lundi 12 septembre 2011

Il avait du poil aux pattes, Sarkozy aussi…



(Sur l’air de Félicie - aussi)


Après les « révélations » de Robert Bourgi…

« Un câble de Wikileaks révélait déjà en juillet 2009 […] qu’environ 36 millions de dollars avaient été détournés par les dirigeants gabonais "pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, en partie remis à des partis politiques français y compris en soutien au Président Nicolas Sarkozy" ». (Sur le blog de Bruno Ben Moubamba)

Robert Bourgi, Monsieur Françafrique de tous les présidents français depuis des décennies, Sarkozy inclus, est pris subitement d’une crise de conscience anti-Villepin aiguë à quelques mois de la présidentielle, et révèle le secret de polichinelle selon lequel des valises de billets ont été transmises aux dirigeants français — sauf Sarkozy, jure-t-il !!! À preuve, Sarkozy a annoncé, à l’instar de tous ses prédécesseurs invariablement, que « la Françafrique c’est fini »… Mais pour lui, assure Bourgi, c’est pour du bon !… Tant il est vrai qu’on peut le mesurer à sa politique africaine, la plus explicitement néo-coloniale, la plus décomplexée (ce n’est pas plus un scoop que l’annonce de R. Bourgi).

Il n’est pas jusqu’à Mamadou Koulibaly qui ne confirme le secret de polichinelle, et qui apparemment oublie que ce n’est pas là l’apanage exclusif du couple Villepin-Chirac.

L’"info" tombe à pic il est vrai, en plein retour de l’affaire Bettencourt… (et à l'heure où le fiasco ouattariste est de plus en plus patent.)

Communiqué de presse de Bruno Ben Moubamba : "Robert Bourgi et le racket franco-africain. La démocratie française est faussée !"

« Le 11 septembre 2011, l’avocat Robert Bourgi, proche de l’actuel pouvoir français a déclaré dans le Journal Du Dimanche avoir reçu pendant dix ans des fonds occultes de Chefs d’Etats Africains. Il a évoqué des sommes de plusieurs dizaines de millions d’Euros qui ont servi au financement politique d’une grande partie de la Droite française. Monsieur Mamadou Koulibaly, Président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne et n°2 de l’ancien Régime du Président Laurent Gbagbo, a confirmé ces propos et fait état d’environ 2 milliards de Francs cfa, soit près de 3 millions d’euros, transportés d’Abidjan vers Paris en 2002, par valises.

De plus, ces déclarations ont lieu à quelques jours de la parution du nouveau livre, aux Editions Fayard, du journaliste Pierre Péan, évoquant une « République des mallettes » en France. Le journal le Point publie dores et déjà les bonnes pages de ce livre et notamment les propos édifiants de Michel de Bonnecorse, ancien conseiller du Président Jacques Chirac :
« quand il semblait évident qu’il y aurait deux candidats à Droite, Robert Bourgi estima qu’il était temps de tendre la Sébile pour les deux » prétendants Sarkozy et Villepin. Dès lors, il obtient de Denis Sassou Nguesso (Congo) et d’Omar Bongo (Gabon) des sommes conséquentes. Michel de Bonnecorse ne donne pas de détail sur l’utilisation des fonds. Toutefois de retour à Paris, Robert Bourgi découvre que « Dominique de Villepin est à terre, après l’échec retentissant du CPE en avril 2006 ». Bourgi estime que «désormais la route est dégagée pour Sarkozy. Villepin est cuit…et au lieu de distribuer une mallette à chacun, il n’en fait qu’une, plus grosse, et la dépose au pied du Ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy ».

Un câble de Wikileaks révélait déjà en juillet 2009 qu’un haut fonctionnaire gabonais à la banque des Etats de l’Afrique Centrale avait confié aux diplomates américains de l’ambassade de Yaoundé au Cameroun qu’environ 36 millions de dollars avaient été détournés par les dirigeants gabonais « pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, en partie remis à des partis politiques français y compris en soutien au Président Nicolas Sarkozy ».

Tous ces faits et propos démontrent que le jeu démocratique est faussé en France. L’argent des campagnes électorales et singulièrement celui des élections présidentielles provient d’un racket organisé par les personnages les plus puissants de France sur des Etats Africains. Ce sont des centaines de millions d’Euros, sans aucune traçabilité, qui irriguent la Droite française, ce qui fait des contributions de Madame Bettencourt un détail dans les « affaires d’argent » qui sont en train de pourrir littéralement la politique française. Il y a des lois en France qui plafonnent le financement des campagnes à quelques dizaines de millions d’euros. La loi n’est pas respectée.

De plus, il est curieux de constater qu’après la présidentielle de 2007 en France, une des premières mesures des nouvelles autorités ait été d’accorder un prêt de plusieurs dizaines de millions d’euros au Gabon, sans justification, comme s’il existait des vases communicants entre les réalités gabonaises et la vie politique française. C’est une tragédie pour les français qui voient s’envoler leurs impôts sous forme de prêts financiers non justifiés, c’est aussi un drame pour les africains qui subissent des acteurs politiques imposés par les autorités françaises et qui doivent renvoyer l’ascenseur à leur mentor sous forme de valises de billets. Valises de billets qui ne garantissent même pas la survie des régimes en question, comme l’atteste le cas de la Côte d’Ivoire et de Laurent Gbagbo, qui malgré les valises confirmées par Mamadou Koulibali à perdu le pouvoir.

- Le Racket des Etats Africains détruit les relations entre la France et l’Afrique et surtout appauvrit des populations africaines qui n’ont souvent pas d’autre choix que de s’exiler, notamment en France. […] »


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