samedi 19 juin 2010

Les abeilles...





... subsisteront contre les rouspéteurs...


Occasion de s'interroger plutôt sur ce qui tue celles-là :








vendredi 18 juin 2010

18 juin



Répercussion...

Pas (vraiment) vu à la télé !

Mais lu ici :

"L’un des premiers à répondre dès le 18 juin à l’appel de de Gaulle fut Félix Éboué. Petit-fils d’esclave de Guyane devenu gouverneur du Tchad, il entraîna ainsi le ralliement de toute l’Afrique Équatoriale Française (AEF) à la France libre, donnant à celle-ci la légitimité politique et l’assise territoriale qui lui manquaient, ainsi que l’apport inestimable des soldats “indigènes” dans la guerre contre le nazisme."

Et ici.




samedi 29 mai 2010

Rire jaune



Ça mériterait ri-Cannes-ment, remarque Djé.

... C'est comme le dit bien la comptine :

Un canard a dit à sa cane
"Ris, cane"... et la cane a ri.


Rire jaune (jaune canari bien sûr).

Quand on pense que c'est sur le même territoire que Cannes, dans les circonscriptions des mêmes élus qui manifestaient contre "Hors-la-loi", que se réunit en ce moment la Françafrique - à Nice...

Tout un symbole pour le cinquantième anniversaire "des indépendances" : les mêmes "aspects positifs" de la colonisation - et de la décolonisation - pour le canard en tout cas : les oeufs que pond la cane. Cinquante ans après, la même chanson :


Rire jaune : jaune canari...

Que ce soit par le refus d'un autre regard sur Sétif, celui de "Hors-la-loi", que ce soit par une "révision" permanente de l'histoire de l'esclavage, autant de volontés d'une parole imposée (par le canard à la cane ?) excluant toute élaboration d'un dialogue.

45 000 (version Alger) ou 10 000 (version historiens français) morts autour de Sétif face aux 100 morts "Européens" ? Un débat sur les chiffres (qui dans tous les cas sont épouvantables) visant à noyer le poisson : de toute façon, les faits sont et demeurent insupportables.

Voilà qui rappelle Grenouilleau et sa comptabilité des déportations esclavagistes atlantiques visant à les mettre en balance relativisante face aux déportations trans-sahariennes (et à un concept original : "traite interne").

Façon d'en arriver toujours au bout du compte à "une vingtaine" (Abidjan 2004)...

Sera-t-il possible de faire autre chose que "réviser" et à quelle fin ?


Une autre approche :




dimanche 23 mai 2010

Exile...



... on Main Street

(Série Cannes suite - et fin ?)


"Hors-la-loi", en voilà qui sont bien en exil "on main street" (on "La Croisette"...)...

Des élus des Alpes-Maritimes, députés et maire local, manifestent à Cannes pour leur signifier qu'ils ne sont pas les bienvenus. Intrus !

Mais, à bien y regarder, ils ne sont pas les seuls à n'être que de passage... Peu de doute que le temps dira tôt où tard que cette manif n'était qu'une bêtise, sans compter que personne n'est à titre définitif citizen à cannes.

Le temps ! "Nous étions jeunes, beaux et bêtes. Maintenant, nous ne sommes plus que bêtes." dixit Mick Jagger à Cannes, lors de la conférence de presse du film "Stones in Exile".

Où il est vraiment question d'intrus ! L'intrusion incontournable, qui dit : "Personne ne sortira d'ici vivant" !... Il s'agit de L'intruse - celle qui nous met tous en exil "on main street" !... "Elle est la même depuis toujours dixit Woody Allen à Cannes : je suis contre la mort !" "C'est une sale histoire de vieillir et je vous conseille de l'éviter si vous pouvez !... : "Je vous déconseille de vieillir"...

À preuve : "Nous étions jeunes, beaux et bêtes. Maintenant, nous ne sommes plus que bêtes."


"Sticky fingers" (avant) :




"Exile on Main Street" (après remastérisation - ou vieillissement) :





samedi 22 mai 2010

Yes they Cannes




"Rachid Bouchareb est de retour à Cannes avec Hors-la-loi, suite d’Indigènes, en Compétition en 2006. Le cinéaste franco-algérien était aussi venu en 2008, en tant que membre du Jury longs métrages, aux côtés d’Apichatpong Weerasethakul, qui comme lui concourt cette année pour la Palme d’or.

Hors La Loi se présente un peu comme la suite d’Indigènes, présenté en Compétition au Festival de Cannes en 2006. Non pas une suite dramaturgique, mais une suite historique ou plutôt une mise en contexte. Indigènes était consacré aux tirailleurs africains et maghrébins, qui ont combattu pour la France, pendant la seconde guerre mondiale. Hors la loi raconte l’histoire de trois frères algériens, du milieu des années 30 à l’indépendance de l’Algérie en 1962. [...]

Avant même sa projection, Hors la loi, qui concourt pour la Palme d’Or sous la bannière de l’Algérie, a suscité la polémique. [...]"





Fragile ! Yes they Cannes !



vendredi 21 mai 2010

La palme du jury Godwin



Yes, il Cannes...

Luca lauréat du prix Godwin : "négationnisme", "un film où l'armée française est comparée aux SS et où la police française est assimilée à la Gestapo", etc. Il l'a dit !...



Polémique "Hors-la-loi": plus d'un millier de manifestants à Cannes

CANNES — Environ 1.200 manifestants, selon la police, se sont rassemblés vendredi à Cannes (Alpes-Maritimes) pour rendre hommage aux "victimes françaises" de la guerre d'Algérie et des massacres de Sétif, le jour où le film "Hors-la-loi", objet d'une polémique, est présenté au Festival de Cannes, a constaté l'AFP.
Parmi les manifestants réunis devant le monument aux morts de l'Hôtel de ville figuraient plusieurs élus UMP dont le député-maire de Cannes Bernard Brochand et environ 70 anciens combattants portant des drapeaux français ainsi que des représentants d'associations de harkis ou de pieds-noirs. Le Front national était présent avec une discrète banderole.
Avant toute projection, "Hors-la-loi", qui sortira en salles le 22 septembre, a été accusé de "falsifier l'histoire" par l'extrême droite, des associations de harkis, d'anciens combattants et de pieds-noirs, ainsi que par le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca.
Présenté vendredi matin à la presse, le film a été applaudi. Il s'agit d'un efficace thriller politique qui suit trois frères déchirés par la guerre d'Algérie, une lutte d'indépendance que le cinéaste franco-algérien Rachid Bouchareb dépeint comme sale, mais juste.
La "cérémonie du souvenir organisée en hommage aux victimes françaises de la guerre d'Algérie a été voulue par la municipalité de Cannes afin de marquer (...) son attachement à la mémoire de nos compatriotes civils et militaires et des hommes des forces supplétives tombés au cours des événements de Sétif", selon un communiqué de la mairie lu aux participants.
Après un salut aux couleurs, les manifestants ont chanté la Marseillaise et le Chant des Africains. Ils ont ensuite défilé dans les rues du centre-ville, en évitant le Palais des festivals, encadré par un important dispositif policier.
Ils scandaient des slogans tels que : "FLN assassin".
Outre M. Brochand, d'autres députés UMP dont Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), Jean Leonetti (Alpes-Maritimes), Elie Aboud (Hérault, également président du Groupe d'études parlementaire sur les rapatriés), Richard Mallié (Bouches-du-Rhône) ainsi que l'ancien maire de Nice Jacques Peyrat ont participé à la cérémonie.
"Je suis venu ici parce qu'il est nécessaire de penser aujourd'hui aux morts qui ont été sauvagement massacrés pendant les événements de Sétif", a déclaré à la presse M. Luca.
"Le film de Rachid Bouchareb ("Hors-la-loi", en sélection officielle à Cannes où il représente l'Algérie, ndlr) que je viens de voir est un film partisan, militant, pro-FLN (...) il est encore pire que ce qui était annoncé", a poursuivi le député.
"Je suis désolé que des chaînes françaises aient financé ce film", a poursuivi M. Luca, "c'est un film où l'armée française est comparée aux SS et où la police française est assimilée à la Gestapo".

Polémique "Hors-la-loi": la SACD remet un "prix de la Bêtise" à Lionnel Luca
PARIS — La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a décerné vendredi le premier prix de la "Bêtise avec un grand C" au député UMP des Alpes Maritimes Lionnel Luca pour s'être "attaqué publiquement" à une œuvre, le film de Rachid Bouchareb "Hors-la-loi", "sans l'avoir vue".
"Ce prix vise à honorer ceux qui, en toute méconnaissance de cause, prendront dorénavant l'initiative de tenter de limiter la liberté d'expression en s'attaquant publiquement à des œuvres sans les avoir lues ou vues", indique l'organisation dans un communiqué.
Il a été décerné "à l'unanimité" par le conseil d'administration de la SACD à Lionnel Luca pour avoir, "dans un grand élan de respect et de tolérance", estimé que "Hors-la-loi", qui sera présenté le 21 mai en compétition au 63e Festival de Cannes et "qu'il "n'a pas vu, est +manichéen+ et qu'il s'agit +d'une falsification historique+".
"Les auteurs de la SACD félicitent chaleureusement Lionnel Luca pour ce prix amplement mérité" dont l'intitulé s'inspire d'une expression du poète Jacques Prévert, poursuit le communiqué.
"Pour accompagner ce prix, un livre ou un film de son choix sera à sa disposition le jour où il choisira d'en prendre connaissance avant d'émettre un avis à son sujet", conclut-il.
"Hors-la-loi" suit, de la fin des années 1930 à l'indépendance algérienne en 1962, le destin de trois frères à travers les tumultes de l'histoire franco-algérienne.
Taxé de "négationnisme" par M. Luca - ne l'ayant pas vu, il s'est basé sur un rapport du service historique du ministère de la Défense qui passait au crible un scénario provisoire -, le film s'est attiré les foudres de l'extrême droite, d'associations représentant des harkis, des anciens combattants et des pieds-noirs.
Une douzaine d'intellectuels ont réagi en dénonçant le "retour en force de la bonne conscience coloniale".


Au bord de l'abîme ! Yes he Cannes !



lundi 17 mai 2010

Yes Oui Cannes







Oui, on en est bien là :
"Je vous déconseille de vieillir."

(Woody Allen, Cannes, mai 2010)