Colonel Aby Jean

43- Lt-Col Ohoukou M. Leopold

44- Cdt Toualy Ogou

45- Cdt Kipré Yagba

46- Commissaire Osée Logney

47- Capitaine Monsia Désiré

48- Capitaine Chiawa David

49- Capitaine Kangbé Antoine

50- Lieutenant Koé Bi Suy Christian

51- Lieutenant Zoh Loua Pierre

52- Adj/chef Gnohouré Akahi Louis

53- Adjudant Guéhoué Dibo Jean-Jaurès

54- Sgt/chef Lagaud Léon Jean Noël

55- Sgt/chef Séry Joseph

56- Sgt/chef Sian Désiré

57- Sgt/chef Boblahi Jean

58- Sgt Mel N’Da Guy

59- Sgt Abalé Cyriaque

60- Sgt Toh Ferdinand

61- Sgt Touali Noël

62- Sgt Ali Gbizié Pierre

63- Mdl Blédou Sahiri Didier

64- S/off marine Zadi Gbaka Samuel

65- Sgt Kouassi Jean-Michel

66- Caporal Tré Landry Igor

67- Caporal Gnabély Henri Théodore

68- Caporal Dobré Elie

69- Caporal Gnakry Obou Guy Mermoz

70- Caporal Béglo Bliko Michel

71- Caporal Zézé Kabi Jean

72- Caporal Zézé Nahounou

73- Caporal Ouga Zokou Simplice

74- Caporal Gbessé Tapé

75- Martial Yavo, vice président du COJEP

76- Youan Bi Angenor, vice président du COJEP

77- Thomas Tiacoh, riziculteur

78- Colonel Gnotoa Kate (lieu de détention inconnu)

79- Akoun Laurent, secrétaire général du FPI

80- Douaty Alphonse, secrétaire général adjoint du FPI

81- Etienne N’guessan, secrétaire exécutif de l’Union des Nouvelles Générations

82- Ehivet Simon Pierre, petit frère de Simone Gbagbo (lieu de détention inconnu)

83- Adou Akesse André, grand frère à Damana Pickass leader de jeunesse en exil
      (lieu de détention inconnu)

84- Damana Beugré Franck Sylver, frère de Damana Pickass et agent de police à la CRS 2

85- Kohou Jean, Secrétaire General du FPI du village de Goya situé à 5 km de Guiglo
      (lieu de détention inconnu)

86- Ouaounou Tchetche Herman, Membre du bureau national de FESCI

87- Sy Savané, Patron de presse, DG du groupe Cyclone

88- Amalaman Amour Fidel


Personnalités détenues à la MAMA (Maison d’Arrêt Militaire d’Abidjan) :

89- Lt/Col Gnatoa Katé Paulin

90- Commissaire Gboko Zokou Jean-Claude

91- Commissaire Atsin Viviane

92- Cdt Koukougnon Ossou Louis

93- Capitaine Goué Blépou Jean-Franck Hilaire

94- Capitaine Zoh Loua Jean

95- Capitaine Kabran Mian

96- Lieutenant Djaco Ahi Landry

97- Lieutenant Kouyo Anderson

98- Lieutenant Krappa Kouakou Bio Emmanuel

99- Lieutenant Seri Mathurin

100- Lieutenant Kpidi Agnibi Hortense

101- Lieutenant Aman Aka Molière

102- S/Lieutenant Séri Bouabré

103- S/Lieutenant N’Zué N’Guessan Hypolite

104- Adjudant/chef Kokobo Gokou

105- Adjudant/chef Bédé Koffi

106- Adjudant/chef Gamené Lokrou

107- Adjudant/chef Yapo Roger

108- Adjudant Koutouan Abrogoua Pierre

109- Adjudant Kacou N’Cho Egui

110- Sergent/chef Yapo Cho Edwige

111- Sergent/chef Yaté N’Djaumon Gervais

112- Sergent/chef Kouadio Koffi Remi

113- Sergent/chef Zogbo Guero Benoît Victor

114- Sergent/chef Touvori Jean Fidel Guié

115- Sergent/chef Ahiman Landry Charles

116- Sergent/chef Chonou Séka Nazaire

117- Mdl/chef Ogou Parfait

118- Mdl/chef George Pegard Egni

119- Mdl/chef Zehe Bi Irié François

120- Mdl/chef Anzoua Kouassi N’Guettia Marcelin

121- Mdl/chef Djoman Billy Augustin

122- Mdl/chef Beugré Lacoste Guy

123- Mdl/chef Apka Akpes Hervé

124- Mdl/chef N’Guessan Yao Honoré Marc

125- Mdl/chef Kouassi Antonio Démissère

126- Mdl/chef Bah Sédoué Jean César

127- Mdl/chef Meyan Abonin Jean

128- Mdl/chef N’Dri Assémian Jean François

129- Mdl/chef Kamana Tanoh Brice Eric

130- Mdl/chef Gbelia Francis

131- Mdl/chef Tapé Georges

132- Mdl/chef Kobri Kouadio Paul

133- MT Djoman Martin

134- Mdl Anho Logontché Henry Stéphane

135- Mdl Kotia Samson

136- Mdl Keyou Hugues Patrick

137- Mdl Fanny Sindou

138- Mdl Ninignon Kpagnoubo Laurent

139- Mdl Zadi Gouhourou

140- Mdl Kouby Nenefe Olivier

141- Mdl Tuo Kolo

142- Mdl Tama Bi Koffi Rostand

143- Mdl Aka Anoh Jaurès

144- Mdl Aka Mathurin

145- Mdl Koué Darius Otis Georges

146- Mdl Guy Pié Claude

147- S/M N’Da Serge Hervé

148- Sgt Brou Serge Pacôme Durand

149- Sgt Ehouman Alphonse Boni

150- Sgt Baumauher Koré Guillaume

151- Sgt Dré Anéamian

152- Sgt Guéi Kipré

153- Sgt Nahounou Stéphane

154- Sgt Débaï Bohonébo

155- Sgt Diomandé Loua Sahi

156- Sgt Dibi N’Doffou Jean-Baptiste

157- Sgt Koua Kouamé Baguyosse

158- Sgt Kouassi Noël Jean-Claude

159- Bier Bahie Nado Nagnon

160- Bier Alla Aka Mathurin

161- Bier Brissi Guy Delmasse Gnakouri

162- Bier Lago Désiré

163- Bier Atcha Vagbé Arthur

164- Bier Déchi N’Takpé Jérémie

165- Bier Zan Bi Yao

166- Caporal Guédé Tazéré Esaïe

167- Caporal Zouzoua Balou

168- Caporal Mabré Alain

169- Caporal Akpa Akpro Jean Claude

170- Caporal Yoro Lago Maxime Antoine

171- Caporal Zézé Baudelaire

172- Caporal Tiama Yalley Simon

173- Caporal Zéadé Pagnet

174- Caporal Zamblé Bi Zamblé

175- Caporal Taho Serge


(D'après le blog de Steve Beko)


Liste non-exhaustive : on trouve par ailleurs un décompte de plus de 220 prisonniers politiques, selon certaines sources. D'autres avancent des chiffres nettement plus élevés, eu égard aux lieux secrets de détention.

(D'après le blog d'Alain Doh Bi qui annonce :)

Le régime dictatorial de Dramane Ouattara aurait décidé de libérer 8 prisonniers politiques et militaires, ce jeudi 20 décembre 2012. Ce nombre n’est qu’une goûte d’eau dans la marre des prisonniers politiques et militaires incarcérés par le régime de Ouattara.

Liberté provisoire serait accordée à :

1- N’Gbo AKE Gilbert Marie,

2- Dallo Désiré Noel Laurent,

3- Adjobi Née Nebout Aya C. Rosalie,

4- Gnahoua Zabrabi Norbert

5- Mahan Gahé Basile,

6- Bechio Jean Jacques,

7- MAO Glofiéhi

8- Commandant DUA Kouassi


Voir aussi...


mercredi 19 décembre 2012

Albert Bourgi démasque la CPI




L’Afrique se révolte contre l’instrumentalisation toujours plus scandaleuse des mécanismes de la justice internationale par les pays occidentaux. C’est en tout cas ce qui ressortait de la tonalité générale de la conférence sur la «gouvernance mondiale judiciaire», qui s’est tenue les 3 et 4 décembre derniers à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, qui abrite le siège de l’Union africaine, désormais dirigée par Nkozasana Dlamini-Zuma – laquelle n’a jamais caché ses préventions vis-à-vis de la justice externalisée qui semble se spécialiser exclusivement sur notre continent. Pour mieux donner à ses lecteurs de comprendre en quoi la CPI, telle qu’elle agit aujourd’hui, doit être combattue, Le Nouveau Courrier publie l’intégralité de la communication prononcée par Albert Bourgi, professeur des Universités en droit public, lors de la conférence d’Addis Abeba.


Lire la suite sur Le Nouveau Courrier...


lundi 17 décembre 2012

À ne pas manquer : interview du porte-parole de la Force française Licorne




Citation : « la rédaction en chef de RFI qui m’avait dit : "mais de toute façon, nous on est complètement anti-Gbagbo, et on continuera sur cette ligne-là". Le Figaro Magazine avait sorti un article absolument dévastateur contre Gbagbo où il le présentait comme une espèce de grand enfant jouant avec les populations. Le Monde, c’était pareil. Libération, je n’en parle pas. » (Lire l'interview en entier.)

Aurait-on dans l’attitude des médias français une réponse à la question finale de l'excellente chronique du 17.12.12 de Philippe Meyer ? (France Culture - radio qui n'a pas brillé non plus pour sa pertinence tout au long de la "crise ivoirienne") :





La vérité se fait jour : le porte-parole de l'armée française en Côte d'Ivoire s'exprime



Propos recueillis par Nicoletta Fagiolo, retranscrits par Théophile Kouamouo

Vidéo :




dimanche 16 décembre 2012

Soro Guillaume et la loi sur la CPI



"Crimes de guerre, crimes contre l’humanité, enfin le ok de Ouattara pour le transfert de Soro à la CPI". Tel est le titre à la Une de Le Quotidien d’Abidjan qui commente l’adoption par les députés de la loi portant sur la ratification du traité de Rome de la Cour Pénale Internationale. Selon lui, en permettant à Ouattara de ratifier ce traité, Soro et les chefs de guerre ne seront plus protégés. Ce qui déjà provoque la colère de ces derniers. Car la CPI ne reconnaît ni l’immunité présidentielle, ni parlementaire, vu que l’article 27 du traité stipule que « le présent statut s’applique à tous de manière égale sans distinction fondée sur la qualité officielle de "chef d’État" ou de "gouvernement", de membre de gouvernement et d’un parlementaire...

Notre Voie note pour sa part que c’est "un couteau qui est planté dans le dos de Soro". Puisque la loi avait été retirée par ce dernier qui est le président de l’Assemblée nationale. "Mais à peine a-t-il tourné le dos pour un voyage aux Etats-Unis que la loi réapparaît sur le bureau du parlement". Un coup fourré de Ouattara, soutient-il, qui en dit long sur leur relation. Mais Soro apparemment ne veut pas se laisser faire.

Le Temps titre que "acculé par la CPI, Soro craque et accuse". En effet, l’ex-S.G de la rébellion armée des Forces Nouvelles de Côte d’Ivoire a dit depuis les Etats-Unis où il est, qu’il assume sa part de responsabilité. Une façon pour lui, fait savoir le journal, de dire à ceux qui les ont financés et armés d’assumer également la leur. [...]

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Publié le 14 décembre 2012, par César Djedje Mel sur Linfodrome


samedi 15 décembre 2012

dimanche 9 décembre 2012

L’affaire Mahé comme jet d’encre : la non-incarcération des lampistes était devenue inévitable



« Me Jean Balan, avocat de la défense, n’a pas cessé d’invoquer l’affaire qui obsédait en sourdine tout le monde dans la salle d’audience : le fameux bombardement du camp français de Bouaké, qui vaut à Michèle Alliot-Marie d’être accusée de "complicité d’assassinat". "Tout part de Bouaké !", a-t-il martelé, aussi sûr de lui et incompris que Galilée soutenant mordicus que la terre tourne autour du soleil. » (Th. Kouamouo, Le Nouveau Courrier n° 673 – 8-9.12.12)

« Quant au brigadier Schneir - qui a tenu le corps de Mahé pour qu’il ne puisse bouger -, "qu’aurait-il dû faire ?" demande son défenseur, Me Balan. "Tirer sur Raugel ? Évidemment non." Pour lui, s’il est condamné, cela veut dire que les soldats de base, les peu gradés, deviendraient non seulement de la chair à canon, "de la chair à canon judiciaire. (…) Ils ont réagi de façon profondément humaine, pas comme des criminels", a-t-il dit. (Haby Niakaté, JAf 7.12.12)

« L’Histoire retiendra sans doute qu’effectivement, les secrets inavouables autour des événements de novembre 2004 en Côte d’Ivoire sont les ressorts secrets qui ont causé la mise sur le devant de la scène de l’affaire Mahé. Il fallait, dans un premier temps, trouver quelque chose pour fragiliser Poncet – parce qu’il parlait trop en petit comité, parce qu’il en faisait trop désormais ou parce qu’il fallait préparer l’opinion à le «brûler» si la vérité toujours cachée sur ce bombardement instrumentalisé dans le cadre d’une opération de renversement de Laurent Gbagbo faisait brusquement son apparition sur la place publique. Puis, il fallait bien faire machine arrière, face à son pouvoir de nuisance. Entre temps, ces batailles au sommet avaient créé des victimes collatérales – qui étaient à la barre jusqu’à hier après-midi. Il fallait bien trouver une porte de sortie "honorable" pour tout le monde !

[…] En réalité, la vraie affaire, c’est novembre 2004. Parce que les neuf soldats français tués à Bouaké dans des conditions mystérieuses sont français, justement. Il sera bien plus difficile de faire passer leurs morts par pertes et profits. Et, toujours par incidence, par voie de conséquence, des vérités essentielles sur ce douloureux épisode de la crise ivoirienne et sur les mensonges de la France officielle seront sans doute mises sur la place publique. » (Th. Kouamouo, Le Nouveau Courrier n° 673 – 8-9.12.12)


samedi 8 décembre 2012

"Affaire Mahé"... sans commentaires






"François Loncle sur Laurent Gbagbo, le droit à la différence"


Interview vidéo :



Ah, s'il y avait plus de François Loncle sur les bancs de l'AN française ! Insuffisant peut-être : "encore un effort, Monsieur le député", peut-être, mais on est loin du silence commun / par ignorance ou volontaire ?




jeudi 6 décembre 2012

De l'eau dans le gaz



Au-delà du conte de fée déballé à Paris, et obséquieusement servi par Elkabbach, le cauchemar...


mercredi 5 décembre 2012

Intervention militaire au Mali : Aminata Traoré dénonce


"De la situation dramatique du Mali, il ressort une réalité terrible qui se vérifie dans d’autres pays en conflit: l’instrumentalisation des violences faites aux femmes pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses de leurs pays.


Les femmes africaines doivent le savoir et le faire savoir.

Autant l’amputation du Mali des deux tiers de son territoire et l’imposition de la charia aux populations des régions occupées sont humainement inacceptables, autant l’instrumentalisation de cette situation, dont le sort réservé aux femmes, est moralement indéfendable et politiquement intolérable.

Nous avons, de ce fait, nous femmes du Mali, un rôle historique à jouer, ici et maintenant, dans la défense de nos droits humains contre trois formes de fondamentalisme: le religieux à travers l’islam radical; l’économique à travers le tout marché; le politique à travers la démocratie formelle, corrompue et corruptrice.

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui, dans notre pays, en Afrique et ailleurs, se sentent concernés par notre libération de ces fondamentalismes à joindre leurs voix aux nôtres pour dire «Non» à la guerre par procuration qui se profile à l’horizon. Les arguments suivants justifient ce refus.


Le déni de démocratie

La demande de déploiement de troupes africaines au nord du Mali, transmise par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union Africaine (UA) aux Nations Unies, repose sur un diagnostic délibérément biaisé et illégitime.

Il n'est fondé sur aucune concertation nationale digne de ce nom, ni au sommet, ni à la base. Ce diagnostic exclut par ailleurs la lourde responsabilité morale et politique des nations, celles qui ont violé la résolution 1973 du Conseil de Sécurité en transformant la protection de la ville libyenne de Benghazi en mandat de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le tuer.

La coalition des séparatistes du mouvement national de libération de l'Azawad (MLNA), de Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et de ses alliés qui a vaincu une armée malienne démotivée et désorganisée doit également cette victoire militaire aux arsenaux issus du conflit libyen.

Le même Conseil de Sécurité va-t-il approuver, dans les jours à venir le plan d’intervention militaire que les Chefs d’Etat africains ont approuvé en prétendant corriger ainsi les conséquences d’une guerre injuste par une guerre tout aussi injuste?

Marginalisée et humiliée dans la gestion de la crise libyenne, l'Union Africaine doit-elle se lancer dans cette aventure au Mali sans méditer les enseignements de la chute du régime de Mouammar Kadhafi?

Où est la cohérence dans la conduite des affaires du continent par les dirigeants africains, dont la plupart s’était opposé en vain à l’intervention de l’OTAN en Libye, lorsqu'ils s’accordent sur la nécessité d'un déploiement de forces militaires au Mali, aux conséquences incalculables.


L’extrême vulnérabilité des femmes dans les zones en conflit

L'international Crisis Group prévient, à juste titre, que:

«Dans le contexte actuel, une offensive de l’armée malienne appuyée par des forces de la Cédéao et/ou d’autres forces a toutes les chances de provoquer davantage de victimes civiles au Nord, d’aggraver l’insécurité et les conditions économiques et sociales dans l’ensemble du pays, de radicaliser les communautés ethniques, de favoriser l’expression violente de tous les groupes extrémistes et, enfin, d’entraîner l’ensemble de la région dans un conflit multiforme sans ligne de front dans le Sahara».

Ces conséquences revêtent une gravité particulière pour les femmes. Leur vulnérabilité qui est sur toutes les lèvres, devrait être présente dans tous les esprits lors des prises de décisions, et dissuasive quand la guerre peut être évitée. Elle peut l'être. Elle doit l’être au Mali.

Rappelons que les cas de viols que nous déplorons dans les zones occupées du Nord de notre pays risquent de se multiplier avec le déploiement de plusieurs milliers de soldats. A ce risque, il faut ajouter celui d’une prostitution plus ou moins déguisée qui se développe généralement dans les zones de grande précarité et par conséquent les risques de propagation du Sida.

Le plan d’intervention militaire sur lequel le Conseil de Sécurité va se pencher prévoit-il des moyens de mettre réellement les femmes et les fillettes du Mali à l’abri de ce type de situation désastreuse?

Rappelons également que sur l'ensemble du territoire les sanctions économiques imposées par la communauté internationale au peuple malien au nom du retour à un ordre constitutionnel discrédité affectent considérablement les groupes vulnérables.

Les femmes du fait de la division sexuelle des tâches sont confrontées au niveau domestique à l'énorme difficulté d'approvisionnement des familles en eau, nourriture, énergie domestique, médicaments.

Cette lutte quotidienne et interminable pour la survie est déjà en soi une guerre. Dans ces circonstances de précarité et de vulnérabilité des populations, et des femmes en particulier, l'option militaire en préparation est un remède qui a toutes les chances d'être pire que le mal alors qu’une alternative pacifique, émanant de la société malienne, civile, politique et militaire, sera constructive.


Des incohérences de la communauté internationale

Chacun des puissants représentants de la «communauté internationale» ainsi que la Cédéao (la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et l’UA (Union africaine) ont prononcé des mots à propos de nos maudits maux de femmes en situation de conflit.

A tout seigneur tout honneur, le président français, François Hollande, qui joue le rôle de chef de file dans la défense de l’option militaire, a souligné la souffrance des femmes «premières victimes des violences de guerre»

Et pourtant, il a déclaré le 26 septembre 2012, à New York, lors de la réunion spéciale sur le Sahel, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies:

«Je sais qu'il peut y avoir une tentation de mener des négociations. Négocier avec des groupes terroristes? Il ne peut en être question. Toute perte de temps, tout processus qui s'éterniserait ne pourrait faire que le jeu des terroristes».

«Il faut savoir terminer une guerre», semblent dire les présidents américains et français.

«La guerre d’Afghanistan s’est prolongée au-delà de la mission initiale. Elle attise la rébellion autant qu’elle permet de la combattre. Il est temps de mettre fin en bon ordre à cette intervention et j’en prends ici l’engagement», déclara le candidat François Hollande dans son discours d’investiture à l’élection présidentielle.

La Secrétaire d’Etat américaine aux affaires étrangères, Hillary Clinton dont l’escale du 29 octobre 2012, à Alger, avait en partie pour objet de convaincre le président Abdelaziz Bouteflika de rejoindre le camp de la guerre, s'était adressée aux chefs d’Etat africains réunis à Addis-Abeba en ces termes :

«En République Démocratique du Congo, la poursuite des actes de violences contre les femmes et les filles et les activités des groupes armés dans la région orientale du pays, sont pour nous une source constante de préoccupation. L’Union Africaine et les Nations Unies ne doivent épargner aucun effort en vue d’aider la RDC à réagir à ces crises sécuritaires incessantes ».

L’initiative du secrétaire des Nations Unies, Ban Ki Moon, intitulée «Unis pour mettre fin à la violence contre les femmes », lancée le 25 janvier 2008, accorde une attention particulière aux femmes de l’Afrique de l’Ouest. C'était avant les guerres en Côte d'Ivoire et en Libye qui ont largement compromis la réalisation des objectifs assignés à cette initiative.

Nous comprenons sa réserve quant au déploiement militaire et espérons qu'il ne soutiendra pas le plan d'intervention des Chefs d'États de la Cédéao. La guerre, rappelons-le, est une violence extrême contre les populations civiles, dont les femmes. Elle ne peut que nous éloigner des objectifs visés par cette initiative.

Pourquoi les puissants de ce monde qui se préoccupent tant du sort des femmes africaines ne nous disent pas la vérité sur les enjeux miniers, pétroliers et géostratégiques des guerres.

La présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour sa part, souligne qu' «il est crucial que les femmes contribuent à, et s’impliquent activement dans, la recherche d’une solution au conflit. Leurs voix doivent être entendues dans les efforts visant à promouvoir et à consolider la démocratie dans leur pays. A cette fin, vous pouvez, sans aucun doute, compter sur le soutien de l`UA, ainsi que sur mon engagement personnel.»

La nomination pour la première fois d'une femme à ce poste pourrait être un facteur véritable d'émancipation politique pour les femmes et donc de libération du continent, si Nkosazana Dlamini-Zuma accepte d'élargir la base du débat sur les femmes africaines en y intégrant les enjeux globaux qui nous sont dissimulées.


Notre triste statut d’otages

Le Mali est un pays à la fois agressé, humilié et pris en otage par des acteurs politiques et institutionnels qui n'ont aucun compte à nous rendre, à commençé par la Cédéao. L'une des traductions de cette réalité est l'énorme pression exercée sur ce qui reste de l'État malien.

Le Président par intérim, Dioncounda Traoré, est le premier des otages maliens. S’il a cru devoir rappeler, le 19 octobre 2012, lors de la réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation de notre pays, qu’il n’est pas un président pris en otage, c’est précisément parce qu’il l’est.

Sinon il n’aurait pas répété à trois reprises, le 21 septembre 2012, la veille de l’anniversaire de l’indépendance de notre pays qu’il privilégie le dialogue et la concertation, et demandé aux Nations Unies, trois jours plus tard, une intervention militaire internationale immédiate.

«J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre mais le premier choix est le dialogue et la négociation. Le deuxième choix est le dialogue et la négociation et», insiste-il « le troisième choix demeure le dialogue et la négociation. Nous ferons la guerre si nous n’avons pas d’autre choix… », a-t-il déclaré dans son discours à la nation avant de changer d’avis.

Au-delà du président intérimaire, nous sommes tous des otages prisonniers d'un système économique et politique inégalitaire et injuste qui excelle dans l'art de briser les résistances à coup de chantage au financement. La suppression de l'aide extérieur se traduit cette année 2012 par un manque à gagner de 429 Milliards de francs CFA. La quasi totalité des investissements publics sont suspendus.

La fermeture de nombreuses entreprises a occasionnée licenciements et chômage technique pour des dizaines de milliers de travailleurs alors que les prix des denrées alimentaires continuent de flamber. Les pertes les plus importantes sont enregistrées dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics.


Paix et intégrité territoriale

Le tourisme, l'artisanat, l'hôtellerie et la restauration, qui subissaient depuis 2008 les conséquences de l'inscription du Mali sur la liste des pays à risques, sont gravement affectés alors qu'ils constitutuaient des sources de revenus substantiels pour les régions aujourd'hui occupées, notamment celle de Tombouctou.

Référence est faite au statut d'otage non point pour dédramatiser l'épreuve insupportable des otages européens et de leurs familles mais pour rappeler l’égale gravité de la situation de tous les êtres humains piégés dans des systèmes dont ils ne sont pas personnellement responsables.

La question est toutefois de savoir comment agir de telle sorte que notre pays retrouve son intégrité territoriale et la paix, et que les six Français détenus par Aqmi retrouvent leurs familles sains et saufs, sans que ces libérations n’ouvrent la voie à une intervention militaire qui mettrait en péril la vie des centaines de milliers d'habitants du Nord Mali qui sont autant d'otages (...)

Nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui partagent notre approche d'interpeller immédiatement les principaux acteurs de la communauté internationale, par écrit ou sous toutes autres formes d’expression, en plaidant pour que le Conseil de Sécurité n'adopte pas une résolution autorisant le déploiement de milliers de soldats au Mali."

Aminata Traoré

Via Le blog de Théophile Kouamouo


Fantômes




mardi 4 décembre 2012

Quelqu'un a dit "lampiste" ?



Déjà en 2005... Suites de l'affaire Mahé : questions.

Voir aussi l'article David H. Leterrier.


lundi 3 décembre 2012

dimanche 2 décembre 2012

Au-delà de la propagande médiatique qui a servi l’installation de la dictature actuelle en Côte d'Ivoire...








... Le silence des "grands" médias qui dénigraient à qui mieux mieux les dirigeants d'avant la dictature aujourd'hui en place, et celui de leurs dociles chambres d'échos d'alors en blogs ou en réseaux, ressemble-t-il à une forme de honte ?... qui hésite encore à relayer le virage qu'amorcent timidement fonctionnaires internationaux et politiques ?


samedi 1 décembre 2012