mercredi 22 décembre 2010

Joyeux Noël !

<div style="text-align: center;"><a href="http://www.musicme.com/The-Puppini-Sisters/albums/Christmas-With-The-Puppini-Sisters-0602527503943.html?play=01" target="_blank"><img src="https://lh3.googleusercontent.com/blogger_img_proxy/AEn0k_snLAumnraK6bO19rSwfyXU9U-8_yVFoDID5H687vn6KtYMyn50zTRaKn8BOoG-6npKx4vKg1ed9uN-ZV-kPbpxArT1eUU3U-qbF-Z4htCyv72WxbXD---QRMshElTjfq3xhyaRq5vHBlvMrWy2kFj6aUupT4mAE81D56uN01jwTR2qyzng5LIjMC98hb8RHGcTjpXrkcOcPdE147o=s0-d"></a></div>

Pause Noël pour quelques jours...




Message du Président Gbagbo à la nation: «Je ne veux pas que le sang d’un seul Ivoirien soit versé»





Le Pdt Laurent Gbagbo a livré son premier discours radio-télévisé et propose un comité d’évaluation international
Publié le: 21/12/2010  |  RTI


Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire.


Le vendredi 3 décembre 2010, le Conseil constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ces résultats sont connus de tous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

J’ai remporté le scrutin, avec 51, 45 % des suffrages. Je suis le Président de la République de Côte d’Ivoire.

Je remercie les Ivoiriens de m’avoir renouvelé leur confiance.

Conformément à l’article 39 de la Constitution, j’ai prêté serment, devant le Conseil constitutionnel réuni en audience solennelle au Palais de la Présidence de la République, le samedi 4 décembre 2010.

Le lundi 6 décembre, j’ai nommé un premier ministre et le premier conseil des ministres du nouveau mandat s’est tenu au Palais présidentiel le mardi 7 décembre 2010.

Le pays s’est aussitôt remis complètement au travail. Les mesures de sécurité, en vigueur durant le scrutin, sont levées ou allégées, dès le lundi. Les frontières sont rouvertes et les horaires du couvre-feu aménagés. L’Etat fonctionne. L’économie est en route.

Durant tout ce processus, je m’en suis tenu, scrupuleusement, aux règles établies par notre Constitution. Et les Ivoiriens, dans leur immense majorité, ont choisi de suivre la voie de la légalité républicaine qui garantit le fonctionnement démocratique des Institutions.

Je remercie les Ivoiriens pour leur attachement à notre patrie et aux Institutions de la République.

Les troubles que l’on observe aujourd’hui, en Côte d’Ivoire sont nés du refus de mon adversaire de se soumettre aux lois, règlements et procédures en vigueur dans notre pays.

Je tiens donc pour responsables des tueries, des incendies et des pillages, perpétrés au cours de la marche insurrectionnelle du Rhdp le 16 décembre 2010, ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur, ont décidé d’agir contre les lois ivoiriennes. Ils nous font la guerre, non pas parce que nous aurions empêché l’expression démocratique des Ivoiriens, mais parce qu’ils renient au peuple ivoirien son droit souverain de choisir lui-même ses dirigeants, de respecter les Institutions qu’il s’est donné et de vivre dans un pays libre.

Selon les lois ivoiriennes, en effet, la Commission électorale indépendante (Cei), organise les élections et en proclame les résultats provisoires. Il revient au Conseil constitutionnel, et à lui seul, de proclamer les résultats définitifs.

L’article 59 alinéa 2 du code électoral stipule que la Commission électorale indépendante « procède aux opérations de collecte et à la proclamation des résultats provisoires, au niveau national et en présence des représentants des candidats».

Dans une note circulaire en date du 13 novembre 2010, la Cei elle-même, a indiqué que cette «proclamation des résultats globaux par le Président de la Cei se fait en séance publique en présence des Commissaires centraux».

Au lieu de cela, à quoi avons-nous assisté ? Le jeudi 2 décembre 2010, Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Cei, se retrouve, contre toute attente, à l’Hôtel du Golf, Quartier général de campagne de mon adversaire. Là-bas, seul, sans les commissaires centraux ni les représentants des candidats, il a proclamé des résultats de l’élection présidentielle en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires régissant la Cei.

Il est évident que ces résultats sont nuls et de nul effet. Et c’est en se fondant sur ces résultats que la communauté internationale déclare la guerre à la Côte d’Ivoire. Cela n’est pas acceptable et cela ne sera pas accepté.

La vérité, c’est qu’à la fin du deuxième tour de l’élection présidentielle, la Cei n’a pas été capable de proclamer les résultats provisoires dans les délais prescrits par la loi, soit 72 heures après la clôture du scrutin. Elle a plutôt donné au monde entier, le spectacle affligeant d’une Institution bloquée par ses contradictions internes, étant composée de représentants des partis politiques et de la rébellion armée.

La Cei a failli. Il revenait au Conseil constitutionnel de se saisir du dossier. Ce qu’il a fait.

Je rappelle que la Commission électorale indépendante (Cei) est une autorité administrative tandis que le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de la Côte d’Ivoire. Les deux Institutions ne sont pas comparables et il est illégitime de les comparer. Leurs décisions sont de natures différentes. Elles n’ont pas les mêmes fondements, ni la même portée.

Aux termes de l’article 2 du code électoral, les missions de la Cei sont d’assurer notamment :

La garantie sur toute l’étendue du territoire national et à tous les électeurs, du droit et de la liberté de vote;

Le contrôle de la régularité du déroulement des opérations de vote, de dépouillement des bulletins de vote et de recensement des suffrages;

La collecte des Procès-verbaux des opérations de vote et la centralisation des résultats ;

La proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l’exception de l’élection présidentielle et du referendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.

Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire.

L’élection du 28 novembre 2010 est bien une élection présidentielle. Il fallait attendre la décision du Conseil constitutionnel pour connaître les résultats définitifs et le nom du vainqueur. J’ai attendu que le droit soit dit.

Les troubles qui endeuillent aujourd’hui mon pays font suite aux déclarations tendant à faire croire que la qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire peut échoir à une personne autre que celle qui est proclamée élue par le conseil constitutionnel.

Le bilan de ces troubles est lourd: Pour la seule journée du jeudi 16 décembre 2010, nous avons enregistré 20 morts dont 10 membres des forces de l’ordre, tués par balles.

Je salue la mémoire de nos hommes, nos Forces de Défense et de Sécurité, tombés au champ d’honneur. Je salue la mémoire de toutes les personnes mortes au cours de ces journées de folie. Elles sont nos martyrs, les martyrs de la République. Elles sont mortes pour défendre la Constitution ivoirienne et les institutions qui l’incarnent.

Je souhaite prompt rétablissement à tous ceux et à toutes celles qui sont blessés. Je souhaite du courage à ceux, et ils sont nombreux, qui ont vu leurs maisons pillées et incendiées.

On veut nous terroriser mais il ne faut pas croire que les légalistes vont le céder à ceux qui ont pris la voie de l’illégalité. Ceux qui respectent la constitution et donnent leur vie pour la défendre ne vont pas le céder à ceux qui veulent saper les fondements de la République et de la démocratie.

Mes positions sur la conquête et l’exercice du pouvoir sont connues. Pour moi, il ne faut pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir. On veut le pouvoir pour servir le peuple. Le pouvoir ne peut pas servir de moyen pour faire souffrir le peuple. Je ne veux plus que le sang soit versé. Je ne veux plus de guerre. Je ne veux pas que le sang d’un seul ivoirien soit versé. Je ne veux pas d’une guerre en Côte d’Ivoire qui peut s’étendre aux pays voisins ou les affaiblir.

Je suis donc prêt, dans le respect de la constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d’évaluation sur la crise post- électorale en Côte d’ivoire. Ce Comité, dirigé par un représentant de l’Union Africaine, et comprenant des représentants de la Cedeao, de l’Uemoa, de la Ligue Arabe, des Nations Unies, des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de la Russie et de la Chine, aura pour mission d‘analyser objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise.

Ce Comité devra également comprendre des Ivoiriens de bonne volonté.

Je lance un appel à toutes les personnalités qui se trouvent encore à l’hôtel du Golf de regagner leurs domiciles. Personne ne les a contraints à se réfugier dans cet hôtel. Personne ne les empêchera d’en sortir. Elles sont libres de leurs mouvements.

J’appelle les Ivoiriens à la retenue. Nous avons demandé le départ de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et des forces françaises qui la soutiennent. Notre démarche s’est faite par la voie diplomatique. C’est par la voie diplomatique que nous entendons obtenir satisfaction sur cette exigence capitale, pour notre souveraineté.

Je demande aux jeunes de rester calmes. L’Onuci et les Forces françaises partiront de Côte d’Ivoire mais nous ne voulons pas de morts inutiles. Nous avons encore tous en mémoire les douloureux souvenirs des événements de novembre 2004.

Aujourd’hui en 2010, comme hier en 2002, 2003, 2004, 2007, je tends la main du dialogue. Je tends la main à l’opposition, à Monsieur Ouattara, comme à la rébellion armée qui le soutient.

J’ai confiance en notre capacité à construire une nation dans la paix, la démocratie et la prospérité. Quittons le chemin de la guerre. Reprenons notre marche vers le progrès dans la paix.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire!
Que Dieu bénisse les Ivoiriens !
Que Dieu bénisse l’Afrique !

Je vous remercie.

Transcription publiée le Mercredi 22 Décembre 2010 | Le Temps


mardi 21 décembre 2010

Jean-François Probst: «Je crois que Gbagbo est plus proche de Mandela que de Mugabe.»

Kernews / Autre média via "indignez-vous" | mardi 21 décembre 2010


Jean-François Probst, l’ancien bras droit de Jacques Chirac, est un éminent spécialiste de l’Afrique. Après une carrière politique extrêmement riche (il a notamment été conseiller de Jérôme Monod au RPR, secrétaire général du groupe RPR au Sénat, conseiller d’Alain Juppé et directeur de la communication de la Mairie de Paris pour Jean Tibéri), il est aujourd’hui consultant international en communication et conseille des chefs d’entreprise, des politiques et des chefs d’État africains. Il était l'invité de Yannick Urrien mardi 21 décembre à 8h10 sur Kernews.


Nous publions quelques extraits de l'entretien avec Jean-François Probst. Ce script ne constitue pas l'intégralité de l'entretien sonore: compte tenu de la longueur de l'entretien, nous avons du trier, de notre point de vue, les citations les plus marquantes de M. Probst.

Kernews : Pour quelles raisons le gaulliste que vous êtes estime-t-il que nos compatriotes, particulièrement ceux qui sont attachés aux souverainetés nationales, doivent s’intéresser aux événements de Côte d’Ivoire qui, selon vous, marqueront l’histoire de l’Afrique ?

Jean-François Probst : Pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui, il faut se reporter à la fin de la IVème République. Les socialistes n'arrivaient pas se dépêtrer des affaires coloniales et c'est là que le général De Gaulle a joué un coup majeur, pour l'intérêt supérieur de la France et des Africains : il a octroyé par référendum à chaque pays la possibilité de devenir indépendant et souverain. La base de l'indépendance nationale lorsque l'on est gaulliste, c’est le 18 juin 1940. C'est le refus de l'occupant, c'est le refus de la collaboration avec l'ennemi, c'est la capacité, malgré la difficulté, à résister. En Côte d'Ivoire, la flamme d'une résistance générale, contre les colonisateurs, les anciens colonisateurs ou les nouveaux colonisateurs que sont les États-Unis, la Chine ou l'Inde, cela existe. Dans le monde entier, des centaines de milliers de jeunes gens s'informent et voient bien qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Ce qui ne fonctionne pas, c'est un point très cher à la doctrine du général De Gaulle : l'organisation des Nations Unies, «le machin» comme l'appelait le général. C'est une organisation qui n'a pas lieu de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un pays pour régler ou annoncer les choses à sa manière. Dans ce qui se passe, la responsabilité de l'ONU est patente. Les Nations Unies ne font pas respecter leurs résolutions de manière générale, que ce soit en Israël, en Iran ou au Kosovo après les trafics d'organes… En Côte d'Ivoire, les Nations Unies n'ont pas fait leur travail pour organiser une élection dans un pays qui a connu une dizaine d'années de crise. Monsieur Gbagbo a été élu en 2000. Il n'est pas arrivé du ciel, il n'est pas seulement un homme un peu socialiste soutenu par les socialistes français. C'est un Ivoirien qui a souffert dans le passé en tant qu’opposant et c'est d'ailleurs Monsieur Ouattara qui l’avait mis en prison quand il était premier ministre de Monsieur Houphouët-Boigny. Pour revenir à ce qui nous préoccupe, les Nations Unies auraient dû organiser des élections incontestables. Or, ce qui vient de se passer montre que rien n'était prêt : les listes électorales n'étaient ni faites ni à faire, on a vu 20 000 électeurs supplémentaires par rapport aux inscrits dans le nord où Ouattara et Soro ont été des rebelles à l'élection... Il y a eu des fraudes, tricheries et truandages... Le délégué des Nations Unies en Côte d'Ivoire, Monsieur Choi, a, à mon avis, une technique coréenne qui n'a rien à voir avec la démocratie moderne. S'il souhaite par la suite qu'il y ait deux Côte d'Ivoire, comme il y a deux Corée depuis 70 ans, c'est son affaire… Mais en Afrique, on est en Afrique, on n’est pas en Asie ! Il y a 15 000 Français en Côte d'Ivoire et ils ne doivent pas subir les effets de la carence, de l'incompétence de l'ONU dans l'organisation d'élections. On voit bien qu'il y a eu beaucoup de fraudes. On me dit qu'il y en a eu des deux côtés. Probablement, mais je vois les cinq régions dans lesquelles certains bureaux de vote sont quasiment à 95% pour Monsieur Ouattara... Il y a eu des empêchements de voter, des violences, des viols et on m'a même raconté que dans certains villages, les amis de Messieurs Ouattara et Soro y allaient à l’arme pour intimider les gens et même parfois les tuer. Les Nations Unies ne peuvent pas fermer les yeux sur de telles affaires. Monsieur Choi n'a pas fait son travail dans le nord… Est-ce que cela exonère pour autant le président Gbagbo et son équipe de tous les défauts ? Sûrement pas, mais ce n'est pas à nous, gens de l'extérieur et prétendument de la communauté internationale, de nous ingérer dans les affaires de la Côte d'Ivoire… La Côte d'Ivoire n'est pas un pays qui est appelé à vivre en guerre civile. C'est un pays que je connais depuis 1969, c'est un pays gaulliste et houphouëtiste dans son cœur et dans ses tripes, c'est un pays uni et rassemblé avec de nombreuses ethnies et des étrangers. Et voilà que les Nations Unies, au lieu d'installer et de préserver la paix, viennent de sécréter la guerre. Je dis que Monsieur Ban Ki-Moon et Monsieur Choi vont avoir très mauvaise conscience et du sang sur les mains.

Pourquoi l’ONU a-t-elle fermé les yeux sur les fraudes dans le nord et pourquoi soutient-on Monsieur Ouattara à Washington en lui attribuant cette victoire ?

Avant de parler des États-Unis, de Monsieur Obama, de Washington et de la CIA, finissons de parler des Nations Unies et de leur rôle. Je crois qu'il y a beaucoup de soldats dans les chars marqués UN. Il y a beaucoup de fonctionnaires et de bureaucrates et, d'après des témoins sur le terrain, on n'a pas vu beaucoup d'observateurs dans les bureaux de vote des cinq régions du nord où il y a eu toutes ces fraudes. Là où l'ONU a encore un rôle encore plus critiquable, c'est que le président de cette fameuse commission électorale indépendante - qui, en réalité, n'avait d’indépendante que le nom - Monsieur Bakayoko, à peine avait-il quelques résultats partiels, s’est enfui à l'Hôtel du Golf… Tout cela est une farce ! Les Nations Unies couvrent cette ouattaresque pantalonnade et c'est très grave ! Cela s'apparente à un vol et un cambriolage de voix d’Ivoiriens par Monsieur Ouattara, malheureusement téléguidé par l'extérieur…

Vous avez évoqué la CIA…

De mon point de vue, et du point de vue de certains observateurs avertis et connaissant bien les affaires ivoiriennes, il est évident que depuis longtemps la CIA téléguide avec quelques longues cornes, et assez facilement semble-t-il, le couple Alassane et Dominique Ouattara… Les rebelles du nord sont manipulés de l'extérieur, et pas seulement par l'islam avec Al Qaïda, des islamistes du nord de l'Afrique qui voudraient bien pousser jusqu'au sud. Tout cela est un imbroglio dans lequel les États-Unis nagent comme d'habitude à contre-courant. Ils ont engendré beaucoup de guerres et beaucoup de conflits civils, avec de nombreux morts dans de nombreux pays où il y a du diamant, de l'uranium, de l’or, du pétrole et d'autres richesses… Tout le monde fait la danse du ventre autour de la Côte d'Ivoire, mais les États-Unis, avec leurs manières lourdingues et obamesques, un peu comme Bush le faisait en Irak, arrivent à entraîner derrière eux des petits satellites ou des vassaux. Malheureusement pour mon beau pays de France, que le général De Gaulle avait fait sortir du commandement intégré de l'OTAN, le président Sarkozy a réintégré l'OTAN. Le président Sarkozy est à la traîne des États-Unis et la France est un wagon de queue de la grosse locomotive américaine… Les USA voudraient le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, le Mali, le Niger et cette Haute-Volta, devenue Burkinabè, qui veut percer vers le sud jusqu’à Yamoussokro pour, disent-ils, transformer la basilique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro en mosquée. Obama, comme Sarkozy, c'est un peu une marionnette entre les mains du complexe militaro-industriel américain et des grandes multinationales de l'agroalimentaire qui font ces barres chocolatées qui rendent obèses tous les enfants du monde. Cette action américaine me fait retourner un peu en arrière, au moment de la mort du président Houphouët-Boigny. La France avait déjà cette espèce de difficulté à être ensemble de façon gaullienne pour reconnaître les bienfaits et les défauts de la politique d'Houphouët. Mais Houphouët a dû gérer un pays après l'indépendance, il a commis sûrement des erreurs. Il a sûrement commis celle de mettre dans le même marigot Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, qu'il a nommé premier ministre pendant que sa femme, Dominique, jouait un rôle semble-t-il bizarre à Abidjan et à Yamoussoukro. À la mort d'Houphouët, dans l'avion qui emmenait les autorités, Chirac ne parlait quasiment plus à Balladur... Messmer l'Africain représentait un peu l'autrefois. Il était difficile pour ces gens-là de se parler, même pour Mitterrand qui était carrément attaché aux années 40-50, pour ne pas dire à Vichy puisqu'il y avait carrément reçu la francisque... Le seul en France, socialiste d'ailleurs, qui avait une vision de l'avenir, c'était Gaston Defferre. Aujourd'hui, le président Sarkozy n'a aucune compétence dans le domaine de l'Afrique. Il l’a d'ailleurs démontré par deux stupides discours : celui de Dakar, qui était à la fois raciste et précolonial, et celui de Pretoria, que je viens de relire, dans lequel il annonçait que la France retirait toutes ses bases et tous ses militaires… Aujourd'hui, ce qu'il reste à faire à Monsieur Alain Juppé et à Madame Alliot-Marie, c'est conseiller au président Sarkozy de tenir son engagement : retirer les troupes françaises et pas à cause des élections cafouilleuses de Côte d'Ivoire, mais parce que nous allons vers un monde nouveau, vers la communauté de destin de 53 pays d'Afrique : 1 milliard d'habitants et pas seulement le petit Gabon, dont ne s’occupent que les Balkany, les Bourgi ou les Guéant... Nicolas Sarkozy pourra de façon grossière et indécente s'agiter, vociférer, s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire, mais il n'aura que des réponses cinglantes des Ivoiriens qui lui répondront que la Côte d'Ivoire n'est pas une sous-préfecture française. Donc, de grâce, que les Américains, que la France de Monsieur Sarkozy, que l'Europe de Messieurs Baroso et Van Rompuy, se calment et s'abstiennent de commentaires vasouilleux et menaçants… Pendant ce temps, Monsieur Netanyahou n'a que faire des recommandations des Nations Unies et Monsieur Ahmadinejad s'assoit sur les recommandations des Nations Unies et de Monsieur Obama…

Sommes-nous en train de vivre un cas de manipulation médiatique mondiale comme ce fut le cas avec l’Irak ?

Incontestablement. Il y a intoxication des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur la situation qui prévaut à Abidjan et en Côte d'Ivoire. Bien sûr, il y a la responsabilité des journalistes, dont certains ne connaissent rien à la réalité ivoirienne : c'est le cas de Monsieur Jean-Michel Apathie qui s'est fait moucher par un artiste africain… Mon cher Yannick Urrien, je suis né en 1949, j'ai travaillé dans la politique, et des manipulations, il y en a eu plus d'une... D'abord, il y a un grand nombre de monopoles de journaux qui sont tenus par des marchands de canons, des marchands d'avions, des marchands de caleçons ou de béton… Mais c'est aussi vieux que le monde, la manipulation, l'intoxication, c'est aussi vieux que la politique étrangère… Mais cela n'a jamais été aussi accéléré qu'aujourd'hui, parce qu'il y a les médias et surtout Internet, avec les révélations de Wikileaks qui sont tout-à-fait extraordinaires ! Donc, on peut mentir à la population mondiale une fois, comme disait Abraham Lincoln, mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps. Par conséquent, les États-Unis, qui sont un géant aux pieds d'argile, feraient mieux de réfléchir plusieurs fois avant d'installer la guerre dans des endroits où ils finiront, comme partout, par être rejetés… Ce qui se passe en Côte d'Ivoire, ce n'est pas seulement de l'intoxication et de la désinformation, ce n'est pas simplement l'instrumentalisation d'un gars comme Ouattara pour mettre le pied dans la porte des richesses. La nouvelle guerre qui se tient maintenant dans tous les coins du monde, c'est celle entre les États-Unis d'Amérique et la République populaire de Chine. L'Afrique de l'Ouest sera l'eldorado des vingt prochaines années dans le monde et, si nous ne comprenons pas que nous avons le devoir, même cynique, d'un rapport Nord-Sud intelligent, il vaut mieux que nous allions nous coucher et la France deviendra un espèce de vaste musée où l'on viendra voir les statues de cire de Monsieur Sarkozy, de Madame Dati ou de Monsieur Delanoë au musée Grévin… Il faut aussi que les journalistes, comme Monsieur Elkabbach, arrêtent de prendre les élites africaines pour des petits «négros Banania»… Cela dépasse l'entendement ! Je viens de réécouter l'interview par Monsieur Elkabbach de Monsieur Pierre Kipré, brillant ambassadeur de la République de Côte d'Ivoire en France, et je me demande s'il ne serait pas temps que les Duhamel, Apathie et Elkabbach aillent directement à la maison des vieux artistes de Ris-Orangis ! On sent l’incompétence, l'arrogance et presque l'injure. Cela rejoint ce que pensent de nombreux Français de Nicolas Sarkozy. Ce garçon a trop tété le biberon de Charles Pasqua et il est le roi de la rodomontade. La politique étrangère, cela nécessite du calme, de la hauteur de vue et de la discussion. Je recommande aussi à nos reporters de France Info et d'ailleurs, d'arrêter de camper dans des halls d'hôtel et de lire des papiers qui leur sont confiés par je ne sais qui à l'ambassade de France ou par d'autres officines… Je suis très peiné pour mon pays, parce que l'on disait la France fille aînée de l'église et la Côte d'Ivoire petite sœur de la France. Les Ivoiriens et nous, nous étions faits pour nous aimer et nous entendre. À Abidjan, il y a quelque chose d'un peu marseillais et en France il y a quelque chose de très ivoirien, ce goût de l'indépendance, de la liberté de la souveraineté et de la rébellion. Ne négligeons pas le fait que 60% des Ivoiriens ont moins de 20 ans. Ne négligeons pas que, comme les gaullistes de la Résistance, ils ont envie de s'opposer aux colonisateurs et au totalitarisme… Seulement, les Chinois ont une diplomatie un peu plus intelligente que la nôtre… Actuellement, ce n'est pas difficile, parce que des crétins gèrent notre approche française de l'Afrique… L’ONU n’a pas été capable de préparer et de contrôler convenablement ces élections et je les entends dire, dans le camp Ouattara de l’Hôtel du Golf, que le Conseil constitutionnel est à la solde du président Gbagbo. Mais ils sont injurieux ! Est-ce que Monsieur Louis Joxe était à la solde de De Gaulle ? Est-ce que Monsieur Roger Frey était à la solde de Pompidou ? Est-ce que Monsieur Roland Dumas était à la solde de Mitterrand ? Est-ce que Monsieur Jean-Louis Debré était à la solde de Chirac ou à la solde du président Sarkozy ? Les journalistes, prétendus spécialistes de l'Afrique, qui essaient de faire passer Gbagbo pour Mugabe se trompent : je crois que Gbagbo est plus proche de Mandela que de Mugabe.

Eviter l'étape guerre

Tel est le message qu'a donné le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Mamadou Koulibaly, à ses collègues :

Un message qu'il tient depuis la sortie des élections : "Notre engagement, c`est de parler aux protagonistes. Nous ne pouvons pas faire autrement parce que nous sommes embarqués sur la même barque. D`un côté comme dans l`autre, il n`y a pas de solution alternative. Ce que mes amis et moi nous faisons, c`est de prendre à témoin l`opinion ivoirienne, les personnes de bonne volonté pour que nous nous mobilisions en prière et en action pour que chaque Ivoirien parle dans son propre camp aux leaders pour que l`on calme le jeu. Pour que la tension baisse pour qu`on se dise que l`autre en face n`est pas quelqu`un que nous devons détruire. Nous devons avoir pour objectif de bâtir ce pays." "Il faut éviter la guerre, il faut éviter la bagarre. Tout est possible. D`un côté comme de l`autre, on n`a pas de solution que de se parler car si la paix est perdue, chacun en payera le prix. Une guerre serait un recul. Il n`y a pas de solution militaire dans la situation où nous sommes. Il ne faut pas que des gens rêvent. La seule voie qui nous reste c`est de se parler". Faut-il rappeler que c'est la position que soutien ce blog ? Tout conflit se termine... par la paix. Au prix, avant d'en venir à la paix qui avait déjà précédé la guerre, d'un entre-temps sanglant, indécent, et inutile, puisqu'il faudra qu'il débouche sur la paix. Autant y aller directement. Eviter l'entre-temps sanglant qui ressemble fort si ce n'était les morts et les violences, à une querelle puérile ! Mais pour cela, pour éviter l'étape de la guerre il faut prendre la peine de regarder les choses selon la perspective de l'autre protagoniste. Faut-il rappeler aussi que c'est ce à quoi s'attache ce blog ? Adressé donc d'abord à ceux qui n'entendent que la voix de la "communauté internationale", et donc tout d'abord aux Français. Les Français n'ont pas accès à la vision des choses qui est celle des Ivoiriens. Les Ivoiriens, du moins ceux de la zone "gouvernementale", ont accès et aux médias internationaux et à la petite voix de la Rti et des journaux (minoritaires) pro-Gbagbo. Les mises hors ligne ou les interdictions ponctuelles, aux moments de fortes tensions, ne visent qu'à éviter d'envenimer les choses, de même que le couvre-feu. Chacun sait que les informations à l'emporte-pièce, et clairement partisanes des "médias internationaux" n'ont fait, et cela depuis 1999, qu'envenimer les choses. La prudence est donc de mise. Quelles sont les deux perspectives depuis la fin des élections ? Celle de la "communauté internationale" est connue, mais préciser certaines choses permet d'y voir plus clair : c'est celle du camp Ouattara-Soro. Dans cette perspective, qui est admise par l’unanimité des grands médias, Ouattara a gagné les élections, il est donc normal que l'Onu et la "communauté internationale" le soutiennent, y compris du poids des casques bleus et des forces qui du coup, continuent à se considérer comme "impartiales". Une impartialité qui ne saute forcément pas aux yeux de ceux qui s'en tiennent au droit ivoirien, et qui depuis déploient tous les arguments dans ce sens en appelant à la paix, et soulignons-le, à la protection des Français de Côte d'Ivoire. Et ceux-là d'en appeler de même, mais auprès du Président français, à une solution négociée entre Ivoiriens :
Et les juristes ivoiriens d'en appeler à la "communauté internationale" pour qu'elle considère leur droit :

lundi 20 décembre 2010

"Un roi nègre s’accroche au pouvoir"

Un article de Sylvie Kouamé dans Le Nouveau Courrier. Extrait :

"[...] En gros, il s’agit d’un pays où un roi nègre s’accroche au pouvoir. Alors qu’il a perdu des élections transparentes et validées par une «communauté internationale» forcément honnête, vertueuse et mue par sa mission civilisatrice et «démocratisante». Non violent, porteur d’espoir, son adversaire a appelé «le peuple» à descendre pacifiquement dans la rue, mais la soldatesque aux ordres du président sortant a sévi. Depuis, les puissances occidentales essaient de faire prévaloir les valeurs universelles…

Cette belle fable ne résiste ni à la réalité ivoirienne, bien plus complexe, ni à la froide logique de la diplomatie internationale. [...]"


La suite et l'article en entier ici...

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"L`ONU dénonce des exactions 'massives'", titre l'AFP

Et l'Onu est bien placée pour savoir ce dont elle parle, elle qui non seulement a couvert ces exactions, mais a soutenu et revêtu de ses uniformes ceux qui les ont perpétrées.

Mais voilà, dénonçant "dimanche des 'violations massives des droits de l`Homme' qui ont fait plus de 50 morts ces derniers jours en Côte d`Ivoire", l'Onu non seulement n'en a pas tiré les conséquences, mais au contraire, "a rejeté l`exigence de Laurent Gbagbo d`un retrait des Casques bleus."

Les exactions pourront donc continuer en toute impunité...



La dépêche AFP (AFP qui se lâche un peu plus chaque jour, se faisant désormais porte-parole du, je cite : "gouvernement Ouattara" - sic !) poursuit : "La responsable onusienne s`est inquiétée de 'violations massives des droits de l`Homme', évoquant notamment des enlèvements dont ont fait état des 'centaines de victimes et membres de leurs familles'. Selon elle, ces enlèvements seraient commis 'particulièrement la nuit, par des individus armés non identifiés en tenue militaire, accompagnés d`éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) ou de milices'. Les FDS sont le pilier sécuritaire du régime Gbagbo", précise l'AFP.

Et nous revoilà comme en 2003, où au moment où la population soutient massivement Gbagbo, on nous sort en boucle des exactions et autres enlèvements commis par "des hommes en uniforme" (précisant : euh, à propos ce sont ceux des Fds pro-Gbagbo).


Les destinataires de la propagande "internationale", déjà acquis à la cause ONU/rebelles du Golf, s'y tromperont sans doute volontiers. Les victimes des exactions ne s'y trompent pas, se posant simplement la question "à qui profite le crime ?" Rien que le fait de se grimer en Fds pour aller commettre des exactions en secret disculpe les Fds - du moins pour quiconque n'a pas la raison oblitérée par cette propagande.

Ainsi, concernant un de ces affreux forfaits, l'attaque des mosquées d`Abobo et de Bassam par des hommes en uniforme, vendredi dernier : "à qui profite le crime ?" C'est la question que s'est posée le conseil supérieur des imams, qui du coup n'a pas été dupe.

Pendant ce temps l'Onu (comme l'AFP et consorts) couvre minutieusement les exactions en zones pro-Ouattara, où elles sont une méthode de "gouvernement"...


Cherchez l'erreur...

Et pendant ce temps, tandis qu'Onuci-fm relaie les appels à l’insurrection, les patriotes et la RTI ne cessent de multiplier les appels au dialogue et à la paix.

Cherchez l'erreur...

samedi 18 décembre 2010

Côte d'Ivoire - un avocat français dénonce

Maître Ceccaldi pointe la défaillance de la "communauté internationale" :


La République de Côte d'Ivoire demande le départ de l'Onuci et de Licorne






Des effets globalement positifs de la censure



Voilà quelques années mon premier blog hébergé sur blogs.nouvelobs.com s'est vu infliger des "coupures" à répétition à la mesure de l'intensité des tensions de la crise "ivoirienne" et de l'urgence de faire taire toute autre voix que celle de la "communauté internationale" (que l'histoire a abondement désavouée depuis lors).

Résultat de la censure me concernant, j'ai ouvert deux autres blogs ailleurs, puis d'autres : effet secondaire la censure : la démultiplication de mon audience. Mon blogging a alors cessé d'être confidentiel.

Mon nouveau blog nouvelobs.com, au temps fort de la crise actuelle, c'est-à-dire jeudi 16, s'est vu exclure du tableau d’accueil et de référencement ("trac") des blogs Nouvelobs (où il arrivait en tête).

Un jeudi sombre, qui marque "l’échec des « manifestations » sanglantes de la rébellion du Golf, relayées par la presse internationale comme annonçant la chute quasi-certaine de Gbagbo et la prise de pouvoir par Ouattara a clairement démontré que les ivoiriens sont soit sourds et aveugles, soit majoritairement républicains et demeurant attachés à leur constitution et aux institutions qui en découlent, au premier rang desquelles le Président de la République. [...] L’échec des « manifestations » sanglantes de la rébellion du Golf ,relayées par la presse internationale comme annonçant la chute quasi-certaine de Gbagbo et la prise de pouvoir par Ouattara a clairement démontré que les ivoiriens sont soit sourds et aveugles, soit majoritairement républicains et demeurant attachés à leur constitution et aux institutions qui en découlent, au premier rang desquelles le Président de la République." (Extrait d'un article sur le blog du PIAN! L’article en entier ici.)

Un jeudi noir où il fallait faire taire toute voix alternative au matraquage "international". Même les infos de la RTI disparaissaient du bouquet Orange!

Prenant la leçon des censures antécédentes, je réactive donc mes anciens blogs...

Ici : quelques "vingtaine" :


lundi 16 août 2010

Et après ?



Pour l'heure, voir ici :


Et ici :



lundi 26 juillet 2010

Nouveau Courrier. Libres



"ABIDJAN - Trois journalistes, dont un Français, détenus depuis le 16 juillet à Abidjan pour "vol de document administratif" après la publication des conclusions d'une enquête judiciaire sur la filière cacao ivoirienne, ont été relaxés lundi, a-t-on appris de source judiciaire.
Le Français Théophile Kouamouo, directeur des rédactions du journal ivoirien Le Nouveau courrier, ainsi que les Ivoiriens Stéphane Guédé et Saint Claver Oula, directeur de publication et rédacteur en chef [...]".

"Le tribunal correctionnel d'Abidjan a prononcé lundi une relaxe partielle pour le journaliste Théophilie Kouamouo et ses deux collègues du Nouveau courrier, tout trois incarcérés depuis dix jours à la MACA, la prison de la ville. Les juges ont rejeté les accusations de «vol de document administratif» et de «révélation d'un document couvert par le secret», pour ne retenir que le seul délit de presse de «diffusion d'information sur un dossier judiciaire non encore évoqué à l'audience publique» [...]".

"Les trois journalistes du quotidien “Le nouveau courrier” (Théophile Kouamouo, Oula Saint Claver et Guédé Stéphane) et le chargé de communication de Raymond Tchimou (le procureur de la République) Patrice Pohé, arrêtés depuis quelques jours pour vol et recel de documents judiciaires selon le parquet d’Abidjan Plateau, ont été relaxés hier par le tribunal correctionnel pour délit non constitué [...]".




dimanche 25 juillet 2010

Nouveau Courrier - demain ?



"Le Comité ivoirien pour la protection des journalistes a réussi son pari hier. Lors du sit-in qu’ils ont initié devant le palais de la justice, les membres de la corporation ont réussi à se faire entendre. Tchimou Raymond, selon les officiers de police qui ont négocié avec le comité ad’hoc, promet de libérer lundi prochain les journalistes détenus."

Ne reste plus que cette promesse soit tenue pour limiter les dégâts déjà opérés comme en témoignent les nombreuses interrogations et interpellations, depuis les USA jusqu'à Rue89 en passant par des universitaires...

Seule la relaxe est acceptable.

PS (qui n'a rien à voir) : j'aime bien l'euphémisme de l'article de Rue89 : "En 2003, [Théophile Kouamouo] a interrompu sa collaboration avec Le Monde sur un désaccord éditorial". Petit rappel quant au dit "désaccord éditorial": la lettre de démission de Théophile Kouamouo au Monde.





vendredi 23 juillet 2010

Serge Bilé - du 14 juillet au Nouveau Courrier en passant par la RTI



Lu dans Le Temps, vendredi 23 juillet 2010 :

"Absence de la Côte dIvoire au 14 juillet à Paris / Serge Bilé journaliste-écrivain : 'Gbagbo a dit non au folklore de Sarkozy'",

par Guéhi Brence :

"Le journaliste écrivain, Serge Bilé, à l'occasion d'une visite en Côte d'Ivoire s'est prononcé sur l'actualité du moment.

En Martinique où il vit, le journaliste écrivain franco-ivoirien, Serge Bilé, vit une grande satisfaction doublée d'une fierté d'être Ivoirien. Simplement parce qu'un chef d'Etat sait dire non quand il le faut. En tout cas, pour le cinquantenaire ivoirien, il ne tarit pas d'éloges à l'endroit du Président de la République qui a refusé d'aller faire défiler les troupes ivoiriennes le 14 juillet dernier à Paris, sur les Champs Elysées. "Le cinquantenaire est une occasion pour les peuples africains de faire le bilan de leur évolution des 50 ans passés. Et faire une projection sur les 50 années à venir. Ça ne doit pas se faire dans un cadre uniquement festif. On doit réfléchir", confie-t-il en voyant sûrement les cinquantenaires qui se déroulent dans certains pays africains. Sur le même sujet, il va d'ailleurs plus loin dans un discours pas du tout tendre à l'endroit de l'Hexagone "Je suis très fier de Gbagbo. Il a dit non à ce folklore organisé par Sarkozy à Paris. Que des chefs d'Etat africains aillent faire parader leurs troupes sur les Champs Elysées, est une honte. Ce que Gbagbo a fait est un symbole au moment où on fête notre indépendance", se libère le confrère auteur de plusieurs ouvrages. Il ne manque pas de jeter un regard sur la Rti qui est désormais captée dans le monde via le bouquet Canal Sat. Son jugement est implacable pour la "Maison bleue". "La Rti, constate-t-il, est sinistrée. Il faut tout reprendre pour mettre les hommes qu'il faut à la place qu'il faut. La Rti appauvrit la conscience des Ivoiriens. Il lui faut un plan Orsec", constate le journaliste. Il ne manque pas de dire que l'emprisonnement des confrères de "Le Nouveau Courrier" est un scandale. Evoquant le cas de son dernier livre, "Blanchissez-moi tous ces nègres", Serge Bilé révèle que l'idée d'écrire cet ouvrage lui est venue lors d'une rencontre à Turin en Italie, avec un médecin panaméen qui lui a montré la photo d'un nègre blanchi au labo avec des produits chimiques. A Philadelphie aux Usa vers 1800." Source ici.
















jeudi 22 juillet 2010

Nouveau Courrier. L'attente...



— — — — — Wish you were here ! — — — — —





mardi 20 juillet 2010

Nouveau Courrier. Vers la fin ?





"Les responsables du quotidien Le Nouveau Courrier ont comparu hier après midi (lundi 19), devant le Tribunal de première instance des Chambres civiles."

Le verdict attendu demain (mercredi 21 juillet)...

lundi 19 juillet 2010

Célébration de la culpabilité






A Celebration of Guilt

Se mettre dans de beaux draps... C'est ce que semble avoir fait le procureur de la République de Côte d'Ivoire...



Il s'agit à présent de ne pas "faire perdre la face à l'appareil judiciaire" (sic) !


AFP, lundi 19 juillet 2010 :

"Le gouvernement ivoirien a dit lundi souhaiter la remise en liberté des trois journalistes écroués à Abidjan à la suite de la publication des conclusions confidentielles d'une enquête judiciaire sur des malversations présumées dans la filière cacao en Côte d'Ivoire.

"Pour nous, il s'agit de tout faire pour que les journalistes soient libérés", sans faire perdre la face à l'appareil judiciaire,
"c'est notre ligne de conduite", a déclaré le ministre de la Com-munication et porte-parole du gouvernement Ibrahim Sy Savané.

M. Savané, revendiquant un rôle de conciliateur, s'exprimait lors d'une réunion à son cabinet avec les organisations professionnelles de la presse ivoirienne, qui ont exigé la
"libération sans délai" de leurs confrères.

Le ministre a assuré qu'il n'y avait
"aucune remise en cause de la loi" de 2004 sur la presse, qui exclut les peines d'emprisonnement pour les journalistes." Suite...



S'il faut en passer par là pour...
la construction de la lumière !






















The deception...



... of the Thrush...

(Inécoutable : Jiwa mis en
liquidation judiciaire.
Voir plus bas un extrait en Daily Motion...)



Thrush, traduction :
1. muguet
2. grive
3. mycose vaginale


Au choix... de la "déception" - ou, pour une traduction plus juste, parmi les possibilités : 1. tromperie, 2. supercherie, 3. duperie, 4. fourberie, 5. fausseté...

les3colombes.com
1. muguet


visoflora.com
2. grive


3. mycose vaginale


Ou autres : quid (4) des options multiples !?





dimanche 18 juillet 2010

Nouveau Courrier. Quid ? - 3



Les médias français commencent à faire écho à l'info...

Journal de France-culture ce matin 9 h 00, RFI, Le Monde...

Suite à ce que...

"La France a simplement rappelé son attachement 'au libre exercice par les journalistes de leur métier, en Côte d'Ivoire comme partout ailleurs dans le monde'. Le consulat de France à Abidjan a proposé à Théophile Kouamouo de bénéficier de la protection consulaire, mais celui-ci a pour l'instant refusé."

Et tandis que...

"l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (Unjci), le Syndicat national de la presse privée (Synappci) et l'Organisation des journalistes professionnels de Côte d'Ivoire (Ojpci), au Plateau, ont menacé, par souci de solidarité, de faire publier la fameuse enquête au cas où le procureur maintiendrait sa position."



samedi 17 juillet 2010

Nouveau Courrier. Quid ? - 2




Etape 2 : la MACA...

Selon toute apparence, le commentaire de Mona sur le blog de Théo n'en devient que plus pertinent : "une énorme bêtise de M. le procureur" !

Avec une question : pourquoi ce silence total des médias français si prompts d'habitude à faire leurs choux gras des difficultés ivoiriennes ? Silence étonnant quand, a fortiori, un journaliste, Français de surcroit, ancien du Monde, est emprisonné ! Serait-ce parce qu'il a eu raison contre tous ses collègues français, au coeur de la crise ivoirienne ?






jeudi 15 juillet 2010

mardi 13 juillet 2010

Feu d'artifice Godwin...



«Lorsqu'on est à court d'argument, évoquer le fascisme. C'est ce qu'on appelle atteindre le point Godwin»

Un feu d'artifice Godwin (Bertrand, Estrosi, Morano, Raoult) avant un bouquet final donnant en contraste dans la sobriété...

L'UMP et le couple Sarkozy, adeptes du point Godwin

Par Albert Herszkowicz

Lu sur Rue89 :

"L'association Mémorial 98, qui combat le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme, s'est souvenue des propos de Carla Bruni-Sarkozy contre le site Web du Nouvel Observateur et les rapproche de ceux tenus actuellement contre Mediapart par des représentants de l'UMP.

Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, a accusé le 6 juillet Mediapart d'user de «méthodes fascistes». Le lendemain, Christian Estrosi, ministre de l'industrie, a fustigé «ce fameux site, qui rappelle dans son comportement une certaine presse des années 30», précédant Nadine Morano : «Aujourd'hui, ce sont des méthodes des années 30» avec «des sites Internet qui utilisent des méthodes fascistes». Ou plutôt «des méthodes collaborationnistes» pour Éric Raoult, député et maire du Raincy, le 8 juillet.

Faire appel aux événements liés à la Seconde Guerre mondiale, c'est une pratique fréquente dans les forums de discussions, lorsqu'on est à court d'argument. C'est ce qu'on appelle atteindre le point Godwin, du nom de son inventeur.

Des éléments de langage qui banalisent la Shoah

D'où provient le style des attaques de l'UMP contre la presse indépendante et en particulier contre Mediapart, le comparant à la presse «collaborationniste»? Qui élabore de tels «éléments de langage» ?" La suite...


Aux frontières du ridicule,... mieux vaut en rire...




lundi 12 juillet 2010

And the winner is...




... Paul le poulpe !

Quant au reste... Parmi le nombre incalculable des possibles qui ne seront pas advenus...

« La main de Henry était peut-être involontaire, partiellement accidentelle, instinctive. Suarez, lui, a simplement fait le travail du gardien de but. Et il a privé le Ghana d'un grand événement – sans sa main, le ballon était au fond. Le Ghana pouvait peut-être gagner le Mondial, on ne le saura jamais. La main de Suarez n'a pas floué seulement le Ghana : elle nous a tous floués. » (Peter Seddon, auteur de « L'Etonnante Saga du Mondial », interview par Hubert Artus dans Rue89)





mercredi 7 juillet 2010

Foot comme métaphore : la part du hasard



L'élimination du Ghana n'a laissé aucun doute sur ce qu'on savait déjà : la part du hasard est loin d'être négligeable dans le foot... Avec tout ce que cela suppose de mise à l'écart de la morale et de la justice.


Voilà une victoire arrachée par un arrêt à deux mains face à une défaite uruguayenne qui sans cela eût été incontestable... Un arrêt suivi d'une possiblité de "rattrapage" pour le Ghana - un penalty arrêté par une barre transversale côté sortie (à un demi-millimètre près), débouchant sur une séance tirs au but dont le vainqueur ne faisait plus aucun doute après le coup au moral ghanéen qu'on imagine aisément.

Exit la morale : arrêter un but à la main peut payer en dernier recours, et (exit la justice) ne connaîtra comme sanction que la remise en jeu vers une victoire probable de l'équipe du fautif...


C'était un seul exemple de ce qui servira de base à l'enseignement des adolescents sur les "nobles valeurs du sport"...

On pourrait ajouter le hasard des erreurs d'arbitrages, comme avec le but anglais refusé contre l'Allemagne, ou le but brésilien marqué à l'appui de deux contrôles à la main contre la Côte d'Ivoire (but pour lequel on a oublié les excuses), etc., etc., depuis la qualification des bleus "haut la main"... le tout débouchant en France sur une affaire d'Etat avec commission d'enquête ! - arrivant en temps opportun pour faire passer au second plan d'autres affaires...

Et, vae victis, voilà nombre de vaincus jadis portés aux nues, qui sont à présent accueillis avec tous les déshonneurs aux défouloirs nationaux : France, Brésil, Argentine, etc. Métaphore de l'honneur et du déshonneur nationaux.

Un ridicule qui ignore la part considérable du hasard, auquel les joueurs d'équipes qui souvent se valent ne peuvent pas grand chose, non plus que leurs entraîneurs, honnis avant d'être exaltés (comme en 1998 Jacquet longtemps hué par L'Equipe), ou à l'inverse... exaltés avant de se voir humiliés (jusqu'à l'appui, pour Anelka, de gros mots peut-être même pas prononcés - L'Equipe toujours)...

Cela à l'appui de rideaux d'encre comme le salaire des joueurs, qui doivent sans doute gagner de l'ordre de un pour mille de ce qu'ils rapportent aux sponsors et industries diverses, médiatiques ou autres... Exit le hasard...

Hasard : encore ce que Paul le Poulpe, avec ses "prophéties" aléatoires, enseigne selon une sagesse dont lui seul fait preuve. Et lui, contrairement à d'autres pieuvres, ne jette d'encre aux yeux de personne.



vendredi 2 juillet 2010

Astérix en Afrique du Sud (épilogue ?)



2010 : grève bleue...


Auparavant...
1998 : rêve bleu...


On avait donc dû rêver... La "blague vlan beurre" (champions du monde) rejouée en 2000 (champions d'Europe),... s'effondrerait comme un soufflet en 2002 (Le Pen au second tour de la présidentielle).

Après l'effondrement, confirmé en 2007 : le programme du nettoyage arrivé au pouvoir, le fracas de la sortie du rêve en 2002 serait donc à présent confirmé ?



Ce n'aurait été qu'un rêve ?


... Quand l'Allemagne a compris la force de l'esprit d'équipe et d'ouverture, quand l'Italie est éliminée avec son équipe "white white white", la France avait elle aussi, déjà dans les têtes, écouté les chantres du repli en défense. À présent, parmi ces chantres amers certains se lâchent...



mercredi 30 juin 2010

Espagne - Portugal / Espagne - Paraguay



Le traité de Tordesillas et la coupe du monde de football !

Le 07 juin 1494, les Rois Catholiques d'Espagne et Jean II du Portugal s'accordent sur la délimitation de leurs futures possessions coloniales. L'année précédente, une bulle du pape Alexandre VI Borgia avait partagé le globe en deux moitiés, l'une revenant au Portugal, l'autre à l'Espagne. Le traité de Tordesillas repousse vers l'ouest cette ligne de démarcation : elle passe à 2 000 kilomètres à l'ouest des îles du Cap-Vert. Toutes les terres nouvellement découvertes à l'est de cette ligne appartiendront au Portugal, l'Espagne ayant les terres situées à l'ouest. La France et l'Angleterre n'accepteront pas ce partage. François Ier demande à voir « la clause du testament d'Adam qui l'exclut de ce partage ».


C'est en vertu de ce partage que le Paraguay est entré dans l'orbite espagnole. Il affrontera donc en quart de finale du "mondial" celui des deux propriétaires (en l'occurrence le sien) qui a vaincu l'autre en huitième de finale...



Et pendant ce temps, dans la série "l'affaire est grave"... la suite...



Astérix en Afrique du Sud (suite)



L'heure est grave : un (ou, pire : plusieurs !) gros mot(s) a-t-il (ont-ils) été prononcé(s) dans les vestiaires des "bleus", et si oui le(s)quel(s) ?


L'affaire est urgente : l'assemblée nationale a mis en place une commission d'enquête. Voilà qui permet de mesurer la gravité exceptionnelle et le degré de l'urgence, quand on sait que l'on en attend toujours concernant l'attentat de Karachi ou le présumé bombardement Bouaké (toujours, en principe, depuis 2004, présumé, jusqu'à ce qu'une enquête permette d'en savoir plus)...



(Un portrait de Michael Jackson des plus troublants)


Pendant ce temps, d'autres jouent au foot...




jeudi 24 juin 2010

«C’est l’image de la France que vous avez ternie»



... dixit Roselyne Bachelot, membre de l’UMP, ministre de la santé & ancienne employée de l’industrie pharmaceutique (cf. grippe H1 N1).


Le grand bleu


Nouvelobs.com énumère de même, parlant de l'image de la France à l'étranger (dans un article intitulé : "Affaires : la presse étrangère juge sévèrement nos ministres") :


L'utilisation abusive des logements de fonction

"On n'a jamais vu ça en Allemagne", commente Stefan Simons, chef du bureau parisien du Spiegel. Ici en France, la presse ne s'est pas attardée sur Fadela Amara ni sur Christian Estrosi, qui n'habitent pas leur logement de fonction mais en font profiter leur famille. "Aux Etats-Unis, ce serait un grand scandale", commente l'essayiste Ted Stanger. [...]


Les cigares de la démission

[Selon] Gero Von Randow, correspondant de l'hebdomadaire Die Zeit, "en Allemagne, les scandales sont réglés de façon beaucoup plus rapide qu'en France. Dès lors qu'il y a enrichissement privé, c'est toujours la démission. C'est arrivé par exemple lorsqu'un ministre a utilisé sa voiture de fonction à titre privé, durant ses vacances."

Que dire alors de Christian Blanc, qui s'est fait offrir par l'Etat 12.000 euros de cigares en dix mois ? "C'est assurément un cas de démission!", poursuit Gero Von Randow. "En cas de scandale, les ministres démissionnent assez tôt, pour éviter que l'opprobre ne s'étende à l'ensemble du gouvernement." Et de rappeler que Cem Özdemir (du parti Les Verts) a dû quitter le Bundestag, seulement pour avoir utilisé à titre personnel les "Miles" amassés lors de ses déplacements d'élu. [...] Christian Blanc serait également en très mauvaise position s'il était britannique. "C'est bien simple, il serait au chômage. C'est absolument sûr !", insiste Charles Bremner, correspondant du Times. "Il y a eu au Royaume-Uni une série de scandales au sujet des frais parlementaires. Les élus concernés ont dû se retirer, même quand ils étaient mis en cause pour des sommes mineures."


"La vie politique de Christine Boutin serait terminée"

Le cumul de la retraite de parlementaire avec un salaire de ministre surprend les correspondants étrangers. "Au Canada, cela ne viendrait à l'idée de personne", selon Manon Globensky. Même point de vue en Allemagne. "Si un scandale éclatait comme pour Christine Boutin, la pression serait tellement forte que cela se traduirait normalement par une démission", commente Gero Von Randow. [...]

"Aux Etats-Unis, la vie politique de Christine Boutin serait terminée [...]", souligne Ted Stanger. [...]


"Mitterrand n'aurait jamais pu être nommé ministre"

Frédéric Mitterrand, lui, n'est pas soupçonné de profiter de sa fonction. Le ministre de la Culture a fait la une des journaux pour avoir raconté son expérience de touriste sexuel en Asie du Sud-Est, avec de jeunes garçons. "C'est bien simple, aux Etats-Unis, Frédéric Mitterrand n'aurait jamais pu être nommé ministre", estime Ted Stanger, "même Néron aurait évité de le prendre au gouvernement !" Le Britannique Charles Bremner est à l'unisson : "Mitterrand n'aurait jamais pu être nommé ministre, c'est complètement impensable." Au Canada, où l'on évite de parler de la vie privée des élus, Manon Globensky rappelle tout de même qu'un ministre a été contraint de démissionner pour avoir oublié des dossiers confidentiels chez sa maîtresse…

[...]


Karachi, nouveau Watergate ?

L'affaire la plus embarrassante concerne finalement le président de la République lui-même, avec l'attentat de Karachi : la justice explore la piste de rétrocommissions à des fins de financement politique. "Au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy serait mort !", s'avance Charles Bremner, "ce serait un énorme scandale qui resterait à la une de la presse pendant des semaines et des semaines. Le président Nixon a démissionné pour avoir fait espionner ses adversaires démocrates. Ce n'est rien à côté d'une affaire qui a indirectement provoqué la mort."

Et dans ces pays, Nicolas Sarkozy ne serait pas protégé par l'immunité présidentielle. "Le Chancelier allemand n'est pas au dessus des lois. Il pourrait par exemple être convoqué comme témoin", relève Gero Von Randow. "Si Barack Obama était mis en cause dans une affaire de financement occulte, ce serait extrêmement dangereux pour lui", souligne Ted Stanger. "Un procureur serait nommé, et si l'enquête établissait que les soupçons sont fondés, le président ferait face à une procédure d'impeachment."




"
Des scandales à répétition",

poursuit l'article, avec une nouvelle énumération... allant de l'Epad et Jean Sarkozy, à Kouchner, l'Afrique et sa compagne nommée à la direction de l'audiovisuel public extérieur, en passant par Hortefeux et sa sortie raciste, Yade et l'hôtel sud-africain, Besson et le mensonge sur le délit de solidarité, ou encore les questions de cumul entre rémunérations de ministre et retraites de parlementaire, auquel ont dû finalement renoncer Roselyne Bachelot (Santé), Michèle Alliot-Marie (Justice), Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement), Patrick Devedjian (Relance), Michel Mercier (Espace rural), Jean-Marie Bockel (secrétaire d'Etat à la Justice)...




lundi 21 juin 2010

Astérix en Afrique du Sud



Après tout, rien que de très gaulois dans le bleu pataquès...



Ne reste plus qu'à bâillonner, au banquet final, le barde journalistique qui a cru bon - par petite vengeance ? - de brailler en "une" des grossièretés qui n'ont peut-être même pas été prononcées !



Consolation : si une équipe représente son pays, les éléphants, qui représentent toute la mosaïque et la diversité du pays, montraient eux, pourtant défaits face au Brésil, une réelle unité et une belle allure !