mardi 7 février 2012

Jean-Luc Mélenchon : l'honneur de la France sur la Côte d'Ivoire



«La politique qui a été appliquée en Côte d’Ivoire est une politique impériale. La France s’est immiscée dans la discussion rude qu’avaient entre eux les Ivoiriens. Cette discussion à laquelle elle n’aurait jamais dû se mêler. Il fallait respecter de manière extrêmement scrupuleuse l’indépendance des Ivoiriens. Il a été aussitôt organisé contre Laurent Gbagbo une sorte de pression internationale car son régime déplaisait, le Front populaire ivoirien, beaucoup à la droite internationale. Qui depuis des années manipulait leur marionnette, M. Ouattara, qui a précédemment nui au précédent président, et au précédent encore avant. Car c’est un homme qui a été en quelque sorte introduit par les instances internationales, et notamment par les Nord-Américains et les Français depuis de très nombreuses années. Et c’est cet homme a fomenté toutes sortes de complots, a épousé toutes sortes de rébellions absolument insupportables comme celle qui est venue du Nord du pays où se sont pratiquées les plus grosses fraudes électorales.

Et la France s’est mêlée de tout cela, est intervenue de manière militaire et elle a fait en quelque sorte que M. Gbagbo soit embastillé. Et il est aujourd’hui traduit devant le Tribunal pénal international alors que son pays n’a pas signé les clauses de ce Tribunal pénal international. Si l’on procède de cette manière, il y a un certain nombre d’Américains qui pourraient être arrêtés et envoyés au même tribunal, on ne le fait pas. Maintenant, je vais vous dire une chose. Je plaide pour que l’on relâche le fils de M. Gbagbo, qui est un de nos compatriotes, qui est un Franco-Ivoirien, et qui est retenu sans aucune raison légale. Simplement du fait de son nom et de sa filiation avec son père M. Gbagbo, qui est détenu en prison. J’estime que la France s’honorerait en intervenant pour qu’il soit libéré. Merci de m’avoir posé cette question, elle me permet de dire ce que je pense aux Ivoiriens qui se trouvent en France, avec toute mon affection.»

Jean-Luc Mélenchon, sur la radio française RMC.
Source : Le Nouveau Courrier




Il a près d'un an, Jean-Luc Mélenchon avertissait déjà :





Voir aussi, sur "Alternatives et cohérence" :

"Pour solde de tout compte…

Un cerbère à deux tètes...

Les propos tenus par le premier ministre français François Fillon, et approuvés par Martine Aubry sur le plateau de l’émission «Des paroles et des actes», le vendredi 2 février 2012, nous les interprétons comme un solde de tout compte, entre nous français d’origine africaine et les deux partis se partageant le pouvoir à tour de rôle en France.
Incidemment, les échéances électorales majeures se profilant à l’horizon, apparaissent comme étant une étape décisive dans notre affirmation sur le plan politique.
Il est temps pour nous de montrer à cette clique de politiciens inconséquents, lâches et hypocrites que nous ne boirons plus jamais l’eau croupie qui leur tient lieu de discours politique.


Responsables et conscients…

Foin de discrimination positive ou d’ouverture factice aux enfants issus des ex-colonies françaises, du chef du Parti Socialiste et de l’UMP !
Lorsque le discours affiché est en contradiction évidente avec les actes posés, le citoyen conscient doit prendre ses responsabilités.
Conscients, nous sommes de plus en plus nombreux à l’être.
Responsables, nous avons tiré les enseignements des derniers agissements du gouvernement en matière de politique internationale, au sujet de l’Afrique en général et de la Côte d’Ivoire en particulier.
Responsables, nous tirerons les enseignements des déclarations de chacun, sur ces enjeux revêtant une importance particulière à nos yeux.

Il est désormais hors de question de déterminer notre vote en basant notre jugement uniquement sur des problématiques internes.
Notre voix doit être entendue des décideurs politiques en charge des formations politiques de notre pays.
Le mépris, le dédain affichés face à nos revendications, nous nous devons de les combattre au moyen de toutes les armes mises à notre disposition, et notamment avec la plus puissante d’entre elle : le bulletin de vote.
La réponse à la cécité et la surdité de ceux qui nous gouvernent se doit d’être cinglante.
La réponse à la cécité et la surdité de ceux qui sollicitent nos suffrages se doit d’être mémorable.


Révisionnisme d’état…

Alors que la France s’est posée récemment en défenseure universelle de la vérité historique, ne craignant pas d’humilier le peuple turc à travers la discussion et le vote d’une loi mémorielle, le premier ministre François Fillon s’est livré vendredi à un exercice qu’il affectionne particulièrement et dont il est coutumier : le révisionnisme historique.
Le cynisme, dont il a fait preuve, est un affront pour lequel réparation sera demandée et obtenue.

Répondant à une question de Martine Aubry, il s’est livré à une apologie répugnante et inacceptable du discours de Dakar, prononcé jadis par Nicolas Sarkozy.
Pour lui « Le discours de Dakar a été un très beau texte qui a été manipulé ». Poursuivant sur sa lancée il affirme: «Qu’est-ce qu’on voit en Afrique ? Que la France a tenu un discours de vérité et a défendu la démocratie en Côte d’Ivoire. On a reçu, il y a quelques jours, le président élu de la Côte d’Ivoire. S’il n’y avait pas eu la volonté du président de la république française […] C’est la démonstration que le président de la république s’est battu pour la démocratie».
La réaction de Martine Aubry, fidèle à la ligne pro-Ouattara adoptée par le PS, est sans ambiguïté, elle reconnait que le PS s’est reconnu sans cette action, « Nous l’avons salué » affirme-t-elle.

François Fillon n’en est pas à son coup d’essai, le 21 mai 2009 en voyage officiel au Cameroun, et en réponse à la question d’une journaliste camerounaise il déclare : « Je dénie absolument que des forces françaises aient participé en quoi que ce soit à des assassinats au Cameroun. Tout cela est de la pure invention ».
A l’image d’un Faurisson, le premier ministre français use du révisionnisme historique.
Il est inconcevable qu’un homme de cette culture soit ignorant des eaux sombres dans lesquelles, la France et ses séides autochtones plongèrent le Cameroun, au lendemain de l’indépendance.
C’est à l’aune de ce révisionnisme qu’il apprécie la portée du discours de Dakar.
C’est le même révisionnisme qui le pousse à mentir au peuple français lorsqu’il présente l’intervention coloniale, ayant eu lieu à la suite du contentieux électoral de 2010, comme un coup de pouce à la démocratie ivoirienne.

Ces affabulations, l’histoire les jugera sans coup férir, mais il nous revient de sanctionner la politique menée par le gouvernement Sarkozy, lors du scrutin présidentiel d’Avril 2012 et de celui des élections législatives, organisées dans la foulée.
M. Fillon et ses amis n’ont pas pris conscience du niveau de rejet qui est le leur dans la communauté.
Ils n’ont pas pris conscience que le temps de la résignation est dépassé.
La colère née de cette vision méprisante et paternaliste de l’Afrique et des citoyens français qui en sont originaires trouvera sa traduction dans les urnes. [...]


Lire la suite sur "Alternatives et cohérence"...


1 commentaire:

  1. Mything

    Attention ce n'est pas un meeting, je ne meet personne, je dénonce le mythe des meetings.
    My god... my thing... il n'y a pas d'attractive world dans ce bas monde!
    C'est trop long ou c'est trop court... les hommes, les femmes n'écoutent plus les discours...
    Leur niveau de conscience est au plus bas... c'est la matière qui a pris le pas... plus la peine de les monter ou de les remonter... ils sont démontés... la politique est morte... c'est un constat arithmétique : un moins un égale zéro. Ventre affamé n'a pas d'oreille.

    Ouvrières, ouvriers, voici venu le temps des soustractions. Il n'y aura même plus de mur pour absorber vos lamentations, ni de commissaire pour recevoir vos plaintes, ni de syndicat pour relayer vos revendications.
    Le sens politique n'est plus d'actualité... partout triomphe l'insensé qui s'occupe de vos finances et de votre manque à gagner. Gestion du déficit, gestion de la dette, magie de la perte... alerte rouge !
    Camarades... il n'y a plus rien à partager... hormis l'idée que plus personne ne croit au partage.
    Qui parlait d'un cœur qui bat au même rythme que les autres cœurs? Un poète ? Ou un athlète ?
    Y a plus de cœur... qui ne s'écœure et ne se meurt en cherchant un nouveau couteau pour couper le beurre. Et les couteaux se multiplient à l'infini, mais il n'y a plus de beurre. C'était un leurre.
    La planète ne suffit plus. Les hommes n'en peuvent plus. C'est bouché, y a plus de débouché.

    Et qui va vous redonner conscience et confiance ? Personne...
    Personne n'est assez fou ou fol pour reprendre le fil de l'histoire. La précarité a sapé les fondements de votre réceptivité, de votre sensibilité, de votre humanité... vous ne pouvez plus compter sur personne... pire encore ! Vous ne pouvez même plus compter sur vous-mêmes.
    Adieu constante... bonjour les variantes...
    Le caprice des temps et la malice des gens... Marivaudage du capital planétaire : on ne peut plus jurer de rien. Ni reposer sur rien... tout est envers et contre tout.
    Ni clos, ni ouvert, l'univers est à découvert!
    Salut les copains, salut les copines... nous sommes à vendre.
    Et personne pour nous reprendre... parce que nous ne sommes pas les seuls sur le marché... l'offre excède la demande...
    Non... ne parlons plus de liberté... c'est ringardisé... mais d'une nouvelle forme de captivité qui nous rappelle le ballon prisonnier avec plein de perdants, et un seul gagnant : le hasard... alerte rouge... plus personne ne bouge

    Usuriers! Usurières ! Vous aviez raison... c'est une question d'argent : tout s'achète et tout se vend! Combien? Est le maître mot. Combien ? Un individu se suicide toutes les heures en France. Merde!
    Pourquoi? Parce qu'il n'a écouté personne... parce que personne n'avait rien à lui dire.

    Parce que rien ne va... rien ne vaut j'en conviens... exceptée cette main que personne ne vous tend mais que vous pouvez tendre à quelqu'un pour lui dire qu'il ne faut pas marcher seul...
    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/02/mything/

    RépondreSupprimer