lundi 30 juillet 2012

Après le massacre du camp de réfugiés de Nahibly : coresponsables



"Si le régime Ouattara et ses nervis armés sont objectivement les seuls coupables de cette tuerie insensée, les chancelleries occidentales, les organisations internationales et les ONG de défense des droits de l’homme, qui n’ont pas une seule seconde cessé de couvrir les méfaits des maîtres d’Abidjan de leur complaisance, sont moralement coresponsables de ce qui est arrivé vendredi [20 juillet 2012]." On peut ajouter la "grande" presse et les divers médias, jusqu'à, accessoirement, des blogueurs, en fonction de leur audience...

"Ils sont coresponsables du massacre de Duékoué !"

Par Théophile Kouamouo. Extrait du Nouveau Courrier du 23.07.12 :

"Unité d’action entre une communauté ethnique, une milice tribale et «l’armée nationale»

Que s’est-il passé, au fond, [le 20 juillet 2012] au camp de déplacés de Nahibly ? Estimant avoir été braqués par des membres de l’ethnie guéré vivant à Nahibly, certains habitants du quartier majoritairement malinké de Kokoman, aidés d’éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et de miliciens dozos, sont allés, armés jusqu’aux dents, incendier le camp où vivaient plus de 5 000 âmes et assassiner au moins 13 personnes [estimation la plus basse : le nombre pourrait s'élever à 211] – par balles, par arme blanche, par le feu. Deux choses frappent d’emblée. L’incroyable unité d’action entre une communauté ethnique, une milice tribale (les Dozos), et ce qui est censé être l’armée nationale. Mais aussi la logique, voire l’idéologie pré-génocidaire qui flotte sur le pays des Eléphants. Au-delà de la punition collective, insensée par définition, il s’agissait de faire disparaître du paysage local la part la plus large possible d’une communauté ethnique. Et l’endroit où ce drame s’est produit n’est pas n’importe quel endroit : c’est bien dans la ville de Duékoué que les troupes pro-Ouattara d’alors ont commis, fin mars 2011, le pire massacre de l’histoire de la Côte d’Ivoire – plus de 800 tués en une seule journée. Un massacre à «cadence génocidaire», selon l’expression du jeune universitaire ivoirien Eddie Guipié. Un massacre à ambition génocidaire. Puisque les tueurs se sont fondés sur les cartes d’identité de leurs «proies» pour tuer tout ce qui était mâle et d’ethnie Guéré. C’est l’incroyable réaction de la «communauté internationale» face à ce mal indicible qui a accouché de la tuerie de Nahibly.

Qu’a fait l’ONU en mars 2011 ? Sur le terrain, les Casques bleus ont assisté sans broncher à l’orgie de sang. Ils ont enterré les victimes dans des fosses communes sans respecter les dispositions permettant de les identifier, et d’engager plus facilement des enquêtes et des poursuites judiciaires nationales et internationales. A Abidjan, les communicants de l’ONUCI ont engagé une polémique indécente avec la Croix-Rouge pour pouvoir minimiser le nombre de victimes des forces pro-Ouattara – par la suite, tous les indices ont donné, plus que largement, raison à la Croix-Rouge, obligée de sortir de son légendaire devoir de réserve à cause de la complicité des Nations Unies. Du côté des organisations internationales des droits de l’Homme, si Amnesty International a très vite tiré la sonnette d’alarme, la FIDH s’est déshonorée en défendant la thèse d’un «contre-massacre préventif», comme l’a résumé le site Slate Afrique, avant de se désintéresser du dossier. En mars 2011, le storytelling médiatique pro-Ouattara a pesé plus lourd dans la balance que les centaines, voire les milliers de victimes de l’Ouest ivoirien.

L’étrange sens des priorités de la Cour pénale internationale

Quand, finalement, toute la vérité sur l’ampleur et l’horreur du massacre de mars 2011 a été révélée avec du retard par des médias comme Le Nouvel Observateur [après avoir d'abord censuré la parole non-ouattariste sur ce sujet !], La Croix et Associated Press – la BBC en anglais ayant été bien plus réactive –, comment ont réagi les grands de ce monde ? L’Union européenne a relancé sans la moindre conditionnalité sa coopération avec l’Etat ivoirien, alors qu’elle observait d’un œil vigilant, voire suspicieux, la Guinée d’Alpha Condé, où rien de semblable au massacre de Duékoué-Carrefour n’avait pourtant eu lieu. La France de Nicolas Sarkozy et les Etats-Unis de Barack Obama ont déroulé le tapis rouge à un Ouattara qui n’a pourtant eu de cesse de récompenser ses hommes en armes plus que soupçonnés des pires violations des droits de l’Homme.

Dotée d’un étonnant sens des priorités, la Cour pénale internationale (CPI) a jugé urgent de transférer à La Haye le président Laurent Gbagbo, pourtant déjà incarcéré – et dans quelles conditions ! – à Korhogo. Tandis que les tueurs pro-Ouattara de Duékoué et d’ailleurs, ainsi que leurs donneurs d’ordre politiques, étaient non seulement en liberté mais en position de terroriser les victimes et d’éliminer à la fois preuves et témoins. S’il ne s’agit pas là de la célébration la plus indécente de l’impunité des uns et de l’humiliation des autres, de quoi s’agit-il ?

Alors que la Côte d’Ivoire est censée être sous la surveillance de la justice internationale, des hommes, civils et militaires, sont allés en plein jour détruire un camp de réfugiés et brûler vifs ceux qu’ils ont pu «attraper». Cela signifie bien qu’ils ont intégré mentalement une sorte d’axiome : la CPI, c’est pour Gbagbo et ses semblables ! La vie des pro-Gbagbo a une valeur relative !

Ce qui devait arriver est donc arrivé ! Au-delà des larmes de crocodile des uns et des autres, la seule question qui vaut la peine d’être posée aujourd’hui est : et maintenant ? Va-t-on continuer de célébrer, à longueur de rapports de l’ONU et de prises de parole publiques, le «démocrate» Alassane Ouattara, tout au plus pris au piège d’une armée qu’il n’arrive pas à discipliner ? Va-t-on ignorer le refus forcené de ce régime d'aller à [...]

Lire l'article sur Le Nouveau Courrier...


mercredi 11 juillet 2012

Après les massacres de masse dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire


(Mise en garde aux âmes sensibles...)

Vidéo : "Les soldats de l'ONUCI en train d'entasser nos parents de l'ouest dans les fosses communes juste après le passage-carnage des troupes de Ouattara" !


Voir l'article du Nouveau Courrier :

Entassement des corps par l’ONUCI dans une fosse commune – Toute la vérité sur la vidéo qui fait le buzz sur Internet

Par Gilles Naismon le 10/07/12 :

Une vidéo mise en ligne sur les réseaux sociaux, montrant les Casques bleus de l’Onuci en train d’entasser des corps sans vie dans une fosse commune, crée une indignation généralisée chez les internautes. Le Nouveau Courrier a pu identifier le contexte de cette scène macabre. Présenté à plusieurs témoins d’événements qui ont secoué les localités (Yopougon, Duékoué…) où des atrocités ont été commises durant la crise post-électorale, l’endroit où les images des Casques bleus de l’ONUCI jetant des corps dans une fosse commune ont été prises a pu être formellement identifié par une personne ressource. «C’est bien à Duékoué, indique Alexis M., dans le bas-fond situé en face du quartier Carrefour, de l’autre côté de la voie principale à l’entrée de la ville, en provenance d’Abidjan. Il s’y trouve une fosse commune. C’est là que de nombreux civils exécutés par les forces pro-Ouattara ont été entassés par les Casques bleus de l’Onuci. [...]

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lundi 9 juillet 2012

Séraphin Djaki Koudou : « Le régime Ouattara pratique la torture : j’en suis la preuve vivante ! »



(Mise en garde aux âmes sensibles...)

Propos recueillis par Théophile Kouamouo sur Le Nouveau Courrier du 09/07/12. Extrait :

Cela fait plusieurs semaines qu’une partie de la presse ivoirienne tente d’alerter l’opinion nationale et internationale sur une affreuse réalité du régime Ouattara que les associations de défense des droits de l’Homme refusent de voir : la torture, qui se pratique aujourd’hui à un rythme industriel, et qui est devenue un élément de domestication mentale de tout un pays. Face aux dénégations de la presse du régime, qui fait cyniquement passer les témoignages concordants sur le caractère massif et préoccupant de ces pratiques pour des «films d’horreur» fabriqués par le FPI, Le Nouveau Courrier rend public aujourd’hui un témoignage d’une importance capitale. Premièrement, parce qu’il permet de faire un lien entre la manière violente par laquelle Alassane Ouattara a pris le pouvoir et sa pratique quotidienne de ce pouvoir-là. Deuxièmement, parce que la victime qui se confie à nous a réussi à «sauver» des photographies qui ne laissent pas la place au doute sur la gravité des sévices subis. Troisièmement, parce que l’histoire de Séraphin Djaki Koudou, qui prend le risque de témoigner à visage découvert, montre également le comportement pour le moins étrange des organisations internationales, plus soucieuses de protéger le régime Ouattara que d’exercer leur mandat de manière impartiale. [...]


Lire la suite sur Le Nouveau Courrier... (Âmes sensibles...)

(Via Saper Aude)


samedi 7 juillet 2012

Visé par la CPI – Guillaume Soro menace subtilement la France et l’ONU


Par Benjamin Silué. Extrait du Nouveau Courrier du 05/07/12 :

Si on m’attaque, je mouille tout le monde. Telle est visiblement la ligne de défense que Guillaume Soro a choisi d’adopter face aux menaces de transfèrement à la Cour pénale internationale qui planent au-dessus de sa tête. Cette ligne de défense s’est très clairement exprimée lors d’un entretien diffusé hier par France 24, au milieu de propos propagandistes sans aucune prise avec la réalité ivoirienne d’aujourd’hui.


Face à un journaliste qui notait son double parcours «de seigneur de guerre et d’homme politique», qui pourrait avoir d’autres ambitions «à moins que la justice internationale le rattrape», et qui évoquait «des soupçons qu’on peut qualifier de commanditaire de crimes de guerre», Guillaume Soro a très clairement mis en lumière la sorte de «joint-venture» guerrière que le duo qu’il formait avec Alassane Ouattara avait noué avec les forces françaises et onusiennes. «J’ai dirigé en tant que Premier ministre, ministre de la Défense, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire qui ont agi de concert avec la communauté internationale, je dis bien la communauté internationale en légitime défense…» S’il a commis des crimes, c’est que ces crimes ont été commis de concert avec la communauté internationale, laisse entendre supposer l’ancien secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire…

Rappelons que le même argumentaire avait été utilisé pour réagir à la plainte déposée par Maître Habiba Touré en France pour le compte de Michel Gbagbo : «Attaquer Guillaume KigbaforiSoro et les officiers supérieurs des FRCI en tant qu'individus, est une hérésie. Michel Gbagbo et tous les membres du clan Gbagbo (…) ont été arrêtés en exécution d'un ordre présidentiel. C'est cet ordre présidentiel ferme qui leur a permis de ressortir vivant du bunker, bien qu'ils aient occasionné des milliers de morts. Si Habiba Touré et Alain Toussaint veulent s'offrir un quart d'heure de célébrité au détriment de Michel Gbagbo, je leur conseille d'attaquer en justice l'Etat ivoirien, le Conseil de Sécurite de l'Onu qui a ordonné les frappes contre les armes lourdes de Gbagbo, l'Etat français qui a agi en tant que force d'appui à l'Onuci, la CEDEAO qui a ordonné la neutralisation des forces pro-Gbagbo ainsi que l'Union africaine qui a saisi le Conseil de Sécurité de l'Onu aux fins d'intervenir militairement en Côte d'Ivoire.»


Soro met également le doigt sur les contradictions et les compromissions de la fameuse communauté internationale, qui lui a déroulé le tapis rouge avant d’être tentée de l’utiliser comme mouton de sacrifice. «Je suis surpris qu’on dise qu’il y ait des soupçons. (…) . La Cour pénale internationale ne s’hasarderait pas à inviter une personnalité à sa tribune à New York, officiellement, s’il y avait le moindre début de soupçon sur cette personnalité», a-t-il argué. Dira-t-il demain que s’il a été reçu par le quatrième personnage de l’Etat français, cela signifie qu’il est au-dessus de tout soupçon ? L’on voit bien pourquoi Soro recherche et instrumentalise les rencontres au sommet, pour se protéger d’une sorte [...]


Lire l'article sur Le Nouveau Courrier...


Voir aussi sur Le Gri-gri international :





vendredi 6 juillet 2012

Libérez Michel Gbagbo - Pétition


À Monsieur Laurent FABIUS
Ministre des Affaires Etrangères
37, quai d'Orsay
75007 PARIS


Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères,

Je viens vers vous en ma qualité de citoyen français et européen préoccupé du sort de Monsieur Michel GBAGBO, ressortissant français actuellement détenu à la prison de Bouna en Côte d’Ivoire.

Monsieur Michel GBAGBO est le fils du Président Laurent GBAGBO et de Madame Jacqueline CHAMOIS.

Comme vous le savez sans doute, à la suite des élections présidentielles d’Octobre 2010 en Côte d’Ivoire, il est survenu un contentieux électoral entre les deux principaux candidats que sont le Président sortant Monsieur Laurent GBAGBO et Monsieur Alassane OUATTARA.

Cette situation plongea le pays dans une grave crise politique qui se terminera par plusieurs homicides, provoquant une insécurité totale en Côte d’Ivoire.

C’est dans ce contexte que le jeudi 31 mars 2011, Michel GBAGBO n’eut d’autres choix que de se mettre à l’abri avec son épouse et leurs enfants, dans la résidence présidentielle, auprès de son père et du reste de sa famille.

Depuis sa capture en même temps que son père, le 11 avril 2011, Michel GBAGBOest entre les mains des commandants de zone d’Alassane OUATTARA et de Guillaume SORO, et a été victime de nombreux et graves sévices.

Ces geôliers iront même jusqu’à filmer leurs forfaits et les diffuser sur internet sans qu’ils ne soient inquiétés par les autorités ivoiriennes.

Contrairement à ce qui a été affirmé, Michel GBAGBO a été capturé en dehors de tout cadre légal.

Il sera d’ailleurs affirmé par les autorités ivoiriennes, que Michel GBAGBO ne faisait l’objet d’aucune poursuite, au moment de son enlèvement.

Il est cependant fait état d’un décret pris par Monsieur Alassane OUATTARA assignant à résidence le Président Laurent GBAGBO, son épouse, son fils Michel GBAGBO et plusieurs de ses collaborateurs.

Il apparaît toutefois, après vérification, que ce décret n’a jamais existé et, en tout état de cause, qu’il n’a jamais été publié au journal officiel de la République de Côte d’Ivoire, ni notifié à Monsieur Michel GBAGBO, et ceci en violation des lois internationales, ivoiriennes, et françaises.

Monsieur AHOUSSOU Jeannot, alors Ministre de la Justice d’Alassane OUATTARA affirmera d’ailleurs que Michel GBAGBO est détenu « parce qu’il était avec son père ».

AMNESTY INTERNATIONAL indiquera à cet égard être « préoccupée à l'idée que plusieurs personnes incarcérées à l'hôtel Pergola et peut-être dans d'autres endroits soient privées de liberté simplement en raison de leurs opinions politiques, réelles ou perçues, auquel cas elle les considèrerait comme des prisonniers d'opinion ».

Par ailleurs les mauvaises conditions de détention de Michel GBAGBO auront des conséquences sur sa santé, qui se dégrade progressivement.

Son inculpation intervenue en août 2011, soit après 5 mois de détention arbitraire, n’est manifestement motivée que par la volonté du pouvoir ivoirien de donner un cadre légal à une situation jusqu’alors illégale.

Aucun élément concret ne venant justifier son inculpation.

C’est dans ce contexte que Madame Jacqueline CHAMOIS, mère de l’intéressé, a tenté, à maintes reprises, de vous alerter mais également le Président de la République sur le fait que Michel GBAGBO est un prisonnier politique.

En vain.

Il ne peut y avoir du 2 poids 2 mesures dans l’assistance que la France doit aux ressortissants français.

La devise Liberté, Egalité, Fraternité doit être défendue et s’appliquer sans distinction pour tous les otages et prisonniers politiques français dans le monde.

Il revenait donc aux autorités françaises de s’assurer du cadre légal de la détention de Michel GBAGBO d’avril à août 2011.

Il est certain que si la France avait fait profiter à Michel GBAGBO de son assistance, ce dernier ne serait certainement plus détenu aujourd’hui tant la situation était manifestement illégale. A cet égard, il est bon de noter que le jour de sa capture, Michel GBAGBO a été frappé en présence des soldats français qui se sont contentés de prendre des photos souvenirs de cette barbarie.

Je vous prie donc, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, de bien vouloir intervenir auprès des autorités ivoiriennes, afin qu’il soit mis fin à cette situation aussi injustifiée qu’inhumaine.

signer la petition


jeudi 5 juillet 2012

Côte d’Ivoire : Silence, on torture sous des regards passifs et complices !!!


«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.»
Article 5, déclaration universelle des droits de l’homme de 1948


Par Alain Bouikalo. Extrait du Nouveau Courrier :


La Côte d’ivoire, depuis plus d’un an est devenue un Etat d’exception. Tout ce qui choque l’entendement humain est célébré comme un fait heureux. Au delà de la célébration des contre-valeurs, il apparait clairement que l’une des cordes que le régime d’Abidjan manie bien, c’est la violation des droits de l’homme. Bien que notre Constitution proclame, dans son préambule, « son adhésion aux droits et libertés tels que définis dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 et dans la Charte africaine des Droits de l'Homme et des Peuples de 1981 », rien n’empêche le pouvoir de Dramane Ouattara de méconnaitre, dans les faits, cette affirmation. Or, le rôle d’un gouvernement sérieux est de veiller à la protection des droits des citoyens, à les promouvoir en vue de permettre l’épanouissement de tous, sans distinction aucune. Mais en Côte d’Ivoire, ne sont élevés à la dignité d’être humain que les partisans d’Alassane Dramane Ouattara. A l’opposé, les citoyens de « seconde zone » que sont les pro-Gbagbo, ont droit à tous les lots de traitements inhumains et cruels. Ces traitements se déroulent de façon paisible et continue dans l’indifférence totale des organisations de défense des droits de l’homme. En un mot, le régime Ouattara torture sous le regard passif et complice des ONG.


Le régime Ouattara torture…

Le régime de Ouattara, prétendument qualifié par ses amis et partisans, de démocratique, s’est spécialisé dans l’art d’arrêter, torturer, arracher des aveux infondés, exécuter sommairement des citoyens, violer les domiciles etc. Toutes ces arrestations et perquisitions sont faites en violations flagrantes de règles en vigueur. Les rares témoins qui ont pu échapper miraculeusement à leurs tortionnaires, ont relaté dans la presse de l’opposition, les méthodes et les techniques utilisées par les hommes du régime. Pour procurer du plaisir au régime, tous les traitements cruels sont les bienvenus.

En effet, certains infortunés reçoivent des braises de feu sur le dos, des gouttes de sachets plastics brûlés sur les mains et parties sensibles, d’autres sont marqués au fer rouge. Certains d’entre eux sont enchainés à quatre ou à cinq comme furent les esclaves du temps de la traite négrière. Point n’est besoin de préciser qu’ils sont journellement battus comme des animaux. Tous ces faits se déroulent dans des lieux tenus par les hommes du régime. Yopougon, une commune pro-Gbagbo est présentée comme un super « camp de concentration ». Le régime a transformé, « la place de la liberté », patrimoine du FPI (parti de Laurent Gbagbo), en lieu de torture. Est-il utile de noter que l’activité sordide qui se déroule sur cette place est totalement contraire à l’esprit du lieu. Il s’agit en effet d’une place qui célèbre les libertés et non les exactions.

En dehors de Yopougon, il existe un autre « camp de concentration » à PK 17, route de Dabou ; ce camp devait servir de site pour le service civique. Les pratiques qui s’y déroulent sont les mêmes constatées dans le camp de Yopougon. Ces deux camps « spécimens » sont les prolongements d’autres lieux tenus par les hommes du pouvoir. Et ces hommes n’ont qu’une seule cible : les pro-Gbagbo ou supposés. Ce sont ces citoyens qui peuplent les camps du régime. Ils viennent principalement des villes qui ont affirmé leur attachement au Président Laurent Gbagbo. Certains sont arrêtés à Abidjan, d’autres à l’intérieur du pays et convoyés soit dans les camps de l’intérieur soit dans ceux de la capitale économique. Ils sont des civils et militaires, tous accusés de vouloir renverser le régime. Ces accusations sont fallacieuses d’où, les traitements inhumains infligés à ces pro-Gbagbo. Car, si elles étaient fondées, le régime ouvrirait un procès qui donnerait l’occasion aux accusés de se défendre.

Ayant choisi la voie des camps de concentration, le régime d’Abidjan avoue le peu d’intérêt qu’il accorde aux droits humains. Cela est d’autant plus vrai que les tortionnaires eux-mêmes sont des ex-rebelles, maîtres dans l’art de la torture, connus pour être des criminels de guerre, des mercenaires, des miliciens tribaux.

Cette addiction à la torture donne du lustre au classement fait par l’Onu. En effet, selon l’organisation mondiale, le régime Ouattara, est un régime autoritaire. La chaine de télévision française France 2 en avait parlé le 26 Mars 2012 (édition de 20h). Mais si la Côte d’Ivoire est devenue championne en tortures et traitements inhumains, c’est bien parce qu’elle peut compter sur le silence coupable de certaines organisations.


…sous le regard passif et complice des ONG

Le feu de la torture qui s’abat sur les pro-Gbagbo et supposés n’est dénoncé que par les journaux proches du Président Gbagbo. Ces organes se battent en publiant les témoignages des personnes ayant connu les flammes de la torture. Pendant qu’elles donnent de la voix, les ONG de défense des droits de l’homme brillent par leur mutisme. Elles assistent, passives, impassibles au drame que subit une partie des citoyens ivoiriens. Pourtant, elles se disent être équidistantes des pouvoirs politiques.

Notre actualité récente nous permet de dire que certaines ONG nationales sont complices du jeu du pouvoir. En effet, lors de la crise post-électorale, la Présidente du Réseau paix et sécurité des femmes dans l’espace Cedeao côte d’ivoire (Repsfeco-ci) Salimata Porquet, s’était vidée de ses larmes, lors d’un sommet de la Cedeao à Abuja en Mars 2011. En substance, elle demandait à l’institution d’intervenir pour sauver « les victimes si nombreuses ». Depuis que son mentor Ouattara est aux affaires, elle a séché ses larmes, plus de pleurs, même pour ceux qui sont torturés par le régime. Ces personnes qui sont torturées ne descendent-elles pas de femmes ? A l’évidence leur vie n’a aucune importance tout simplement parce qu’elles ont eu le tord d’être des « Gbagboïstes ». N’Gouan Patrick, coordinateur national de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), lui et sa « convention » sont muets comme une carpe face au règne des « camps de concentration ». Pourtant, Patrick N’Gouan ne manquait pas de s’offrir en spectacle sur la chaine Africa 24 pour demander le départ de Laurent Gbagbo, il ne manquait pas d’organiser des séminaires pour montrer les tares du régime de Gbagbo. Où se trouve t-il pendant que des citoyens, des contribuables sont arbitrairement détenus dans les fers ? Le Mouvement Ivoirien des droits de l’Homme (MIDH), connu pour être un démembrement du RDR, parce que créé par des pro-Ouattara dont « le Petit Juge militant » Epiphane Zoro Bi Balo (actuel DG de l’AICF), est lui aussi passif. Il a perdu et on le comprend, sa verve des premiers jours. Ce mouvement a été rejoint par la Ligue Ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO). C’est à croire que l’universalité des droits de l’homme est sujette à caution en Côte d’Ivoire. Comme le dirait Mobutu du haut de la tribune de l’Onu en 1973, lorsque qu’on parle des droits de l’homme on doit savoir de quel homme on parle. Est-ce des militants et sympathisants du Rhdp ou des pro-Gbagbo ? S’il s’agit des pro-Gbagbo, alors exit le respect des droits de l’homme et bonjour la torture !

A l’image de ces ONG nationales, celles dites internationales, semblent avoir d’autres préoccupations. En effet, elles ferment royalement les yeux sur cette prouesse du régime d’Abidjan. Amnesty International, Human Right Watch, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), la division des Droits de l’Homme de l’ONUCI, La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), toutes ces organisations sont devenues subitement aphones. Elles sont dans une sorte de complicité qui donne de la graisse à la dictature instaurée par le régime d’Alassane Dramane Ouattara. Pourquoi un tel mutisme ? Tous ceux qui sont torturés dans ces « camps de concentration » devenus un « archipel de torture », sont-ils des sous-hommes ? N’ont-ils pas aussi droit à un brin de dignité ? Qui portera devant l’histoire, la responsabilité des errements du pouvoir d’Abidjan ?


Disons clairement que ces ONG muettes, seront autant responsables que le pouvoir actuel

Voici donc, sur le chemin de l’hypocrite réconciliation nationale, les actes du pouvoir qui énervent le processus. Les gouvernants ivoiriens ont les mains dénouées et toujours tendues sur la tête des pro-Gbagbo, comme une épée de Damoclès. Et lorsque cette épée frappe, les ONG applaudissent pas leur mutisme. Il est peut être politiquement correct que les membres et amis du pouvoir s’invitent à ce mutisme, mais il est inacceptable que des ONG, [...]


Lire l'article sur Le Nouveau Courrier n°556 du jeudi 5 juillet 2012

Via Regards croisés


mercredi 4 juillet 2012

"J'accuse Ouattara" - interview de l'auteur sur Telesud


Théophile Kouamouo répond aux questions de Louis Keumayou :



Le livre est disponible :

- Chez Présence Africaine (25 bis, rue des Ecoles, dans le cinquième arrondissement de Paris).

- Chez Panafrica à Bruxelles.

- Dans les manifestations panafricaines.

- Lors des dédicaces. Suivez ce blog pour info.

- En ligne. En cliquant ici.


Des extraits de "J'accuse Ouattara" de Théophile Kouamouo


Lus par Grégory Protche, éditeur


"J'accuse Ouattara" de Théophile Kouamouo par legrigriinternational


Le livre est disponible :

- Chez Présence Africaine (25 bis, rue des Ecoles, dans le cinquième arrondissement de Paris).

- Chez Panafrica à Bruxelles.

- Dans les manifestations panafricaines.

- Lors des dédicaces. Suivez ce blog pour info.

- En ligne. En cliquant ici.


lundi 2 juillet 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE


(Censuré par blogs.nouvelobs.com !!!)


DE MME JACQUELINE CHAMOIS,
MÈRE DE MICHEL GBAGBO, DÉTENU EN CÔTE D’IVOIRE


Il me parvient que Monsieur Guillaume SORO a fait état sur internet d'une rencontre avec Monsieur Claude BARTOLONE, Président de l'Assemblée Nationale française, qui devrait avoir lieu ce lundi 2 juillet 2012, à 15h, à l’Hôtel de Lassay, à Paris.

Cette audience me paraît, en tant que citoyenne française mère d'un ressortissant français détenu depuis le 11 avril 2011 d'abord à Abidjan, puis à Bouna, choquante et scandaleuse. Elle est en totale contradiction avec le « changement » annoncé par les nouvelles autorités françaises, notamment en ce qui concerne le traitement de la question ivoirienne, et plus largement avec la défense des droits de la personne humaine.

Mon fils, Michel GBAGBO a été enlevé le 11 avril 2011, et détenu illégalement pendant des mois par des hommes sous l'autorité de Monsieur Guillaume SORO. Une plainte avec constitution de partie civile pour enlèvement, séquestration, et traitements inhumains et dégradants, a été déposée le lundi 25 juin 2012 devant le doyen des juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris par Maître Habiba Touré, son avocate, dans le cadre de cette affaire.

Les autorités françaises en sont informées, et ne peuvent ignorer le rôle de Monsieur Guillaume SORO dans les faits criminels qui lui sont reprochés.

J'exhorte donc Monsieur Claude BARTOLONE, Président de l'Assemblée Nationale, à ne pas recevoir le geôlier d'un ressortissant français qui demeure détenu du seul fait de son patronyme.

Il revient au quatrième personnage de l'Etat de protéger et servir les intérêts de ses concitoyens, et certainement pas de recevoir leur tortionnaire.

Fait à Paris, le 2 juillet 2012

Madame Jacqueline CHAMOIS
Mère de Monsieur Michel GBAGBO,
Citoyen français prisonnier d'opinion en Côte d'Ivoire

http://re.ivoire-blog.com/archive/2012/07/02/communique-de-presse.html

Cf. aussi : http://indignez-vous.hautetfort.com/archive/2012/07/02/soro-en-audience-officielle-chez-bartolone-les-eclairages-du.html