samedi 28 septembre 2013

Côte d'Ivoire - élection 2015


1) Retour de Gbagbo au pouvoir ?

2) Ouattara pourra-t-il se présenter ?


1)

2)


mardi 24 septembre 2013

Ministre de Ouattara : "la torture ne tue pas"



L'aveu est glaçant :





lundi 23 septembre 2013

Déclaration sur la situation en Côte d’Ivoire



Par Claude Koudou, directeur de la collection "Afrique Liberté" des éditions L'Harmattan :


Depuis plus de deux ans, la Côte d’Ivoire vit une situation chaotique. Les souffrances des populations, mises dans un état de dénuement total – du fait des forfaits commis par les dozos et autres supplétifs complices de monsieur Ouattara – se sont amplifiées à cause d’une politique locale délétère.

La mort de Basile Mahan Gahé, enregistrée le lundi 16 septembre dans des conditions que nous savons est d’autant plus scandaleuse que plusieurs « Mahan Gahé » subissent les affres du pouvoir de monsieur Ouattara qui fait de la terreur un allié pour asseoir son régime.

Nous constatons avec amertume que plutôt que de faire de l’exercice de la démocratie son cheval de bataille, monsieur Ouattara banalise l’effusion du sang dans un pays naguère Havre de paix.

Par ses discours de défiance et sa propension à prôner la violence – « je rendrai ce pays ingouvernable … » –, monsieur Ouattara a par la semence de la haine, réussi à diviser un pays de plus d’une soixantaine d’ethnies. Les populations qui vivaient en bonne intelligence grâce à un brassage exemplaire, se regardent aujourd’hui en chiens de faïence.

Ne pouvant accéder à la magistrature suprême en Côte d’Ivoire, Ouattara a choisi de monter une rébellion qui a mis une dizaine d’années pour avoir raison de Laurent Gbagbo, d’autant plus que les médias-mensonges et des parrains internationaux ont ouvertement apporté leurs contributions.

Dans un pays comme la Côte d’Ivoire, quelques principes élémentaires peuvent contribuer à la normalisation de la situation :
*  La libre circulation des personnes et des biens
*  La liberté d’expression et de réunion
*  Les droits de l’opposition (financement de partis politiques ; liberté de manifestations ; …)
*  La sécurité des personnes quelles qu’elles soient…

Nous avons noté par ailleurs que la mort de Mahan Gahé n’a pas ému l’exécutif ivoirien qui n’a pas trouvé utile de produire un communiqué, ne serait-ce que pour soutenir la famille éplorée. Le scandale gravit un cran lorsque les auteurs des tortures et sévisses sur la personne de Mahan Gahé sont identifiés.

Il convient de rappeler à l’opinion nationale et internationale que le pouvoir de monsieur Ouattara a été installé par les armes et les bombes au prétexte de la promotion de la démocratie.

Il faut donc dénoncer ce pouvoir parce qu’il est bourreau de son propre peuple.

Nous constatons objectivement que :
*  Ouattara ne se soucie pas de l’exercice de la démocratie
*  Au contraire, il a travaillé farouchement à attenter à l’existence d’une opposition
*  Il ne respecte pas la Constitution – plusieurs Ivoiriens en exil et aucune garantie pour leur retour – ;
*  Il pille les richesses du pays avec un clan recruté sans souci d’efficacité et de compétences ;
*  Il détient plusieurs prisonniers politiques dans ses geôles ;
*  Il promeut le « rattrapage » ethnique comme mode de gouvernance…

Des preuves étant montrées fréquemment – également par des ONG – que monsieur Ouattara viole constamment les droits de l’Homme, le pouvoir ivoirien est dictatorial et ne mérite pas de diriger la Côte d’Ivoire.

Instamment, pour qu’une vraie réconciliation – fondement d’une paix viable – puisse voir le jour, nous demandons la libération de tous les prisonniers et la mise en présence des acteurs clés de la crise. Nous pensons que des discussions ivoiriennes qui en découleraient, pourront sauver ce pays.


Fait à Paris le 21 septembre 2013

Claude Koudou, Analyste politique, Enseignant-Écrivain, Directeur de la Collection « Afrique Liberté » chez les Éditions L’Harmattan

(via Saper Aude)


samedi 21 septembre 2013

jeudi 19 septembre 2013

mercredi 18 septembre 2013

mardi 17 septembre 2013

Côte d’Ivoire : syndicaliste mort des suites de ses tortures



REACTION DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS A L’ANNONCE DU DECES DE BASILE MAHAN GAHE


C’est avec une profonde émotion que nous apprenons le décès, à Abidjan, de Basile Mahan Gahé, Secrétaire général de la centrale Dignité, ce lundi 16 Septembre 2013.

Nous nous associons tout d’abord à la douleur de sa famille et de ses proches.

Avec la disparition de ce symbole, c’est le monde syndical ivoirien, africain et international, mais aussi le peuple ivoirien qui sont en deuil.

Basile Mahan Gahé a payé de sa vie les multiples actes de tortures subis avant et pendant sa longue détention arbitraire dans les geôles de Boundiali. Tabassé sauvagement à plusieurs reprises par la soldatesque de Ouattara, lors son arrestation, ce sexagénaire a également subi des mauvais traitements pendant les 22 mois passés en prison dans le nord du pays.

Vu la gravité des faits, Amnesty International dénoncera son cas, dans un de ses rapports :

«… Il a été arrêté sans inculpation le 26 avril chez lui, à Abidjan, par des membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), qui ont perquisitionné et mis son domicile à sac… Amnesty International a reçu des informations crédibles indiquant que cet homme a été soumis à des actes de torture, en particulier dans les jours qui ont suivi son arrestation, et qu’il serait en mauvaise santé. L’organisation a appris que, une nuit, celui-ci avait été emmené au cimetière de Yopougon et attaché. Des agents des forces de sécurité ont alors commencé à faire feu autour de lui pour lui faire croire qu’ils allaient le tuer. Une autre fois, il a été frappé au dos à maintes reprises avec le plat de la lame d’une machette. La douleur était si intense qu’il ne pouvait même plus s’asseoir ».

Libéré par la suite grâce à la mobilisation d’envergure de nombreuses organisations syndicales internationales, et en particulier de la CGT-France, qui ont fait de sa défense un point d’honneur, il ne s’est jamais remis des souffrances infligées par ses tortionnaires, et il en a gardé de très graves séquelles.

Mais, comble du raffinement dans la perversion, ses comptes bancaires ont été bloqués par le régime de Ouattara, l’empêchant, ainsi, d’accéder aux soins dont il aurait dû bénéficier, passé ce martyre. En effet, comment se soigner, sans argent, dans un pays où l’assurance maladie n’a pu être mise en place à cause de l’ingérence française dans la politique du gouvernement de l’époque ?

Cependant, il faut souligner, qu’envers et contre tout, Basile Mahan Gahé n’a jamais renoncé à son combat. C’est un homme debout, qui témoigne, avec un immense courage, en Mars 2013, au 50ème congrès de la CGT, malgré les tentatives d’intimidation dont il a été l’objet à la veille de cette invitation : tentative d’enlèvement, assassinat de sept membres de sa famille, incendie du reste de son village sacrifié.

C’est à juste titre que les congressistes lui réservent, debout, une salve d’applaudissements, à l’issue de cette forte, et inoubliable, prise de parole.

L’immense Basile Mahan Gahé aura, ainsi, porté jusqu’au bout son combat pour le monde du travail.

En ce jour sombre de l’annonce de son décès, suite aux mauvais traitements et tortures subis dans les geôles du régime tortionnaire de Ouattara, le comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens tient, personnellement, M. Alassane Ouattara pour responsable de sa mort tragique.

Et le tiendra également responsable de ce qui pourrait arriver aux personnes récemment libérées ainsi qu’à celles qui sont encore illégalement détenues. La torture étant une pratique généralisée.

Nous réclamons également le déblocage des comptes de Basile Mahan Gahé. Nous demandons que l’intégralité des sommes qui s’y trouvaient soit rendue, sans délai, à son épouse. De même pour l’ensemble des personnalités de l’opposition privées de tout moyen de subsistance par cette mesure inique. Nous dénonçons aussi, et de source sûre, le fait que certaines personnes qui ont vu leurs comptes débloqués les ont retrouvés entièrement vides.
Par ailleurs, nous invitons l’ensemble des personnalités de la gauche française et des organisations syndicales à prendre la mesure de la violence du régime installé de force par la France, l’ONU, et la communauté internationale le 11 Avril 2011.

Nous formulons le vœu qu’elles réalisent, ainsi que l’opinion publique française, la gravité de la situation qui est celle de la Côte d’ivoire et de ses citoyens, onze ans après le début du coup d’état le plus long de l’histoire (19 Septembre 2002 - 11 avril 2011).

L’ONDE DE CHOC PROVOQUEE AUJOURD’HUI PAR LE DECES DE BASILE MAHAN GAHE AJOUTE A LA DESESPERANCE DES POPULATIONS ET AU SENTIMENT D’INJUSTICE DE MILLIONS D’IVOIRIENS. COMBIEN FAUT-IL DE BASILE MAHAN GAHE POUR QUE S’EVEILLENT ENFIN LES CONSCIENCES ET QUE LE VENT DE LA JUSTICE COMMENCE A SOUFFLER SUR LA COTE D’IVOIRE ?


LA FRANCE ET SES CITOYENS S’HONORERAIENT A :

- PRENDRE LA MESURE DE LEUR RESPONSABILITE DANS LA TRAGEDIE IVOIRIENNE

- ETRE AUX COTES DU PEUPLE IVOIRIEN QUI SOUFFRE


COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS
Paris le 16 Septembre 2013

Contact du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens :
prisonnierspolitiques.rci@gmail.com



dimanche 15 septembre 2013

Syrie : la lettre d'un ancien ambassadeur de France à François Hollande


Diplomate de carrière de 1972 à 2009, Pierre Charasse fut ambassadeur, notamment au Pakistan, en Uruguay et au Pérou, et a représenté la France dans de nombreuses instances internationales. Depuis le Mexique où, retraité, il réside, il vient d'adresser une lettre aussi ironique que cinglante à François Hollande sur la crise syrienne.




Mexico, le 2 septembre 2013

Monsieur le Président de la République,

Dans l’épreuve que subit actuellement l’humanité du fait de la présence d’armes chimiques en Syrie, vous avez pris la tête d’un grand mouvement mondial au nom de « l’obligation de protéger » les populations civiles menacées. Vous avez très bien expliqué dans votre discours du 27 août devant vos Ambassadeurs que c’était là la vocation de la France, comme elle l’a fait en Libye récemment, et qu’elle ne manquerait pas à son devoir. Votre détermination exemplaire devrait rapidement convaincre vos partenaires européens flageolants et les opinions publiques pleutres, en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et partout dans le monde, du bien-fondé d’une intervention militaire chirurgicale en Syrie.

Naturellement, comme vous l’avez rappelé le 27 août, « l’obligation de protéger » s’inscrit dans une démarche très réglementée par les Nations Unies et incombe en premier lieu aux Etats concernés : protéger leur propre population. En cas de défaillance de leur part, c’est au Conseil de Sécurité qu’il appartient de décider des modalités de mise en œuvre de ce principe. Sous votre conduite, la France s’honorera si elle fait respecter à la lettre cette avancée importante du droit international. Je suis sûr que le Président Poutine sera sensible à vos arguments tout comme le Président Xi Jiping et qu’ils ne feront pas obstacle à vos projets en opposant un veto au Conseil de Sécurité. Peu importe que l’objectif final soit encore un peu flou, ce qui compte c’est la défense énergique de principes clairs.

De même, je suis sûr que d’autres pays suivront la France dans son intention de livrer des armes aux rebelles syriens, malgré les risques que cela comporte. M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères, a annoncé qu’il exigerait des destinataires des armes françaises qu'ils signent un « certificat d’utilisateur final ». Avec une telle fermeté nous aurons l’assurance que nos armes ne tomberont pas entre les mains des combattants Jihadistes du Front Al Nusra-Al Qaeda, qui font partie de la Coalition rebelle (encore très hétéroclite mais que avez le mérite de vouloir unifier, bon courage !) et ne se retourneront pas contre les pays occidentaux qui les ont aidé ou leurs rivaux au sein de la Coalition, voire des populations civiles.

Nous voilà rassurés. Al Qaeda devrait comprendre le message fort que vous lui envoyez. Il est important de bien expliquer que notre ennemi reste le Terrorisme International, même si de temps en temps il faut se montrer pragmatique, comme disent nos amis anglo-saxons, et tendre la main à ceux qui veulent notre perte. Ceux-ci ne devraient pas être insensibles à nos gestes amicaux. Vos services devraient pouvoir sans peine démentir l’information diffusée par l’agence Associated Press selon laquelle des armes chimiques livrées par notre allié l’Arabie Saoudite (le Prince Bandar Bin Sultan, chef des services saoudiens de renseignement) au Front Al Nusra-Al Qaeda auraient été manipulées maladroitement par ces apprentis-sorciers.

Une fois ce point éclairci vous aurez les mains libres pour agir sur la base des informations [...]


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COMMUNIQUE DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS


CONTINUONS LE COMBAT POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES, ET DU PREMIER D'ENTRE EUX, DETENU A LA HAYE, LAURENT GBAGBO

SANS LA LIBERATION TOTALE DE TOUS LES PRISONNIERS, SANS LE RETOUR DE TOUS LES EXILES, SANS LA CESSATION TOTALE DES ETHNOCIDES DE L'OUEST, SANS LE JUGEMENT DU GENOCIDE DE DUEKOUE, SANS L'ABROGATION DE LA POLITIQUE LIBERTICIDE DE RATTRAPAGE ETHNIQUE, SANS l'ANNULATION DE LA LOI SUR LA NATURALISATION ET L'APATRIDIE, PASSEE EN FORCE AU DETRIMENT DES IVOIRIENS ET DE LEURS TERRES, SANS LA RESTITUTION DES BIENS ET LE DEBLOCAGE DES COMPTES, SANS LE RETOUR DE LA LIBERTE D'EXPRESSION ET DU DEBAT DEMOCRATIQUE, LA RECONCILIATION, CONDITION DE LA RECONSTRUCTION DU TISSU SOCIAL, NE POURRA SE FAIRE.

LA CLE DE LA RECONCILIATION SE TROUVE A LA HAYE.
ABIDJAN, PARIS ET LA «COMMUNAUTE INTERNATIONALE»
LE SAVENT


A la date du 6 août 2013, le total cumulé des prisonniers politiques s’élevait à 708 personnes. Or, il y a quelques jours, 4 pro-Gbagbo, ou supposés tels, ont été jetés en prison. Ainsi, le régime de Ouattara continue-t-il sa fuite en avant en poursuivant allègrement sa logique de persécution et de violation généralisée des droits de l'homme.

Un mois et demi à peine après leur mise en liberté provisoire, le régime d'Abidjan menace déjà de reconduire en prison le Président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, et ses camarades : souffrant d'un déficit de légitimité, le régime d'Abidjan opte une fois de plus pour la réduction de toute contradiction idéologique par une instrumentalisation politique de la violence et de la justice.
D'ailleurs Alassane Ouattara et son ministre de la Justice et des droits de l’homme viennent de promettre la construction de 10 nouvelles prisons, affichant de la sorte publiquement leur volonté de durcir un des moyens de répression de la dictature qu'ils ont mise en place, depuis le 11 avril 2011, avec l'aide de la France et de l'ONU.

On sait que les camps illégaux de détention et de torture dont Amnesty international a dénoncé l'existence, continuent à fonctionner. Et que dans les locaux de la sinistre DST, des personnes soupçonnées d'être pro-Gbagbo sont gardées des jours entiers à l'intérieur de containers, dans des conditions que l'on ne souhaiterait à aucun animal.

Aujourd'hui, des prisonniers politiques, provisoirement libérés, souffrent de graves séquelles physiques dues à leurs conditions de détention. S'il est encore impossible d'évaluer précisément l'étendue et l'impact des conséquences des traumas moraux et physiques infligés par leurs tortionnaires, on sait par contre que les conséquences sont importantes et pour certains, terribles. Ainsi, Basile Mahan Gahé, secrétaire général de la centrale syndicale Dignité, qui n'a dû sa libération, après 18 mois de détention arbitraire et illégale, qu'au soutien sans faille de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de la CGT-France, se trouve-t-il aujourd'hui dans un état critique qui a nécessité son évacuation d’urgence à la Pisam (Polyclinique Internationale Sainte Anne-Marie), à Abidjan.

Si la plupart des leaders politiques ont été libérés le 6 Août, il faut rappeler que Simone Gbagbo, Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu, pour ne citer qu'eux, croupissent encore dans leurs cachots, en violation totale de toutes les conventions internationales.
La quasi-totalité des prisonniers anonymes, quant à elle, se trouve à la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan), dans des conditions carcérales de surpeuplement innommables.
Nous venons d'apprendre que les FRCI (soldats de l'armée ethnique Ouattariste ) ont lancé une offensive sur les détenus de cette prison, hier, samedi 14 Septembre. On note plusieurs blessés dont deux cas graves (Source : blog de Alain Doh Bi : http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com). Cette attaque fait suite à celle du 23 au 24 Juillet 2013, pour laquelle le "Collectif des femmes des détenus de la crise postélectorale" a dénoncé le massacre de 57 personnes dont 16 femmes.

Le Nord du pays, considéré symboliquement par le pouvoir comme le lieu le plus sûr, parce qu'étant la région natale des «vainqueurs» qui font régner leur «justice» à travers une terreur généralisée dans tout le pays, est la zone territoriale où ont été embastillées les personnalités proches de l'ancien président Laurent Gbagbo.
Aujourd'hui encore, 28 mois après la prise de pouvoir de Ouattara par la force, les arrestations et les persécutions continuent en toute illégalité, sur la base de présupposés ethniques (en particulier contre des personnnes originaires du sud du pays), de sympathies politiques et/ou de motifs infondés. Mais parmi les victimes du régime totalitaire d'Abidjan, se trouvent bien entendu des ressortissants du Nord persécutés pour leurs opinions, ce qui confirme le fait que Laurent Gbagbo est bel et bien le leader le plus transethnique d’entre les candidats à la présidentielle du 28 novembre 2010.

Enfin, le nombre total des réfugiés est estimé à 80 000 personnes, dont 52 839 assistées par le HCR.
Certains de ces exilés (en particulier des membres de l'élite intellectuelle et/ou politique complètement décimée depuis le 11 avril 2011) sont même pourchassés jusque sur le sol de leurs pays d'accueil (Ghana, Libéria, Togo, Bénin) par les services secrets ivoiriens et les milices tribales à la solde de Ouattara.

A la veille du 11ème anniversaire du coup d'état le plus long de l'histoire (19 septembre 2002-11 Avril 2011), il est plus que temps que cessent le martyre du peuple ivoirien et l'ethnocide des populations de l'Ouest.

L'allégresse générale suscitée par la libération des prisonniers politiques, et l'accueil phénoménal réservé à Pascal Affi N'Guessan lors de sa tournée actuelle dans le pays, témoignent de l'existence d'un véritable soutien populaire à Laurent Gbagbo et à la politique mise en place par le gouvernement courageux, intégre et socialiste du Professeur Gilbert-Marie Aké N'gbo, ainsi qu'à la cause qu'ils ont défendue jusqu'au bout, celle du droit du peuple ivoirien à son autodétermination, dans la légalité.

C'est pourquoi il est à noter, à deux ans d'hypothétiques élections présidentielles, que sans la libération imminente de Laurent Gbagbo, dont la nature politique du procès n'est plus à démontrer, et dont la relaxe est la condition sine qua non d'une véritable réconciliation nationale, la Côte d'Ivoire ne pourra que continuer son escalade vers la violence. Sans cela, si le pire n'est jamais certain, il pourrait bien rester à venir.


CONTINUONS À FAIRE PRESSION POUR LA LIBÉRATION TOTALE DES PRISONNIERS POLITIQUES DE CÔTE D’IVOIRE, ET DU PREMIER D'ENTRE EUX, LAURENT GBAGBO, POUR LEUR RÉHABILITATION ET POUR LE RETOUR DE TOUS LES EXILÉS !

JUSTICE ET VERITE SONT LES CONDITIONS NON NEGOCIABLES DU RETOUR A LA PAIX.

COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS
Paris le 15 Septembre 2013
Contact du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens : prisonnierspolitiques.rci@gmail.com


lundi 9 septembre 2013

Otage belge de retour de Syrie : "Ce n'est pas le gouvernement de Bachar al-Hassad qui a utilisé du gaz"


Lu sur La libre.be (cf. aussi interview RTL.be - vidéo infra) :


Belgique - Pierre Piccinin a été accueilli à Melsbroek par ses parents, la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet, le directeur du centre de crise Jaak Raes ainsi que des représentants de la police fédérale.

L'enseignant belge Pierre Piccinin da Prata est arrivé à Bruxelles ce lundi matin à 05h40, en provenance de Rome, indique le Centre de crise.


Enlevé en Syrie en avril dernier, il a été libéré dimanche soir avec l'Italien Domenico Quirico, journaliste au quotidien La Stampa. [...]

L'enseignant de 40 ans était en bonne santé physique et psychologique, "malgré les tortures subies", a-t-il déclaré sur les ondes de Bel RTL et au journal Le Soir. Les deux détenus, qui étaient entrés en Syrie via le Liban le 6 avril, ont été arrêtés deux jours plus tard par l'Armée syrienne libre à Qussayr, où ils sont restés deux mois. "Les cinq derniers jours ont été terribles. Nous étions enfermés dans une cave sordide aux murs couverts de cafards. Alors que les bombes tombaient à proximité, nous avons failli être ensevelis." Ils ont ensuite été régulièrement déplacés et détenus par différents groupes, "très violents, très anti-Occidentaux et des islamistes anti-chrétiens". "Cela a été une odyssée terrifiante", résume M. Piccinin qui évoque des "violences physiques très dures, des humiliations, des brimades et de fausses exécutions".

L'enseignant n'a eu qu'un seul contact avec sa famille durant ses cinq mois de captivité, grâce à un GSM qu'il a pu se procurer "dans la confusion d'une bataille". Les détenus ont essayé deux fois de s'échapper. "Une fois on a pu aller assez loin. On a profité de la prière pour s'emparer de deux kalachnikovs et nous avons quitté le bâtiment. On a couru la campagne deux jours avant de se faire reprendre et très sérieusement punir", explique M. Piccinin.

Le Premier ministre Elio Di Rupo avait annoncé la libération de l'enseignant belge et du journaliste italien dimanche soir. Les circonstances de la libération des deux hommes n'ont pas été précisées.

Enseignant de l'athénée de Philippeville, historien et politologue de formation, Pierre Piccinin a effectué de nombreux voyages en Syrie depuis le début du soulèvement populaire en 2011. Passant ses congés scolaires à voyager dans les zones de guerre, il est l'auteur du livre "Avec les combattants en Syrie", paru en mai dernier.

Parti en Syrie pour y suivre sur le terrain les combattants, Pierre Piccinin devait en principe rentrer en Belgique à la mi-avril. Les Affaires étrangères avaient pourtant au préalable déconseillé à Pierre Piccinin de se rendre dans la région vu notamment ses antécédents et vu également les avis de voyage concernant la Syrie. Il ne compte pas y retourner prochainement, a-t-il laissé entendre. "La révolution syrienne a connu une évolution très importante depuis 7-8 mois. L'Armée syrienne libre s'est quasiment évaporée. On est actuellement face à des vagues islamistes, du brigandage de certains groupes qui rançonnent les territoires qu'ils contrôlent. Je pense qu'il est devenu très dangereux pour des Occidentaux d'encore se rendre en Syrie. La révolution est en pleine déliquescence et tourne à autre chose." L'enseignant belge, historien et politologue; de formation a réalisé plusieurs voyages dans le pays. Il avait soulevé des [...]

Lire la suite sur lalibre.be.


Interview de Pierre Piccinin : "Ce n'est pas le gouvernement de Bachar al-Hassad qui a utilisé du gaz sarin" (RTL.be via le Gri-gri international) :





jeudi 5 septembre 2013

Hollande à Oradour et l'évocation du présent


Le Président français aurait fait allusion à la Syrie, entend-on dans les médias. Je n'ai pu m'empêcher de penser à ce à quoi il n'aurait, semble-t-il, pas fait allusion : Duékoué, Guitrozon, Petit-Duékoué, Nahibly - Oradours ivoiriens dont les auteurs pavoisent en toute impunité et dont les chefs ont depuis été promus aux plus hautes sphères du pouvoir, avec l'aval au minimum tacite des autorités françaises et onusiennes...



Un article du 1er arvil 2011, au lendemain du massacre de Duékoué :

Les terroristes de Ouattara et leurs complices face à leurs Oradour

10 juin 1944, Oradour-sur-Glane, village du Limousin est le théâtre d'une exécution systématique par les Waffens SS, faisant officiellement 642 victimes. Situé à une vingtaine de kilomètres au nord ouest de Limoges, ce lieu saisissant des années 1940 a été conservé en état de ruine. Les rails du tramway, les carcasses de voitures résistent encore à la rouille.

Plusieurs sensations s'affrontent lors de la visite. On parcourt un lieu témoin, une preuve matérielle d'un massacre. On déambule aussi dans les restes d'une commune jadis animée par ses commerces, ses fermes, ses marchés, ses fêtes...

Ce site a pour but d'entretenir la mémoire du lieu et du massacre. Oradour-souviens-toi est une devise, ..., plus jamais, et pourtant...

Oradour-souviens-toi.fr/



Épuration ethnique par les terroristes de Ouattara

Après le contournement de la position de l'armée Ivoirienne grâce aux forces Onusiennes, les terroristes à la solde de Ouattara sont arrivés au quartier carrefour de Duekoué en passant par le village de Niambli qu'ils ont entièrement incendié.

Après leur forfait, ils ont constitué un peloton d'exécution avec des jeunes burkinabés recrutés sur place et des membres de la rébellion.

1000 habitants de Duekoué au moins ont été massacrés à cet endroit, sous le regard des forces onusiennes.

Les témoins de cette boucherie ont eu la vie sauve en se réfugiant au Libéria voisin [... article en entier ici].

[...]

La suite ici.


mercredi 4 septembre 2013

Média-mensonges en série, média-mensonges en Syrie


De l'Irak et la fiole de Powell (après les couveuses du Koweit), à la Syrie des gaz dont les initiés seuls savent qui les a employés, en passant par tout le reste, par ex. de la Lybie à la Côte d'Ivoire (exemple qui restera dans les annales en matière de persévérance dans une diabolisation montée de toutes pièces et avérée fausse pièce par pièce)...

... Si le point commun qu'on cherche sans réel succès était : ami ou pas, démocrate ou pas, la "communauté internationale" des nations occidentales exige la soumission inconditionnelle et le prouve en frappant de façon visiblement arbitraire qui elle veut, en cachant de moins en moins son arbitraire : à bon entendeur ?...

Ce n'est qu'une question...





Côte d'Ivoire : la vérité en marche. Révélations de Ben Soumahoro


Dans Le Nouveau Courrier n° 869 Du Mercredi 04 Septembre 2013 :

mardi 3 septembre 2013

Côte d'Ivoire : retour sur dix ans de complots foireux


"Escadrons de la mort", "bombardement de Bouaké", affaire Kieffer, etc.





Syrie : J.F. Kahn cloue la directrice du Monde


Intéressant réveil de J.-F. Kahn qui fut moins lucide lors des guerres africaines chiraco-sarkoziennes...

lundi 2 septembre 2013