
Par Ahoua Don Mello, héraut de ce que l'on pourrait appeler "l'aile gauche" historique du FPI, l'ancien ministre et porte-parole du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo. Extraits :
"[…] L’aveuglement de l’impérialisme occidental qui le conduit à diaboliser systématiquement tous ceux qui n’empruntent pas la voie sans issue du libéralisme, l’isole de plus en plus de l’aspiration profonde des masses populaires pour être un simple marchand d’armes et un instrument d’endettement de leur population aux profit des détenteurs de paradis fiscaux.
En déclarant stratégique un certain nombre de secteurs économiques dont le secteur pétrolier sous contrôle de l’Etat, le Venezuela a pu redistribuer les richesses du pays et créer un tissu industriel dont les facteurs de productions sont internes.
Le contrôle par l’Etat a touché les secteurs suivants :
• La nationalisation du secteur des pétroles est un choix aussi idéologique que stratégique. La ressource, représente 30 % du PIB et 85 % des exportations. L’Etat détient 60 % des projets menés par Petroleum PLC, américaines Exxon Mobil, Chevron, ConocoPhillips, la française Total et Statoil
• Les secteurs des télécommunications et de la production d'électricité ont également été nationalisés. Les sociétés refusaient par exemple d'investir dans des régions jugées peu rentables.
• Au début de l'année 2008, le gouvernement vénézuélien annonce la nationalisation de la production de ciment, montrée comme une réponse au choix des sociétés étrangères d'exporter une partie de leur production en situation de pénurie de logements.
• En 2010, le commerce de détail est nationalisé, avec la chaîne Exito détenue par le groupe français Casino accusée de contribuer à la hausse des prix. La filiale locale de l'américain NorPro, fabricant un produit pour les forages pétroliers est étatisée et intégrée à l'entreprise publique PDVSA qui détient les parts pétroliers pour le compte de l’Etat. Le groupe sidérurgique italien Tenaris Dalmine est exproprié de ses actifs, n'ayant trouvé un accord financier avec le gouvernement.
Conséquence, le taux de croissance a atteint dans la période CHAVEZ des pics de 17% avec une réduction continue du niveau de pauvreté passant de 67% à 27% de 97 à 2011. Cette réélection confirme ce choix stratégique contre le désir de quelques multinationales qui rêvaient d’un retour triomphal par une diabolisation démesurée [*].
[…]
Lire l'article sur le blog de Théophile Kouamouo...
[*] En premier lieu sur les relations ordinaires d’État à État — et concernant Chavez, ceux que l’Occident a déclarés comme ses ennemis, à commencer par l’Iran ; quand le même pouvoir médiatique ne voit pas de problème aux accointances entre l’Occident et l’Arabie Saoudite ou le Qatar, qui à y regarder de près ne sont pas moins infréquentables que l’Iran (y compris sur Israël : cf. une voix qatarie bien connue), pour ne rien dire de dictateurs comme ceux du Burkina ou de la Côte d’Ivoire… (NdD)
"[…] L’aveuglement de l’impérialisme occidental qui le conduit à diaboliser systématiquement tous ceux qui n’empruntent pas la voie sans issue du libéralisme, l’isole de plus en plus de l’aspiration profonde des masses populaires pour être un simple marchand d’armes et un instrument d’endettement de leur population aux profit des détenteurs de paradis fiscaux.
En déclarant stratégique un certain nombre de secteurs économiques dont le secteur pétrolier sous contrôle de l’Etat, le Venezuela a pu redistribuer les richesses du pays et créer un tissu industriel dont les facteurs de productions sont internes.
Le contrôle par l’Etat a touché les secteurs suivants :
• La nationalisation du secteur des pétroles est un choix aussi idéologique que stratégique. La ressource, représente 30 % du PIB et 85 % des exportations. L’Etat détient 60 % des projets menés par Petroleum PLC, américaines Exxon Mobil, Chevron, ConocoPhillips, la française Total et Statoil
• Les secteurs des télécommunications et de la production d'électricité ont également été nationalisés. Les sociétés refusaient par exemple d'investir dans des régions jugées peu rentables.
• Au début de l'année 2008, le gouvernement vénézuélien annonce la nationalisation de la production de ciment, montrée comme une réponse au choix des sociétés étrangères d'exporter une partie de leur production en situation de pénurie de logements.
• En 2010, le commerce de détail est nationalisé, avec la chaîne Exito détenue par le groupe français Casino accusée de contribuer à la hausse des prix. La filiale locale de l'américain NorPro, fabricant un produit pour les forages pétroliers est étatisée et intégrée à l'entreprise publique PDVSA qui détient les parts pétroliers pour le compte de l’Etat. Le groupe sidérurgique italien Tenaris Dalmine est exproprié de ses actifs, n'ayant trouvé un accord financier avec le gouvernement.
Conséquence, le taux de croissance a atteint dans la période CHAVEZ des pics de 17% avec une réduction continue du niveau de pauvreté passant de 67% à 27% de 97 à 2011. Cette réélection confirme ce choix stratégique contre le désir de quelques multinationales qui rêvaient d’un retour triomphal par une diabolisation démesurée [*].
[…]
Lire l'article sur le blog de Théophile Kouamouo...
[*] En premier lieu sur les relations ordinaires d’État à État — et concernant Chavez, ceux que l’Occident a déclarés comme ses ennemis, à commencer par l’Iran ; quand le même pouvoir médiatique ne voit pas de problème aux accointances entre l’Occident et l’Arabie Saoudite ou le Qatar, qui à y regarder de près ne sont pas moins infréquentables que l’Iran (y compris sur Israël : cf. une voix qatarie bien connue), pour ne rien dire de dictateurs comme ceux du Burkina ou de la Côte d’Ivoire… (NdD)
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