
Lu sur Le Point - du 16/08/2012. Le billet de Patrick Besson (extraits) :
« Théophile Kouamouo accuse »
Patrick Besson écrit : « Dîner chez Moussa l'Africain […] avec Grégory Protche, directeur du Gri-Gri international (3 €), journal satirique panafricain […], et auteur de "On a gagné les élections mais on a perdu la guerre", aux éditions du Gri-Gri. […]
[…] Nous nous sommes installés à une terrasse de café [avec des intellectuels africains], et ils m'ont expliqué la situation ivoirienne vue de leur côté, qui est celui de Laurent Gbagbo, actuellement détenu à La Haye alors qu'Alassane Ouattara a été laissé en liberté. Ça aura été la grande nouveauté juridique des XXe et XXIe siècles : faire juger des Africains aux Pays-Bas par les fils procureurs et les filles juges de tous les peuples qui les ont colonisés (Anglais, Français, Allemands, Néerlandais, Italiens...).
Les Éditions du Gri-Gri font paraître "J'accuse Ouattara" (10 €)*, de Théophile Kouamouo, journaliste ayant naguère travaillé comme correspondant en Afrique pour L'Humanité, Le Monde et Le Point. Il a fondé, en Côte d'Ivoire, Le Nouveau Courrier. "J'accuse Ouattara" est une charge contre l'actuel président de la Côte d'Ivoire, "chef politique des Forces républicaines de Côte d'Ivoire, soupçonnées d'avoir commis des crimes contre l'humanité — et les plus graves massacres de l'histoire du pays, à Duékoué, dans l'Ouest". Pourquoi Ouattara — et avec lui la France, l'Union européenne, les États-Unis, l'Onu — a-t-il refusé le recomptage des voix que proposait le président sortant socialiste Laurent Gbagbo après l'élection du 26 novembre 2010 ? C'est une pratique courante, à laquelle même M. Peña Nieto, le nouveau président du Mexique, a consenti. Que craignaient le RDR et ses nombreux alliés occidentaux, parmi lesquels Nicolas Sarkozy, qui a jeté toutes ses forces spéciales dans la bataille postélectorale au terme de laquelle M. Ouattara a conquis le pouvoir ? Kouamouo revient sur les personnalités socialistes ivoiriennes maltraitées, voire torturées, dans l'Hôtel du Golf après la chute de leur chef : Désiré Tagro, Jean-Jacques Béchio, Geneviève Bro-Grébé, d'autres. Il explore la filière dite du "cacao du sang". Celle-ci permit aux rebelles de financer l'interminable guerre civile qui a plongé, depuis dix ans, la Côte d'Ivoire dans un chaos dont, selon Kouamouo, le pays n'est pas près de sortir. […]
Lire l’article en entier sur lepoint.fr
* "J'accuse Ouattara" est en vente à L'Harmattan et à Présence africaine, 25 bis, rue des Ecoles, à Paris (5e), ainsi que sur Internet.
« Théophile Kouamouo accuse »
Patrick Besson écrit : « Dîner chez Moussa l'Africain […] avec Grégory Protche, directeur du Gri-Gri international (3 €), journal satirique panafricain […], et auteur de "On a gagné les élections mais on a perdu la guerre", aux éditions du Gri-Gri. […]
[…] Nous nous sommes installés à une terrasse de café [avec des intellectuels africains], et ils m'ont expliqué la situation ivoirienne vue de leur côté, qui est celui de Laurent Gbagbo, actuellement détenu à La Haye alors qu'Alassane Ouattara a été laissé en liberté. Ça aura été la grande nouveauté juridique des XXe et XXIe siècles : faire juger des Africains aux Pays-Bas par les fils procureurs et les filles juges de tous les peuples qui les ont colonisés (Anglais, Français, Allemands, Néerlandais, Italiens...).
Les Éditions du Gri-Gri font paraître "J'accuse Ouattara" (10 €)*, de Théophile Kouamouo, journaliste ayant naguère travaillé comme correspondant en Afrique pour L'Humanité, Le Monde et Le Point. Il a fondé, en Côte d'Ivoire, Le Nouveau Courrier. "J'accuse Ouattara" est une charge contre l'actuel président de la Côte d'Ivoire, "chef politique des Forces républicaines de Côte d'Ivoire, soupçonnées d'avoir commis des crimes contre l'humanité — et les plus graves massacres de l'histoire du pays, à Duékoué, dans l'Ouest". Pourquoi Ouattara — et avec lui la France, l'Union européenne, les États-Unis, l'Onu — a-t-il refusé le recomptage des voix que proposait le président sortant socialiste Laurent Gbagbo après l'élection du 26 novembre 2010 ? C'est une pratique courante, à laquelle même M. Peña Nieto, le nouveau président du Mexique, a consenti. Que craignaient le RDR et ses nombreux alliés occidentaux, parmi lesquels Nicolas Sarkozy, qui a jeté toutes ses forces spéciales dans la bataille postélectorale au terme de laquelle M. Ouattara a conquis le pouvoir ? Kouamouo revient sur les personnalités socialistes ivoiriennes maltraitées, voire torturées, dans l'Hôtel du Golf après la chute de leur chef : Désiré Tagro, Jean-Jacques Béchio, Geneviève Bro-Grébé, d'autres. Il explore la filière dite du "cacao du sang". Celle-ci permit aux rebelles de financer l'interminable guerre civile qui a plongé, depuis dix ans, la Côte d'Ivoire dans un chaos dont, selon Kouamouo, le pays n'est pas près de sortir. […]
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* "J'accuse Ouattara" est en vente à L'Harmattan et à Présence africaine, 25 bis, rue des Ecoles, à Paris (5e), ainsi que sur Internet.
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