
"Affirmer que l’immense majorité blanche composant la société française est victime de racisme est stupide et dangereux."
(Lu sur le blog 'Alternatives et cohérence' de Ahouansou Séyivé. Extraits :)
"Stupide car le racisme s’inscrit dans une articulation historico-politico-économico-sociale bien définie, aucun français blanc n’a de substrat logé dans son inconscient lui indiquant qu’à un moment de son histoire, son peuple a été asservi par les Noirs ou les Arabes, son peuple n’a pas été réduit en esclavage et la colonisation la plus récente de son pays n’a duré que le temps d’une occupation allemande, bien blanche, bien blonde, en clair, à son image.
Il ne connaît pas non plus la discrimination insidieuse découlant de son patronyme ou de son teint […] lors de la lutte pour l’accession à un logement, pour celle de l’accession à l’emploi, et celle, bien sûr pour l’accession aux responsabilités électives.
Stupide, car le « sale gaulois » qui froisse tant Copé est une insulte révélatrice non pas du racisme de celui qui la profère (qu’on nous montre un Gobineau, un Ferry noir par exemple), mais [de celui], rampant, [qui] crée et nourrit une frustration ajoutée à un déclassement géographique et économique, finissant par s’exprimer au travers d’une violence verbale dirigée contre ceux symbolisant l’oppresseur d’un point de vue sociétal : l’homme blanc, du type Copé.
L’homme de pouvoir représentant cette élite qui continue, telle une oie obscène, à se gaver alors que le petit peuple des quartiers (im)populaires continue de végéter dans une misère de plus en plus pesante.
Le « sale gaulois » est surtout à prendre métaphoriquement et à replacer dans un contexte de lutte des classes remises au goût du jour par la grâce de politiques économiques tueuses d’industries et d’emplois, de politiques fiscales injustes permettant la confiscation, par une élite jamais repue, des gains de productivité (gains réinvestis illico dans cette branche de la criminalité organisée internationale qu’est la haute finance), politiques se traduisant en bout de chaîne en une paupérisation galopante et plus de 3 millions de chômeurs dont une partie non négligeable se situe dans les banlieues où les taux de chômage, parfois plus de quatre fois supérieurs à la moyenne nationale, tutoient allègrement les 40%...
L’affirmation est dangereuse car elle nourrit le sentiment victimaire et la haine de l’autre chez le français blanc (parfois […] français depuis quelques heures comme Sarkozy ou, tient donc, Copé… La blancheur reste le meilleur gage « d’intégration »). Ce sentiment attisé par une classe politique incapable d’apporter de vraies réponses à l’épidémie de misère aiguë décimant la classe moyenne, est conçu comme un dérivatif commode et populiste, permettant de noyer le poisson.
Il n’y a pas de racisme anti-blanc en France, il n’y a qu’une société malade de ses élites politiques […] anti-pauvre, blanc ou coloré […].
[…] Le Manifeste pour une droite décomplexée de Copé est […] une nouvelle preuve du cynisme et de l’impuissance de cette classe politique vomitive, à bout de souffle, réactionnaire, ne se préoccupant que de la répartition des prébendes et ne s’adressant au peuple que lorsque celui-ci doit lui signer, par comédie du vote démocratique interposée, le chèque en blanc lui permettant de vivre la grande vie, tout frais grassement payés par le contribuable.
Copé, en reprenant la rhétorique du Front National, […] envoie un signal fort, sans équivoque : pour assouvir son ambition, il est prêt, comme son mentor, à sacrifier les intérêts de la Nation sur l’autel de ses rêves présidentiels.
Objectivement, les tensions communautaires en France ne sont pas prêtes de s’apaiser. Entre un appauvrissement durable et généralisé, avenir radieux vers lequel la mondialisation et l’Union Européenne projettent les classes moyennes françaises et une classe politique instrumentalisant les peurs nées des choix économiques et fiscaux inhumains qu’elle impose au gré d’une alternance factice entre gouvernements de gauche et de droite, le peuple finira par se reconnaître dans l’image fantasmée que lui renvoie ses élites.
Le morcellement de la Nation française est aujourd’hui inéluctable, le communautarisme social se doublant d’un communautarisme racial et religieux, mais où mènera-t-il les citoyens français ?
[…] On sait à présent que cet homme aveuglé par l’Hubris du pouvoir est éminemment dangereux pour la cohésion nationale, comme en son temps le fut Sarkozy.
On sait également avec certitude qu’il est tout aussi médiocre et qu’il l’assume.
Une indication sûre de l’absence totale de qualité du débat politique pour les années à venir…"
Lire l'article sur 'Alternatives et cohérence'...
(Lu sur le blog 'Alternatives et cohérence' de Ahouansou Séyivé. Extraits :)
"Stupide car le racisme s’inscrit dans une articulation historico-politico-économico-sociale bien définie, aucun français blanc n’a de substrat logé dans son inconscient lui indiquant qu’à un moment de son histoire, son peuple a été asservi par les Noirs ou les Arabes, son peuple n’a pas été réduit en esclavage et la colonisation la plus récente de son pays n’a duré que le temps d’une occupation allemande, bien blanche, bien blonde, en clair, à son image.
Il ne connaît pas non plus la discrimination insidieuse découlant de son patronyme ou de son teint […] lors de la lutte pour l’accession à un logement, pour celle de l’accession à l’emploi, et celle, bien sûr pour l’accession aux responsabilités électives.
Stupide, car le « sale gaulois » qui froisse tant Copé est une insulte révélatrice non pas du racisme de celui qui la profère (qu’on nous montre un Gobineau, un Ferry noir par exemple), mais [de celui], rampant, [qui] crée et nourrit une frustration ajoutée à un déclassement géographique et économique, finissant par s’exprimer au travers d’une violence verbale dirigée contre ceux symbolisant l’oppresseur d’un point de vue sociétal : l’homme blanc, du type Copé.
L’homme de pouvoir représentant cette élite qui continue, telle une oie obscène, à se gaver alors que le petit peuple des quartiers (im)populaires continue de végéter dans une misère de plus en plus pesante.
Le « sale gaulois » est surtout à prendre métaphoriquement et à replacer dans un contexte de lutte des classes remises au goût du jour par la grâce de politiques économiques tueuses d’industries et d’emplois, de politiques fiscales injustes permettant la confiscation, par une élite jamais repue, des gains de productivité (gains réinvestis illico dans cette branche de la criminalité organisée internationale qu’est la haute finance), politiques se traduisant en bout de chaîne en une paupérisation galopante et plus de 3 millions de chômeurs dont une partie non négligeable se situe dans les banlieues où les taux de chômage, parfois plus de quatre fois supérieurs à la moyenne nationale, tutoient allègrement les 40%...
L’affirmation est dangereuse car elle nourrit le sentiment victimaire et la haine de l’autre chez le français blanc (parfois […] français depuis quelques heures comme Sarkozy ou, tient donc, Copé… La blancheur reste le meilleur gage « d’intégration »). Ce sentiment attisé par une classe politique incapable d’apporter de vraies réponses à l’épidémie de misère aiguë décimant la classe moyenne, est conçu comme un dérivatif commode et populiste, permettant de noyer le poisson.
Il n’y a pas de racisme anti-blanc en France, il n’y a qu’une société malade de ses élites politiques […] anti-pauvre, blanc ou coloré […].
[…] Le Manifeste pour une droite décomplexée de Copé est […] une nouvelle preuve du cynisme et de l’impuissance de cette classe politique vomitive, à bout de souffle, réactionnaire, ne se préoccupant que de la répartition des prébendes et ne s’adressant au peuple que lorsque celui-ci doit lui signer, par comédie du vote démocratique interposée, le chèque en blanc lui permettant de vivre la grande vie, tout frais grassement payés par le contribuable.
Copé, en reprenant la rhétorique du Front National, […] envoie un signal fort, sans équivoque : pour assouvir son ambition, il est prêt, comme son mentor, à sacrifier les intérêts de la Nation sur l’autel de ses rêves présidentiels.
Objectivement, les tensions communautaires en France ne sont pas prêtes de s’apaiser. Entre un appauvrissement durable et généralisé, avenir radieux vers lequel la mondialisation et l’Union Européenne projettent les classes moyennes françaises et une classe politique instrumentalisant les peurs nées des choix économiques et fiscaux inhumains qu’elle impose au gré d’une alternance factice entre gouvernements de gauche et de droite, le peuple finira par se reconnaître dans l’image fantasmée que lui renvoie ses élites.
Le morcellement de la Nation française est aujourd’hui inéluctable, le communautarisme social se doublant d’un communautarisme racial et religieux, mais où mènera-t-il les citoyens français ?
[…] On sait à présent que cet homme aveuglé par l’Hubris du pouvoir est éminemment dangereux pour la cohésion nationale, comme en son temps le fut Sarkozy.
On sait également avec certitude qu’il est tout aussi médiocre et qu’il l’assume.
Une indication sûre de l’absence totale de qualité du débat politique pour les années à venir…"
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