mardi 13 septembre 2011

Probst, Bonnecorse, etc. sur le racket françafricain qui "n’a pas cessé avec Sarkozy" !


Félicie Sarkozy aussi...

Jean-François Probst à RFI: "[…] Ou bien c’est l’entourage du président Sarkozy, M. Guéant, M. Hortefeux, ou je ne sais qui… qui […] manipulent [R Bourgi] avec une longue corde et le poussent à parler « à l’insu de son plein gré ». Ou bien il y a quelque chose de plus pervers […]. Et si jamais l’entourage de Sarkozy a cru qu’en le manipulant et en le poussant à délirer contre Chirac et Villepin, c’était intelligent : ils se sont tirés une balle dans le pied. A n’en pas douter M. Bourgi a fait beaucoup de mal hier à Nicolas Sarkozy.

[…] Omar Bongo, avant de mourir a dit qu’il a donné un milliard pour la campagne de Sarkozy en 2007. Mais vous savez, si on décide de faire parler les morts tous les jours, Robert Bourgi va finir par se ridiculiser. Parce que ce qui intéresse les Français, c’est aujourd’hui, c’est ce qu’il se passe aujourd’hui. […]"


RFI : Pourquoi selon vous, il n’est pas possible que les versements aient cessé depuis l’arrivée à l’Elysée de Nicolas Sarkozy ?

J-F P : "Parce que je le sais. Parce qu’Omar Bongo l’a dit. Parce que je crois Bongo. Parce que d’autres l’ont dit."


Michel de Bonnecorse confirme : "Sarkozy a aussi profité de l’argent des chefs d’Etat africains".

"[…] Selon Michel de Bonnecorse, face à Villepin cuit politiquement du fait du CPE (2006), Robert Bourgi, qui était revenu d’Afrique avec des millions remis par Omar Bongo (Gabon) et Sassou N’Guesso (Congo-Brazza), 'Tout logiquement, Bourgi estime que désormais la route est dégagée pour Sarkozy. Villepin est cuit... Et au lieu de distribuer une mallette à chacun, il n’en fait qu’une, plus grosse, et la dépose aux pieds du ministre de l’Intérieur.' […]"

Devant le flot de "révélations" qui se succèdent, Probst aurait donc raison : "Je crois que M.Bourgi […] n’a pas du tout rendu service a Nicolas Sarkozy."


Une pratique que Philippe Brou (Le Nouveau Courrier n° 315 de ce mardi 30.09.11) assimile tout simplement à du racket : "Robert Bourgi, qui met en scène ses révélations intéressées de la manière qui le compromet le moins, oublie de raconter dans quelles circonstances Laurent Gbagbo a accepté de se soumettre à la politique des mallettes. En effet, qui a sollicité l’acte de corruption ? C’est Mamadou Koulibaly qui répond à cette question en racontant comment Robert Bourgi, missi dominici officiel de Jacques Chirac, président français, a explicitement demandé à Gbagbo de contribuer à la campagne de son parrain. En faisant une menace voilée. Si on veut avoir de l’avenir en politique, il faut savoir être généreux, a-t-il dit en substance. La situation s’apparente très clairement à celle que nous vivons tous les jours dans nos rues d’Afrique. Un policier, qui a son arme en main et est capable d’immobiliser les automobilistes pendant des heures voire de les conduire au poste, demande à un chauffeur de taxi de lui donner de l’argent. Certes, il a la possibilité de refuser, et de commencer un bras de fer qui peut le broyer ou lui permettre de gagner le respect après beaucoup de difficultés. Mais il peut aussi craquer et payer. Parce qu’il doit payer les études de ses enfants et son loyer. Dans tous les cas, il y a un bourreau, le policier racketteur, et une victime, le chauffeur de taxi racketté. Et il est inconcevable que les chauffeurs de taxi qui servent d’indicateurs aux policiers véreux reprochent au racketté d’avoir cédé à celui qui avait de toute façon le pouvoir sur lui. Il est inadmissible que les forces qui se sont mises corps et âme au service de la Françafrique au point de livrer leur pays aux hordes criminelles de Charles Taylor et de Blaise Compaoré en septembre 2002 tentent de tirer profit des contradictions de ceux qui ployaient sous le poids de leur violence multiforme."

Et cela n’a pas cessé depuis l’arrivée à l’Elysée de Nicolas Sarkozy disent aujourd’hui Probst, Bonnecorse et tant d’autres, comme hier Bongo et alii…


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