"Révélations : Poutine, Hollande... Assad, Ouattara et les autres, M. Frindéthié
Au cours de la conférence de presse qu’ils ont accordée hier à l’Elysée, Poutine et Hollande, malgré leurs divergences sur la solution à la crise syrienne, se sont accordés sur deux points au moins : Ils ont tous les deux reconnu que la diplomatie étrangère sarkozyste était non seulement un échec, mais aussi que les accointances de Sarkozy avec les dictateurs de ce monde constituaient une déviance personnelle qui contredisait la propension de la France à se poser en police internationale des mœurs.
Répondant à la question de savoir si la Russie serait prête à accorder l’asile politique à Assad au cas où l’éventualité se présentait, le président russe a déclaré sans ambages qu’Assad avait été plus bichonné par Paris que par Moscou, et donc que cela aussi était une réflexion de la politique étrangère manquée de la France. Et Hollande, plutôt que de défendre la politique de son prédécesseur, s’empressa de rappeler qu’elle était d’une autre époque, d’un autre tempérament, d’une autre sensibilité, d’une autre éthique, et loin de symboliser sa conception à lui de la déontologie politique.
Il est vrai que sous Sarkozy l’Elysée avait souvent fait office d’auberge privée des dictateurs, où l’on vit défiler des despotes comme Ben Ali, Kadhafi, Moubarak, Bongo, Wade, Compaoré, Ouattara et compagnie. Malgré ses multiples transgressions des droits humains et les délits quotidiens de son escadron de la mort (FRCI), le boucher d’Abidjan y eut même droit à des fastes comparables aux scintillantes fêtes [...]
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