
Le caractère répétitif de la propagande des « grands médias » de la « communauté internationale » contre les régimes que ladite « communauté » veut abattre aura au bout du compte fait collyre, finissant par ouvrir des yeux de plus en plus nombreux.
C’est avec la Syrie que le tournant semble avoir lieu. La méthode médiatique qui s’est répétée en Libye après avoir été expérimentée en Côte d’Ivoire semble y atteindre une de ses limites. La reprise de service de BHL et Sarkozy n’y changera pas grand chose.
« On nous a déjà fait le coup, en Tunisie, en Egypte, en Lybie... » écrit un blogueur de Nobs, Vlad.
En remontant d'un cran, on trouve le laboratoire de cela (concernant en tout cas la Libye), en Côte d'Ivoire, où on n'a manifestement pas vu (?) venir quel « ordre démocratique » portaient les (ex‑)rebelles de Ouattara actuellement au pouvoir grâce à l'appui forcené franco-onusien... Cela malgré le refus de la vieille garde que l'on a soigneusement fait taire (d'Evanno ou Probst à droite à Emmanuelli à gauche)... Curieuse diplomatie... aux allures quand même un peu méthodiques.
Voix dans le désert, à l’époque (il y a à peine un peu plus d’un an), quiconque mettait en doute le mensonge médiatique « international » concernant la Côte d’Ivoire faisait effet de fausse note. Tout le monde (ou presque) suivait docilement la mélodie jouée par la « communauté internationale » : il relevait alors de la « théorie du complot » que d’être « seul contre le monde entier ».
Il apparaît à présent que l’on expérimentait une méthode — qui commence à dérailler sérieusement en Syrie —, qui a fonctionné selon le mode « qui peut le plus peut le moins » : si on a pu alors faire passer pour ennemi de la démocratie celui qui demandait que l’on recompte les voix, Gbagbo, et pour le démocrate celui qui, à l’appui de Sarkozy et Ban Ki-Moon, s’y refusait de toute force, Ouattara, préférant que l’on bombarde, que ne pourrait-on faire face à des pouvoirs non-élus...
Si l’on parvenait à faire passer le démocrate agressé pour un tyran criminel (au grand embarras désormais de la CPI qui à présent ne sait plus comment se dépêtrer des accusations avérées creuses de son procureur) ; si l’on arrivait à ancrer dans l’opinion la conviction que Gbagbo était le bourreau tandis que Ouattara, chef des FRCI et autres dozos exterminant à Duékoué 1000 personnes en une journée, passait pour un agneau (au grand embarras désormais de médias et autres blogs devenus silencieux face à la réalité ivoirienne faite à présent de violence quotidienne) ; si cette inversion médiatique des réalités — mise au pilori d’un démocrate — était possible, il serait plus aisé encore de mettre au pilori médiatique des pouvoirs non-élus, comme en Libye ou en Syrie.
Il serait donc dit à cris de « grands médias » que Khadafi massacrerait son peuple au secours duquel voleraient les salafistes (le peuple en question donc), BHL, Sarkozy, Cameron, Clinton… Répétition de propagande commençant déjà à voir s’ouvrir quelques yeux. Tel ou tel, juste auparavant ouattariste forcené, accédant dès lors à un déluge blogueur et éditorial pro-Khadafi (tentant de son mieux de cacher son aveuglement antécédent sur un Ouattara désormais dévoilé)…
Puis la même méthode expérimentée en Côte d’Ivoire et remise en œuvre en Libye, reprendrait du service face au régime syrien (lui aussi non élu : comme Khadafi, et à la différence de Gbagbo). Et voilà qu’après quelques mois de déluge médiatique parlant d’un Bachar al-Assad bombardant des civils sans autre raison que son arbitraire, on découvre que lesdits civils sont aussi, à l’instar des rebelles de Ouattara et du CNT libyen, surarmés — et mieux, on découvre par qui ils ont soutenus (et armés) : les « démocraties » du Golfe arabique alliées de la « communauté internationale »…
Et voilà le doute qui — enfin — s’instaure : et voilà les soutiens des grands « démocrates » rebelles ivoiriens et libyens, qui fustigeaient il y a quelques mois quiconque mettait en doute la voix des médias de la « communauté internationale », voyant là des adeptes de la « théorie du complot » « seuls contre le monde entier », les voilà à présent qui soupçonnent que Bachar al-Assad pourrait bien être victime d’un complot, appuyé par l’embrouillamini médiatique qui commence enfin à faire long feu.
La Syrie en collyre — un peu tard — : quoiqu’en veuillent BHL, Sarkozy, Washington et le Qatar, le nombre s’agrandit de ceux qui, à l’instar de la vieille école (Probst, Evanno, Emmanuelli, Dumas), jugeaient qu’avec la politique sarkozienne en Côte d’Ivoire, puis en Libye, la France se tirait une balle dans le pied — au profit d’une étrange alliance entre salafistes sunnites, Clinton/Obama et FMI, emboîtant le pas de la politique mise en œuvre par Bush en Irak, et rejointe depuis peu par la France de Sarkozy…
C’est avec la Syrie que le tournant semble avoir lieu. La méthode médiatique qui s’est répétée en Libye après avoir été expérimentée en Côte d’Ivoire semble y atteindre une de ses limites. La reprise de service de BHL et Sarkozy n’y changera pas grand chose.
« On nous a déjà fait le coup, en Tunisie, en Egypte, en Lybie... » écrit un blogueur de Nobs, Vlad.
En remontant d'un cran, on trouve le laboratoire de cela (concernant en tout cas la Libye), en Côte d'Ivoire, où on n'a manifestement pas vu (?) venir quel « ordre démocratique » portaient les (ex‑)rebelles de Ouattara actuellement au pouvoir grâce à l'appui forcené franco-onusien... Cela malgré le refus de la vieille garde que l'on a soigneusement fait taire (d'Evanno ou Probst à droite à Emmanuelli à gauche)... Curieuse diplomatie... aux allures quand même un peu méthodiques.
Voix dans le désert, à l’époque (il y a à peine un peu plus d’un an), quiconque mettait en doute le mensonge médiatique « international » concernant la Côte d’Ivoire faisait effet de fausse note. Tout le monde (ou presque) suivait docilement la mélodie jouée par la « communauté internationale » : il relevait alors de la « théorie du complot » que d’être « seul contre le monde entier ».
Il apparaît à présent que l’on expérimentait une méthode — qui commence à dérailler sérieusement en Syrie —, qui a fonctionné selon le mode « qui peut le plus peut le moins » : si on a pu alors faire passer pour ennemi de la démocratie celui qui demandait que l’on recompte les voix, Gbagbo, et pour le démocrate celui qui, à l’appui de Sarkozy et Ban Ki-Moon, s’y refusait de toute force, Ouattara, préférant que l’on bombarde, que ne pourrait-on faire face à des pouvoirs non-élus...
Si l’on parvenait à faire passer le démocrate agressé pour un tyran criminel (au grand embarras désormais de la CPI qui à présent ne sait plus comment se dépêtrer des accusations avérées creuses de son procureur) ; si l’on arrivait à ancrer dans l’opinion la conviction que Gbagbo était le bourreau tandis que Ouattara, chef des FRCI et autres dozos exterminant à Duékoué 1000 personnes en une journée, passait pour un agneau (au grand embarras désormais de médias et autres blogs devenus silencieux face à la réalité ivoirienne faite à présent de violence quotidienne) ; si cette inversion médiatique des réalités — mise au pilori d’un démocrate — était possible, il serait plus aisé encore de mettre au pilori médiatique des pouvoirs non-élus, comme en Libye ou en Syrie.
Il serait donc dit à cris de « grands médias » que Khadafi massacrerait son peuple au secours duquel voleraient les salafistes (le peuple en question donc), BHL, Sarkozy, Cameron, Clinton… Répétition de propagande commençant déjà à voir s’ouvrir quelques yeux. Tel ou tel, juste auparavant ouattariste forcené, accédant dès lors à un déluge blogueur et éditorial pro-Khadafi (tentant de son mieux de cacher son aveuglement antécédent sur un Ouattara désormais dévoilé)…
Puis la même méthode expérimentée en Côte d’Ivoire et remise en œuvre en Libye, reprendrait du service face au régime syrien (lui aussi non élu : comme Khadafi, et à la différence de Gbagbo). Et voilà qu’après quelques mois de déluge médiatique parlant d’un Bachar al-Assad bombardant des civils sans autre raison que son arbitraire, on découvre que lesdits civils sont aussi, à l’instar des rebelles de Ouattara et du CNT libyen, surarmés — et mieux, on découvre par qui ils ont soutenus (et armés) : les « démocraties » du Golfe arabique alliées de la « communauté internationale »…
Et voilà le doute qui — enfin — s’instaure : et voilà les soutiens des grands « démocrates » rebelles ivoiriens et libyens, qui fustigeaient il y a quelques mois quiconque mettait en doute la voix des médias de la « communauté internationale », voyant là des adeptes de la « théorie du complot » « seuls contre le monde entier », les voilà à présent qui soupçonnent que Bachar al-Assad pourrait bien être victime d’un complot, appuyé par l’embrouillamini médiatique qui commence enfin à faire long feu.
La Syrie en collyre — un peu tard — : quoiqu’en veuillent BHL, Sarkozy, Washington et le Qatar, le nombre s’agrandit de ceux qui, à l’instar de la vieille école (Probst, Evanno, Emmanuelli, Dumas), jugeaient qu’avec la politique sarkozienne en Côte d’Ivoire, puis en Libye, la France se tirait une balle dans le pied — au profit d’une étrange alliance entre salafistes sunnites, Clinton/Obama et FMI, emboîtant le pas de la politique mise en œuvre par Bush en Irak, et rejointe depuis peu par la France de Sarkozy…
Le dernier Meyssan, dont je crois t'es pas trop fan, élargit le débat et théorise la question https://twitter.com/afr0leaks/status/233529942351171584
RépondreSupprimerMerci pour l'info.
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