dimanche 18 septembre 2011

Sarkozy et l’instauration de la charia en Libye


Veni, vidi, vici. Nicolas Sarkozy, très fier de sa guerre libyenne, propre (?) à faire oublier le fiasco de sa politique économique, est venu à Tripoli.


La ville est gouvernée militairement par le chef d’Al Qaïda Abdelhakim Belhadj, émir du Libyan Islamic Fighting Group (GICL - Groupe Islamique de Combat Libyen), organisation répertoriée terroriste par les services secrets U.S. Il avait été arrêté par la CIA américaine avant d’être remis au régime Kadhafi en 2004 qui l’a interrogé sous la direction de Moussa Koussa, ami libyen de Claude Guéant, puis qui l’a ensuite libéré.

Une autre « tête » militaire de la rébellion, Ismaïl Salaby, qui dirige la branche de Benghazi de la puissante « Katiba 17 février » vient d’un groupe de militants proches d’al-Qaïda.

Lors du prêche du vendredi, jour de la grande prière, l’imam Abdel Ghani Abou Ghrass, a affirmé « souligner le caractère islamique du nouvel État libyen ». Et donc, il ajoute logiquement : la « future Libye doit être gouvernée conformément à la charia ».

Le chef des autorités de transition a confirmé à plusieurs reprises que l’islam serait la principale source de législation dans la nouvelle Libye. Il laisse aussi entendre que la France n’a pas de raisons particulières pour bénéficier des largesses du nouveau régime.

La France a donc participé à une campagne militaire qui, d’après les dernières estimations, aurait fait environ 50.000 morts, pour instaurer un bastion islamique radical à la porte de l’Europe, dirigé par des terroristes qui, a peine installés au pourvoir, crachent au visage de ceux qui les ont fait rois. Nicolas Sarkozy semble croire que sa mainmise sur les médias pourra éternellement faire prendre des vessies pour des lanternes et des terroristes pour des rebelles.

D'après Comité Valmy


Voir en ligne :

Comment Al Qaïda a pris le contrôle de Tripoli

Par Pepe Escobar. Traduit par Viktor Dedaj :

Son nom est Abdelhakim Belhadj. Certains au Moyen-Orient ont peut-être entendu parler de lui, mais en Occident et ailleurs son nom est pratiquement inconnu.

Alors, voici une séance de rattrapage. Parce que l’histoire de comment un agent d’Al Qaïda a pu se retrouver haut commandant militaire à Tripoli va – une fois de plus – briser l’immense champ de miroirs qu’est « la guerre contre le terrorisme » et compromettre sérieusement la propagande patiemment concoctée par l’OTAN sur son « intervention humanitaire » en Libye.

La forteresse de Kadhafi, Bab El Aziziyah, fut envahie et conquise la semaine dernière principalement par les hommes de Belhadj – qui a été le fer de lance de la milice de Berbères des montagnes au sud-ouest de Tripoli. La milice est connue sous le nom de Brigade Tripoli et elle a été secrètement entraînée pendant deux mois par les Forces spéciales AMÉRICAINES. Elle s’est révélé la milice la plus efficace au cours de ces six mois de guerre civile tribale. [...]

Lire l'article en entier...


voir aussi : La Charia va t'elle gouverner la Libye ?

Et : L'AQMI a été armé et financé par l'OTAN.


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