vendredi 7 octobre 2011

Guy Roux colporte des ragots sur la Côte d’Ivoire


Par Patrice Beket. Extrait du Nouveau Courrier du 05/10/11 :


"Les Ivoiriens qui ont suivi l’émission Talents d’Afrique, de lundi dernier, ont dû bondir de leurs fauteuils. Invité surprise de cette émission, l’emblématique technicien français a étonné tous ses admirateurs en reprenant à son compte les habituels ragots colportés sur les anciens dirigeants étatiques ivoiriens.

A la question de savoir s’il a eu, par le passé, des contacts pour prendre en main une sélection africaine, l’ancien coach de Didier Otokoré, Kalou Bonaventure et d’Akalé Kanga a fait une grave sortie de route. En effet, après avoir cité quelques pays africains comme le Cameroun et le Gabon, il a révélé que les choses étaient très avancées avec la Côte d’Ivoire. Et qu’il aurait de ce fait rencontré, plus d’une fois, Jacques Anouma avec qui il aurait échangé sur la question.

Seulement, a poursuivi Guy Roux, les démarches n’ont pas abouti parce que les politiques au pouvoir d’alors, ne voulaient pas d’un Français à la tête de la sélection nationale. «Mais ça, c’était avant. Ce n’est plus le cas maintenant», s’est empressé d’ajouter Guy Roux. Comme s’il entendait dédouaner les nouveaux dirigeants ivoiriens.

Ainsi qu’on peut le constater, en plus de colporter des ragots, à des années-lumière de la vérité, Guy Roux fait preuve d’un manichéisme qui finit de convaincre sur la personnalité de l’homme. Dire que le vénérable technicien est un des représentants des officines françaises, promptes à classer les Ivoiriens en deux catégories de personnes, les bons et les mauvais, ne saurait être une injure à sa personne.


Des contre-vérités qu’il importe de rectifier

Tout simplement parce qu’en Côte d’Ivoire, il n’y a pas, surtout en sport, des anti-Français d’un côté et des pro-Français de l’autre. Mais là n’est pas notre propos. La vérité c’est que Guy Roux, au passage, aura servi des contre-vérités qu’il importe ici de vite rectifier. Jamais il n’a été question de frapper d’ostracisme les techniciens français désireux de prendre en main la sélection ivoirienne.

Il est vrai que le nom de Guy Roux a circulé quand il s’est agi de désigner un remplaçant à Henri Michel après le Mondial 2006. Alors qu’une partie de l’opinion soutenait que Guy Roux avait l’expérience nécessaire pour monter une sélection des Eléphants véritablement compétitive, une autre arguait au contraire qu’il était relativement âgé et que la filière française, avec Robert Nouzaret et Henri Michel, ayant fait ses preuves et surtout échoué pour ce qui est de la discipline défensive, il fallait voir du côté de la piste allemande supposée plus rigoureuse.

Cette vision ayant prévalu, l’Allemand Stielike a donc été appelé à la tête des Eléphants.
Mais forfait pour la Can 2008 à cause de la grave maladie de son fils, c’est un autre Français, Gérard Gili, à qui Jacques Anouma avait déjà voulu confier la sélection après le Mondial allemand, mais qui a préféré la sélection olympique, qui est rappelé à la tête de la sélection A pour la Can 2008 au Ghana. Dans la même période, la sélection des juniors était aux mains de Michel Troin, un autre Français. La Can 2008 terminée, Gérard Gili, qui avait atteint les demi-finales, se dessaisit une fois encore, malgré la confiance placée en lui par les dirigeants fédéraux de l’époque.

Préférant retrouver la sélection olympique qu’il conduira aux Jeux Olympiques de Beijing en Chine, avant de se retirer totalement. Voici la réalité des faits qui portent ainsi un cinglant démenti aux affirmations de Guy Roux." […]

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