Obs-cène, in-dé-cent ! Et les mots sont faibles, quand on voit, en ce 14 juillet, Fillon qui visite son sous-préfet en Côte d'Ivoire pour endetter les Ivoiriens, et Sarkozy qui se vante, dans son discours, d'avoir renversé une démocratie - qu'il appelle pour cela "dictature" - pour imposer militairement une dictature, au nom des valeurs de la Révolution française ! Sic !

"Trois mois après avoir renversé le Président Laurent Gbagbo par les armes, la France s’engage visiblement dans une sorte de « visite de popote » auprès d’Alassane Dramane Ouattara, nouveau chef d’Etat ivoirien qu’elle a adoubé mais qui peine à faire face à une crise multidimensionnelle qui sévit en Cote d’Ivoire depuis le 11 avril dernier. Une crise sans précédent à la fois politique, économique, sociale et religieuse. La France visite dès aujourd’hui, 14 juillet, à travers son Premier ministre, François Fillon, sa « sous-préfecture », la Côte d’Ivoire.
M. Fillon ne vient pas seul. Il est accompagné d’une vingtaine de chefs d’entreprise français qui viennent reprendre pied dans le pays. [...]
Triomphaliste, la France reprend sa « sous-préfecture » et réactive ses pratiques Françafricaines. A preuve, François Fillon annoncera, a-t-on appris, lors de sa visite à Abidjan, un crédit de la France à la Côte d’Ivoire d’une valeur globale de 20 millions d’euros (soit environ 13 milliards de fcfa). Ce crédit sera déboursé par l’agence française de développement (Afd). Sur ces 20 millions d’euros, 10 millions d’euros reviendront aux entreprises françaises ayant connu des sinistres en Côte d’Ivoire lors des événements douloureux de novembre 2004. Les 10 autres millions d’euros seront affectés, soutient une source proche du dossier, aux entreprises ivoiriennes et étrangères notamment libanaises également sinistrées. Evidemment, les 20 millions d’euros constituent une dette que la Côte d’Ivoire devra rembourser. [...]"
Lire l'article en entier sur le blog de Fernand Dindé...

"Il y a 3 mois, Sarkozy minimisait le rôle des forces françaises dans la capture de Laurent Gbagbo à Abidjan.
En ce 14 juillet, le même Sarkozy salue les forces françaises qui ont permis la capture du Président Laurent Gbagbo.
[...] Grâce à l'intervention des forces françaises, la chienlit s'est installée dans les rues d'Abidjan. Le désordre y règne en maître, entretenu par les rebelles de Ouattara qui n'obéissent qu'à leurs chefs de guerre.
Merci à Sarkozy, le temps est maintenant venu aux Bouygues, Bolloré and co de renégocier leurs contrats avec un Ouattara qui ne peut rien refuser aux intérêts français. En effet, une simple inflexion des enquêtes menées en Côte d'Ivoire sur les massacres commis contre des civils ivoiriens depuis 2002 suffirait à le faire tomber !!!
Ce n'est pas un valet que la France a mis à la tête de la Côte d'Ivoire, mais un "Otage" du bon vouloir du pouvoir français."
Lire l'article en entier sur le blog de Galanver...
Clic...
"[...] Les ivoiriens sont de plus en plus préoccupés par « leur sécurité », « la paralysie de l`école », « la chute du prix du cacao », le panier de la ménagère de plus en plus faible, « les conditions d`exercice de la liberté de presse ».
Quant aux prisonniers politiques, ils sont traités dans des conditions matérielles inhumaines. Une vidéo révèle le traitement humiliant infligée aux détenus de Bouna où se trouvent le fils du Président déchu, Michel Gbagbo et le chef du FPI (parti fondé par Gbagbo), Affi N’Guessan.
[...] Les FRCI, fidèles au nouveau pouvoir, sont de plus en plus pointés du doigt.
Les exactions se multiplient au point de susciter le courroux des populations, notamment les médecins qui ont menacé de déclencher un vaste mouvement de grève.
Le Président Laurent Gbagbo est détenu (officiellement) dans une résidence à Korhogo (nord du pays). Son épouse, députée, est elle aussi incarcérée en dépit de son immunité parlementaire ainsi que plusieurs hautes personnalités du régime déchu. Les manifestations et autres actions se poursuivent pour demander leur libération."
Lire l'article en entier sur DirectScoop...
Quant aux prisonniers politiques, ils sont traités dans des conditions matérielles inhumaines. Une vidéo révèle le traitement humiliant infligée aux détenus de Bouna où se trouvent le fils du Président déchu, Michel Gbagbo et le chef du FPI (parti fondé par Gbagbo), Affi N’Guessan.
[...] Les FRCI, fidèles au nouveau pouvoir, sont de plus en plus pointés du doigt.
Les exactions se multiplient au point de susciter le courroux des populations, notamment les médecins qui ont menacé de déclencher un vaste mouvement de grève.
Le Président Laurent Gbagbo est détenu (officiellement) dans une résidence à Korhogo (nord du pays). Son épouse, députée, est elle aussi incarcérée en dépit de son immunité parlementaire ainsi que plusieurs hautes personnalités du régime déchu. Les manifestations et autres actions se poursuivent pour demander leur libération."
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