lundi 7 mai 2012

"Un ennemi de l’Afrique est tombé !"


La Une du Nouveau Courrier

Éditorial de Théophile Kouamouo ICI :

dimanche 6 mai 2012

Défaite de Nicolas Sarkozy



Côte d'Ivoire :
"Les FRCI de Ouattara promettent de mater toute manifestation de joie"
:

"Selon notre correspondante sur place à Abidjan, les élections en Côte d'ivoire sont vécues de façon différentes selon que l'on soit un pro-Gbagbo ou un Pro-Ouattara. Pendant que parmi les partisans du président Gbagbo une défaite de Sarkozy serait perçue comme une maigre consolation, au vu de l' implication directe de ce dernier lors du coup d’État du 11 avril 2011 contre le Président Gbagbo, dans le camp Ouattara par contre c'est avec beaucoup d’anxiété qu'on s’apprête à accueillir la nouvelle de la défaite de Nicolas sarkozy, considéré par bon nombre d'observateurs comme étant le principal soutien en Occident de Ouattara.

C'est ainsi qu'au quartier Yopougon par exemple certains partisans du président Gbagbo auraient déjà acheté le nécessaire en vu de célébrer comme il se doit la défaite de Sarkozy. Les poulets et les moutons ont été achetés en grande quantité afin de fêter comme il se doit le déclin de celui que beaucoup considèrent comme le principal auteur des malheurs qu'ils vivent depuis l'accession au pouvoir du clan Ouattara.

La réaction de la milice de M. Ouattara connue pour les exactions commises sur les civils ne s'est pas fait attendre. Les miliciens FRCI depuis quelques jours parcourent les quartiers réputés être fidèles au président Gbagbo afin de mettre en garde ceux que l'on appelle en Côte d'Ivoire les patriotes contre toute manifestation de joie en cas de défaite de Nicolas Sarkozy. Dans certains quartier comme Yaosei, certains habitants pris de panique ont d'ailleurs commencé à déménager dans la crainte d'affrontements qui pourraient se déclencher dés la proclamation des résultats.

On nous signale aussi que certains partisans de M. Ouattara auraient commencé à retirer de fortes sommes d'argent de leur compte bancaire, car selon eux la chute de Nicolas sarkozy sonnera inéluctablement le Glas du régime de leur champion."

Source : http://re.ivoire-blog.com/archive/2012/05/06/defaite-de-nicolas-sarkozy.html


Il ne reste...



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samedi 5 mai 2012

Et toujours : quid du vote électronique ?



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Vidéo :


Ce n'est quasiment pas dit, et pourtant près de 1,5 million d'électeurs en France, soit deux fois la différence de voix entre Nicolas Sarkozy et François Hollande au premier tour de l'élection présidentielle, doivent utiliser une machine à voter électronique pour exprimer leur choix. Outre le fait que le vote électronique pose d'importants problèmes de contrôle du scrutin, qui est à la base de la transparence électorale, le ministère de l'intérieur refuse de communiquer la liste des bureaux de vote concernés, présents dans 64 communes. Enquête de Simon Robic sur Numerama, signalée par Victor.

Voir aussi ici.


jeudi 3 mai 2012

Le soir où l'exploseur a failli exploser



Hollande a gagné aux points. Il suffit de voir le triomphe des observateurs de gauche, et la prudence de ceux de droite (groupies et état major UMP exceptés) : un sobre "Haute tension" en titre du Figaro, quand Libération clame en une : "Hollande préside le débat".

Hollande a donc gagné, ne serait-ce qu'en n'étant pas "explosé". Mais Hollande aurait pu mettre Sarkozy KO, l'"exploser" lui. Il aurait suffit que quelques mois en arrière, il ne cautionne pas servilement sa "politique" étrangère. On a "entendu" le silence feutré du dialogue sur le Mali où Sarkozy a osé l'énormité "la France est l'ancienne puissance coloniale et ne peut intervenir directement". Aucune réplique de Hollande, quelques mois seulement après les bombardements intensifs sur Abidjan, capitale d'une "ex"-colonie, pour en déloger le Président élu, reconnu par l'instance souveraine de son pays !

À ce point, Hollande - non plus que Sarkozy - n'est pas entré dans l'Histoire ! "Les réactions majoritairement violentes de la jeunesse africaine contre l’intervention de la France en Côte d’Ivoire et en Libye, fût-ce sur la demande du Conseil de sécurité, ont bien montré [...] que l’Afrique a désormais mal à la France. Ce mal doit être diagnostiqué et soigné avant qu’il ne soit trop tard", note Jean Baptiste Sipa sur Cameroonvoice.

Que dire face à cela quand Hollande persiste, et signe sa gémellité sarkozienne - dans une interview donnée à Christophe Courtin du Messager. Extrait, sur Cameroonvoice :

Cameroonvoice : "Il y a un peu plus d’une année, la France intervenait militairement en Côte d’Ivoire et en Libye, en même temps. Une bonne partie de la société civile et des intellectuels camerounais, à tort ou à raison, y voyaient une résurgence de l’arrogance et de l’esprit colonial français. Au Cameroun, la rue africaine était pro Gbagbo. Qu’en pensez-vous ?"

F. Hollande : "Dans les deux cas, la France est intervenue dans le cadre d'un mandat défini par le conseil de sécurité des Nations-Unies, pour protéger les populations civiles, ainsi que les ressortissants français, dans le cadre de la Côte d'Ivoire. Je suis favorable à ce que les Nations-Unis fassent prévaloir, chaque fois que cela est possible et nécessaire, le principe de "responsabilité de protéger". Ce principe doit toutefois être appliqué avec discernement, l'ingérence n'étant pas toujours le meilleur chemin de la stabilisation, pensons à l'Irak par exemple. Sur le fond du dossier ivoirien, je rappelle que l’ensemble des partis ivoiriens s’étaient mis d’accord, à Pretoria en 2005, pour que l’Onu accompagne le processus électoral puis, en 2007, en certifie les résultats.

Les Nations unies ont rempli cette mission, au premier tour, sans que personne y trouve à redire. Je regrette que les résultats certifiés par les Nations Unies au second tour n’aient pas été acceptés par Laurent Gbagbo. Le respect du vote est un principe fondamental, sans lequel il ne peut y avoir de démocratie. Je sais que le travail des Nations Unies a été contesté, mais pour ma part
[...]". Cf. l'interview sur Cameroonvoice.

On le voit, Hollande ne fait ici que rabâcher - on espère naïvement - la propagande sarkophile (répercutée par la presse, allant de la manipulation de l'Onu aux interprétations élargies de ses résolutions) !

Il ne pouvait donc pas aller jusqu'à exploser l'exploseur, qu'il a soutenu sans réserve dans des entreprises qui ont ruiné le crédit de la France au plan international. Pas un mot non plus du Niger concernant le nucléaire au cours du débat... Mais qu'en savent la plupart des Français ?

Il faudra pourtant bien tôt ou tard que le nouveau Président - un point qui a manqué cruellement dans son "moi, Président de la République" - regarde en face ce passif le plus lourd de la France dans le bilan sarkozien...

On votera certes pour Hollande : s'il n'a fait que soutenir Sarkozy quand il faisait bombarder Abidjan pour installer son ami Ouattara, Hollande n'a fait montre que d'une approbation passive (à l'instar de la plupart des opposants français socialistes ou centristes), là où l’exploseur a agi. Il sera donc plus facile pour Hollande de corriger la politique de plus en plus visiblement catastrophique de la France dans ses "ex"-colonies...


mercredi 2 mai 2012

Longuet comme un jour sans pain...


"J'assume avoir été d'extrême droite. On s'est simplement trompé sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer." Le propos est de Gérard Longuet, après qu'il ait rejoint la droite "normale", d'après Wiki.


Toujours d'après Wiki : auparavant, il a, au début de sa carrière politique, fondé le mouvement d'extrême droite Occident. Soupçonné en sa qualité de dirigeant du mouvement d'avoir été un des instigateurs d'une expédition violente, il sera inculpé et incarcéré, puis condamné le 12 juillet 1967 à 1000 francs d'amende pour complicité de "violence et voies de fait avec armes et préméditation", en même temps que douze autres militants d'extrême droite, dont Alain Madelin, Alain Robert et Patrick Devedjian. Il est amnistié en juin 1968. Après la dissolution, par le Conseil des ministres, d'Occident en octobre 1968, il rejoint le Groupe union défense (GUD), groupuscule d'extrême droite mené par Alain Robert, dont il écrit la charte, puis Ordre nouveau, destiné à rassembler les nationalistes. Il fera partie en 1971 avec Claude Goasguen de la direction de ce mouvement, dissous par décret du Conseil des ministres le 28 juin 1973 pour "atteinte à la sûreté de l’État".

Il entre à l'École nationale d'administration (ENA) en 1971 et en sort en 1973 (promotion François Rabelais). Entre temps, en 1972, il rédige le premier programme économique du Front national, créé la même année.

De ses engagements nationalistes des années 1960-1970, il dit donc : "J'assume avoir été d'extrême droite. On s'est simplement trompé sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer."

Nostalgie, nostalgie... Que d'eau a coulé sous les ponts !

Environ 40 ans après, il est pressenti pour entrer dans le troisième gouvernement Fillon, à l'automne 2010. Sa nomination est réputée rééquilibrer le gouvernement Fillon en donnant un poste clé à l'aile centriste et libérale (sic) de l'UMP, chose qui était réclamée après le départ de plusieurs ministres centristes trois mois plus tôt. Gérard Longuet intègre le gouvernement après la démission de Michèle Alliot-Marie, le 27 février 2011, en devenant ministre de la Défense et des Anciens combattants, en remplacement d'Alain Juppé.

Il est donc à présent clairement engagé dans les entreprises néo-coloniales du gouvernement Sarkozy... qu'a condamnées le FN de Marine Le Pen ! FN dont il propose aujourd'hui à la droite "normale" de se rapprocher.

Questions : de quoi s'agit-il de se rapprocher ? Des thèses en "frontière" déjà rejointes par Sarkozy depuis 2007 ? Déjà fait ! Ou envisage-t-il de renouer avec le modèle colonial qu'il disait avoir abandonné ? Mais alors à qui le propose-t-il ? Puisque pour la droite "normale" (avec le silence complice de la gauche "normale"), c'est déjà en marche ! Entend-il alors remettre le FN "dans le droit chemin" des guerres coloniales, via celles de Sarkozy que Marine Le Pen a condamnées ? A-t-il rallié lors de son passage au "centre" la soumission aux intérêts mondialistes que défend Sarkozy à travers ces guerres et se propose-t-il d'y rallier aussi le FN ?

Autant de questions qui pourraient être au coeur de la prochaine alliance...


mardi 1 mai 2012

Des voix FN que n'aura pas Sarkozy



Plus que jamais, il s'évertue à s'enfoncer vers les sphères exhalant les fumets les plus xénophobes ; en rajoutant dans ce qui lui a permis de "siphonner" les voix FN en 2007 - ce qui avait déjà ouvert les yeux de qui ne se voilait pas la face sur la disparition (déjà) du "cordon sanitaire" antécédent, des... "frontières" avec les "incompatibles"...

Le discours de Dakar n'en lasserait aucun doute, même aux yeux de son mentor "libyen" BHL, qui tenterait de le disculper en chargeant son autre mentor, Guaino. Le discours de Grenoble enfoncerait le clou. Déjà il ne faisait aucun doute qu'il dépassait nombre de proches du FN : Marine Le Pen se ferait un plaisir de le souligner !

Il a donc beau s'agiter pour prouver qu'il est "sincère" dans sa "drague" (pas électoraliste pour un sou : il cache soigneusement qu'il fut pour le droit de vote des immigrés - au temps où ça pouvait encore être électoralement rentable)... Ses actes ont marqué certaines frontières qu'il ne franchira pas, celles qui séparent la xénophobie (voire le racisme) qu'il flatte, d'avec un certain sens de l'indépendance nationale (qui est tout autre chose) : il n'est décidément en rien souverainiste, il est en tout au service de l’ultralibéralisme, fût-ce contre les intérêts de la France. Et ça, ça restera en travers de la gorge de plusieurs, souvent très à droite, mais souverainistes, qui l'ont remarqué à l’occasion de son action et sa guerre en Côte d’Ivoire.

"Nicolas Sarkozy ne travaille pas au bénéfice de la France en ressuscitant la Françafrique. Loin de là, on a pu voir depuis plusieurs semaines que les anciens de la Françafrique tels que Philippe Evano, Jean-François Probst et même Roland Dumas sont à la pointe du combat contre la politique africaine de Sarkozy. Acquis aux intérêts américains au point d’avoir fait adhérer la France à L’OTAN, véritable bras armé des intérêts occidentaux, Sarkozy œuvre pour l’instauration d’un nouvel ordre mondial dirigé par des ploutocrates anglo-saxons tels qu’Anthony Ward ou George Soros, qui maîtriseront parfaitement les approvisionnements en matières premières en maintenant les populations des Pays Pauvres Très Endettés esclaves des éternels crédits du FMI. Dans cette optique ultralibérale criminelle, tout souverainiste comme Laurent Gbagbo est un gêneur qu’il faut coûte que coûte éliminer!"

Or, cf. son discours du premier mai, Marine Le Pen dénonce on ne peut plus clairement l'ultralibéralisme au pouvoir en France.

Gageons que le passage de Me Collard au FN n'est pas sans lien avec cette soumission sarkozienne à l'ultralibéralisme mondialisé clairement dévoilé dans la guerre ouattariste de Sarkozy :

Invité à la RTI, Me Gilbert Collard, avocat au barreau de Marseille, se prononçait sur la "crise ivoirienne". On était en février 2011. Le célèbre avocat français s'insurgeait contre le mépris affiché par l'UE, le président français, la maison blanche et des fonctionnaires de l'Onu à l'égard de la Côte d'Ivoire, de son Président (Gbagbo), et de ses institutions souveraines. Insoutenables attitudes de mépris contre un pays et contre le Droit international, dénonçait Me Collard... qui se souvient sans doute que Marine Le Pen a été des plus lucides quant à la crise franco-ivoirenne.

Même renonciation sarko-béhachélienne ultralibérale en Libye, que Le Pen a été une des seules en France à dénoncer clairement !

Ces voix FN-là, celles de ceux qui ne sont pas dupes quant à l'abdication sarkozienne de la souveraineté de la France au profit d'une mythologie occidentaliste, au moins autant méprisante à l'égard des Africains, des Arabes, et qui sait ? demain, d'autres... Ces voix-là risquent fort de lui manquer...