jeudi 24 janvier 2013

Devant la CPI ou la révélation de la "crise ivoirienne" comme crise mimétique


« Dès que nous sommes hostiles à quelqu’un, nous l’accusons de faire des victimes », explique René Girard (Philosophie magazine / hors série nov. 2011).


C’est là un fruit de la révélation judéo-chrétienne de l’innocence de la victime. Innocence toujours à nuancer, certes : « On doit se ranger du côté des opprimés en toute circonstance même quand ils ont tort, sans pour autant perdre de vue qu’ils sont pétris de la même boue que leurs oppresseurs », rappelait Cioran (De l’inconvénient d’être né).

Le fruit n’en est pas moins déviant : depuis que l’on sait l’innocence des victimes, on accuse donc celui que l’on veut détruire de « faire lui-même des victimes » ! Étonnant paradoxe qui répond à la demande persistante, quand même et malgré tout, d’un bouc émissaire…

En effet, « avoir un bouc émissaire, c’est ne pas savoir qu’on l’a ; apprendre qu’on en a un, c’est le perdre » (René Girard, ibid.).

Or on ignore le statut de bouc émissaire de celui qui fait l’unanimité contre lui. C’est pourquoi :

« "Si tout le monde est d’accord pour condamner un individu, libérez-le, il doit être innocent" (le Talmud, cité par Lévinas). L’accord contre lui est un accord mimétique » (René Girard, ibid.).


Voilà qui résume remarquablement la crise ivoirienne !

Un Gbagbo diabolisé comme rarement homme l’a été, et dont le temps qui passe a déjà révélé l’innocence sur tous les dossiers qui avaient servi à le diaboliser (charnier de Yopougon, escadrons de la mort, bombardement de Bouaké, affaire Kieffer, etc.).

Un bouc émissaire dont on ne savait pas qu’il en était un : tous unanimes contre lui. Procès médiatique universel qui faisait porter à quiconque soutenait le Président ivoirien le grief étrange d’être « seul contre le monde entier » — et d’avoir donc forcément tort !

C’est cette unanimité précisément qui a fini par induire quelques soupçons, comme chez Guillebaud, qui reprend concernant Gbagbo le propos talmudique : « Quelque chose cloche à Abidjan » écrit-il — sans en tirer toutes les conséquences… tant la diabolisation a été efficace !

Gbagbo mis au cachot au nord de la Côte d’Ivoire puis dans la prison de la CPI vérifie désormais l’aboutissement du processus mis en lumière par René Girard : « L’élimination de la victime fait tomber brutalement l’appétit de violence dont chacun était possédé l’instant d’avant et laisse le groupe subitement apaisé et hébété. »

Que fera donc la CPI — dernière figure en l’espèce de la « communauté internationale » unanime — pour ne pas succomber à son hébétude ?


vendredi 18 janvier 2013

jeudi 17 janvier 2013

mercredi 16 janvier 2013

mardi 15 janvier 2013

mardi 8 janvier 2013

Degré glacial de popularité continentale...



Quand Dramane salue Dramani dans un silence glacial !

Par Shlomit Abel

Ouattara s’est donc déplacé à Accra, capitale du Ghana hier pour assister à l’investiture véritable du véritable chef de l’Etat, John Mahama Dramani, tout de blanc vêtu. Sa visite aura été très rapide car l’argent qui travaille l’attend impatiemment en Côte d’Ivoire, son cher pays qui ne peut pas se passer de celui qui à défaut de créer l’argent, le tricote et l’insère dans la construction des ponts et autoroutes ! Cet argent si visible dans les travaux herculéens, voire titanesques de quelques chantiers gigantesques, a du mal à se répliquer en modèles plus réduit, sonnants et trébuchants, pièces rondes et rectangles de papier dans les poches des ivoiriens… Mais grâce à la présence de Christine Lagarde, son amie, sa sœur du FMI, avec laquelle il planche en ce moment, il nous livrera bientôt la suite 2 du cours d’économie sur l’argent qui travaille.

Il semblerait que son passage éclair au Ghana soit dû aussi, au peu de chaleur rencontrée lors de son escale. Le bruit court que le pauvre mal aimé, en l’absence de sa chère Dominique, toujours vaillante, toujours tellement souriante, tellement généreuse en vaccins, kits d’école, cadeaux de Noël-, a été sérieusement humilié lorsqu’il s’est approché de son collègue Dramani qui recevait les salutations de ses amis lors du cérémonial des vœux. Quel affront, un Dramane chahuté alors qu’il vient saluer son presque homonyme Dramani, qu’il veut féliciter pour son investiture ! La foule a observé une minute de silence, glaciale, paraît-il, avant de lever la voix, de murmurer de plus en plus fort sa désapprobation ! Et de ce fait, il n’a pu poser la question à son hôte, question qui le taraude et le mine : comment se faire aimer d’un peuple, comment gagner une élection sans bourrer les urnes ? Il a tout essayé, lui aussi s’habille souvent en blanc, demande que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire, son porte parole Joël N’guessan, a même joué les prophètes bibliques avec ses expressions « que celui qui a des oreilles, que celui qui a des yeux… », Mais, rien n’y fait, les Ivoiriens ne se reconnaissent plus dans ces paroles sans avenir d’un faux prophète et de son mentor

Et pourtant, aujourd’hui encore, Ouattara fait des efforts : il n’est pas venu avec la DST et ses agents pour essayer de ramener de force dans ses bagages quelques exilés « sur le point de rentrer », comme le relaient régulièrement ses journaux. Il n’a pas non plus profité de son escapade ghanéenne pour rencontrer ses chers compatriotes militaires en exil pour leur proposer de rebâtir avec lui la nouvelle armée ivoirienne réconciliée de demain. Il aurait pu le faire, car les anciens frères Cissé s’affranchissent de plus en plus de leur Grand Frère, et leur place dans l’armée devient vacante, maintenant que les Forces Rebelles, pardon républicaines de CIV ont toutes montées des commerces de proximité qui prennent le Président au mot en faisant travailler l’argent de l’Etat, sous forme de check points, et de cabinets de « parrainage chantant » des entreprises et petits commerces : ne dit-on pas que le soir leurs barrages de contrôle poussent comme des champignons dans tous les quartiers d’Abidjan ? Ne les voit-on pas rester très près des étals pour « sécuriser les marchands » ?

Pauvre Ouattara, il a même renoncé au réveillon avec Nicolas et Carla, et Dominique ne pourra pas offrir à la petite Julia Sarkozy, après les milliers d’enfants rattrapés, le cadeau de Child of Africa auquel tous les Ivoiriens ont contribué même sans le savoir, car pris sur le budget de l’état !

Pauvre Président privé de France, mais consolé par la sauterie organisée par ses proches pour fêter son déclin, son 71ème hiver avec la musique et le play-back de Chris Brown et le corps déhanché dé Rihanna, tandis que les Ivoiriens se faisaient piétiner dans l’obscurité, faute de forces de l’ordre pour assurer leur sécurité, trop occupée qu’elles étaient à assurer celle de l’Economiste qui travaille d’arrache pied à gaspiller les deniers publics !

Pauvre Ouattara,les catastrophes de fin d’année, l’ont obligé à faire profil bas et serrer les mains des blessés, promettre des enquêtes bouclées en un temps record, alors que les auteurs de la plupart des massacres non seulement courent toujours, mais ne sont même pas interpellés : Ainsi le préfet de Nahibly, Jean Baptiste Etoh, qui assiste en direct au carnage, sans bouger, sans lever le petit doigt pour éviter le pire…

Heureusement qu’il aura eu une compensation avec l’arrivée de Christine Lagarde, venue saluer ses efforts, sa bonne gouvernance, affirmer qu’elle croit au second miracle économique de la Côte d’Ivoire, fêter les rois avec lui, extraire jusqu’à la dernière fève de la galette Côte d’Ivoire, et l’exhiber tel le travail qui doit se visibiliser à l’étranger, dans cette Côte d’Ivoire en chantier, où l’avenir des Ivoiriens ne sera plus que virtuel, un écran de fumée...

la Côte d’Ivoire relevée, libéré est-ce seulement un rêve ? Non, si la marée humaine ivoirienne, puis de toute l’Afrique de l’ouest, déferlait comme une lame de fond, pour dire non à ce scénario inique qui n’a que trop duré et vomir bien loin de ses rivages tous ces croques morts du FMI [...]

Shlomit Abel, 8 janvier 2013

Lire l'article sur resistanCIsraël.


lundi 7 janvier 2013

Instrumentalisation de la CPI - la Russie s'insurge


Harcèlement contre les Africains et les Serbes, soumission flagrante aux puissances impérialistes, manque total d’objectivité, impuissante face aux criminels protégés par l’Occident. Les travers de la Cour pénale internationale (Cpi) n’échappent à personne. Sous le titre de « A quand une nouvelle Cour pénale internationale ? », une radio russe a jeté un pavé dans la marre boueuse de la Cpi.


Cette question est récurrente depuis déjà un certain temps... Il est alarmant de voir la manière d’agir de la « Cour pénale internationale » (Cpi), censée représenter la justice dans un monde où bien souvent les droits fondamentaux ne sont pas respectés, quand ils ne sont pas carrément violés. Pourtant, au fil des ans, rien ne change. Au contraire, tout ne fait qu’empirer. Si l’on observe les différents procès mis en scène par la Cpi, on ne peut que mettre en doute l’objectivité de cette institution et les valeurs qu’elle défend. La nationalité des détenus est un exemple éloquent de la partialité de la Cpi. Selon ses juges, les seuls criminels du monde sont des Serbes et des Africains. Et leurs crimes ? Souvent, ils sont accusés d’avoir défendu avec trop de « zèle » leurs propres peuples et d’avoir refusé de se soumettre aux puissances traditionnelles.

Le cas du président Ivoirien déchu, Laurent Gbagbo, en est une démonstration flagrante. Laurent Gbagbo est emprisonné à la Cpi, pendant que les vrais criminels, responsables de massacres de milliers de civils non seulement se promènent librement, mais sont reçus en amis par les gouvernements occidentaux. Rejeter toute domination et revendiquer sa souveraineté est un crime suffisamment grave pour se retrouver un jour devant la Cpi. Car la Cpi ne reconnaît pas la souveraineté nationale des Etats (ou plutôt de certains Etats).

C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles la Chine est ouvertement hostile à la Cpi. La Russie a quant à elle exprimé maintes fois ses inquiétudes quant à l’objectivité de ce tribunal.

Au delà des apparences, que représente véritablement la Cour pénale internationale ? Un tribunal aux ordres des puissances occidentales, rien de plus. En témoigne la vidéo d’une récente «conférence » à laquelle participaient MM. Mc Cain et Bernard-Henri Lévy. Cette conférence traitait notamment de la nécessité d’une intervention militaire en Syrie et de la position dominante des États-Unis dans la région.

BHL affirmait qu’une intervention militaire en Syrie était aujourd’hui plus indispensable que l’opération libyenne. Le «brave guerrier » Mc Cain insistait sur [...]

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Mikhail Gamandiy-Egorov
(Radio la voix de la Russie)
Rédaction en ligne
Notre voie / N°4309 du vendredi 4 janvier 2013
Via resistanCIsraël


samedi 5 janvier 2013

jeudi 3 janvier 2013

Stats. Variabilité catastrophe


Du 29 décembre...

Au lendemain 30 décembre...

mercredi 2 janvier 2013

Feux d'artifice du nouvel an


CONDOLEANCES DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO A LA NATION


C’est avec consternation que le Président Laurent Gbagbo a appris la triste nouvelle, par suite d’une bousculade à Abidjan-Plateau, qui a entraîné la mort collective de plusieurs dizaines de nos compatriotes et des centaines de blessés de retour d’une cérémonie de feux d’artifice qui a marqué l’avènement de la nouvelle année 2013. Aussi, m’a-t-il prestement instruit d’exprimer en son nom, ses condoléances et sa compassion aux familles et à toute la nation endeuillées et souhaiter un prompt rétablissement des blessés dont nombreux sont dans une situation critique. En ces moments douloureux et de grande tristesse, tout en s’inclinant profondément sur les dépouilles mortelles de nos compatriotes disparus, il reste solidaire des familles en deuil, dans leurs pleurs comme dans leurs prières. Regrettant que c’est la deuxième année consécutive, à la même période, que notre pays vit de tels douloureux événements qui marquent si profondément la conscience des Ivoiriens et de la communauté humaine, le Président Laurent Gbagbo prie Dieu pour qu’il épargne, à l’avenir, notre nation de telle drame.

Pour le Président Laurent Gbagbo
Son porte-parole et son représentant
Le ministre Justin KONE KATINAN