mardi 30 avril 2013

La Voix de la Russie : "Élections locales en Côte d’Ivoire : échec cuisant du régime d’Alassane Ouattara"


Extrait  de La Voix de la Russie :

Кот-д'Ивуар флаг Кот-д'Ивуар© Flickr.com/abdallahh/cc-by


Alors que le Front Populaire Ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo a boycotté les élections régionales et municipales,les qualifiant de « farce électorale » et ayant invité les Ivoiriens à en faire de même, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’effectivement l’appel a été largement suivi.

Le scrutin du 21 avril a non seulement prouvé, une fois de plus, que la Côte d’Ivoire reste plus que jamais divisée, mais il confirme également le fait que la très grande majorité des Ivoiriens est tout simplement lassée des mensonges du régime et des violences qui se poursuivent dans le pays. Selon de nombreux spécialistes, notamment occidentaux, la réconciliation nationale est véritablement « en panne ». Malgré cela, Alassane Ouattara compte se présenter de nouveau à l’élection présidentielle de 2015. Dans un entretien à l’hebdomadaire Jeune Afrique, dont il est un des actionnaires, l’homme avoue son incapacité à réaliser le redressement du pays, qu’il avait pourtant promis et sur lequel il avait insisté à maintes reprises : « A priori je ne pense pas qu’il soit possible de redresser la Côte d’Ivoire comme je le voudrais dans les trois ans à venir ». Répondant à la question sur la présidentielle de 2015, Ouattara annonce sans fard : « Oui, vraisemblablement, je serais amené à solliciter un deuxième mandat».

D’autre part, une nette fracture se dessine au sein de l’alliance au pouvoir composée principalement du Rassemblement des républicains (RDR), le parti libéral d’Alassane Ouattara, et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de l’ex-chef d’État Henri Konan Bédié. Ces tensions sont notamment dues au fait que le PDCI de Bédié, ancien parti unique, vit mal son statut de second dans cette « union » où les divergences entre le RDR et le PDCI se font de plus en plus sentir. Des observateurs parient même que cette fameuse coalition du Rassemblement des « houphouëtistes » pour la démocratie et la paix (RHDP), réunissant justement le RDR et le PDCI, ne survivra pas bien longtemps. Par ailleurs, ce vote a été entaché de nombreuses fraudes et disputes postélectorales, qui n’ont pas tardé à se transformer en incidents violents, y compris avec usage d’armes à feu, dans plusieurs communes, principalement à Abidjan. Une source occidentale dans la capitale économique a affirmé que « malgré la victoire de son parti, Ouattara sort fragilisé de ces élections car il a perdu une belle occasion de montrer qu’on pouvait organiser un scrutin crédible et transparent sans contestations. » Une « victoire » obtenue pour rappel, lors d’un scrutin largement ignoré par le parti de Laurent Gbagbo, le FPI, aujourd'hui principale formation de l'opposition, ainsi que par l’écrasante majorité de la population ivoirienne.

Justement, en parlant du taux de participation, selon la Commission électorale indépendante, il se situerait autour de 30 %, entre 13 et 15 % selon le FPI, qui cite une source proche du ministère de l’Intérieur. Même en retenant le chiffre le plus optimiste pour le régime d’Ouattara, il s’agit d’une confirmation claire d’un boycott massif de ces élections. Compte tenu de ces réalités peu radieuses, le président Ouattara a du souci à se faire. Aucune avancée notable n’a été faite pour une vraie réconciliation nationale, destinée à tous les Ivoiriens, notamment les membres de l’opposition, qu’ils soient en Côte d’Ivoire ou en exil. Un fait majeur : la mobilisation des partisans de Laurent Gbagbo, qui continuent de réclamer ardemment la libération de leur président, incarcéré depuis le 30 novembre 2011 dans les geôles de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye (Pays-Bas), se fait sentir à tous les niveaux.

Enfin, les soutiens étrangers de Ouattara, en premier lieu la France mais également les États-Unis, devraient rapidement faire évoluer leurs approches dans la crise ivoirienne qui semble perdurer et dont l’issue est pour le moment encore bien incertaine. A noter que François Hollande recevait son ami et acolyte, le président Ouattara le mois d’avril dernier à l’Élysée. A l’issue de cette rencontre, le chef d’Etat français a « encouragé les autorités ivoiriennes à poursuivre les réformes engagées dans le domaine de la sécurité, de la réconciliation et du dialogue politique», selon le communiqué de la présidence française. Pourtant, ni la France, ni les autres soutiens occidentaux de Ouattara ne font réellement pression sur un régime ouvertement liberticide et sérieusement fragilisé. Les gouvernements occidentaux ne pourront pas longtemps ignorer le fait que la résistance ivoirienne [...]

Lire le suite sur La Voix de la Russie


lundi 29 avril 2013

Décryptage du sociétalisme (suite)...


Sur le blog de Serge Uleski :


Extrait :


Suite ici et (plus développé) ici.


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Décryptage du sociétalisme (1)... Voir ici.


dimanche 28 avril 2013

Le dilemme de la Cour pénale internationale


Par Richard Legbozagnon, politologue

Extrait de Aprica Info

"La CPI se trouve […] devant un véritable dilemme, comme celui de ce jeune Africain qui, se rendant dans son champ, a trouvé un petit arbre sur son chemin. En voulant franchir l’arbre sur son chemin, le jeune homme fait passer une jambe. Et au moment de faire passer la deuxième jambe, l’arbre lui dit : «Attention, jeune homme, si tu fais passer ta deuxième jambe, ta mère mourra; si tu reviens en arrière et que tu retires ta première jambe, ton père mourra». Que faire ? […]

Si la CPI entraîne Gbagbo en procès, elle aura passé sa deuxième jambe, et elle tuera la France de Chirac à Sarkozy, éclaboussera Clinton l’Américaine, et Ban Ki-Moon. Dans cette hypothèse, la CPI aura réussi à faire fuir le droit par la fenêtre, parce que la politique est entrée […] par la porte […].

Mais si la CPI déclare qu’il n’y a pas suffisamment de preuves contre Gbagbo pour aller en procès, elle aura retiré sa première jambe, et elle tuera, à coup sûr, deux ‘O’, Ouattara et Ocampo, enlèvera sa superbe à Hollande qui a déclaré Gbagbo infréquentable avec lequel il sera intraitable. Dans cette hypothèse, la CPI aura accepté de dire le droit, et de laisser demeurer le droit dans la maison […] malgré l’intrusion de la politique. Elle aura combattu la politique par le droit, aura lutté pour la Vérité et la Justice, conditions d’une véritable Paix dans le monde. Elle aura aussi contribué à l’avancement de la démocratie et à la pleine souveraineté des peuples, des nations, même les plus faibles, au risque de se priver de quelques subventions.

Comme la CPI, nous sommes, nous aussi, devant un dilemme. Si les charges contre Gbagbo sont abandonnées, nous serons heureux de voir un homme, arbitrairement emprisonné, recouvrer sa liberté, retrouver ses relations avec ses proches, retrouver son pays. Mais alors, la vérité ne se saura pas. Qui a fait quoi et pourquoi ? Alors, il y aura de fortes chances que la situation de la Côte d’Ivoire se reproduise un jour, ailleurs.

Mais si Gbagbo est envoyé en procès et demeure dans les liens de la détention, nous aurons mal, voire très mal, parce que, humainement, c’est insupportable de savoir un innocent en prison, privé de sa liberté et des relations avec ses proches. Mais alors, la vérité, toute la vérité, notamment sur le chantage odieux de Sarkozy sur Gbagbo quant au partage du pétrole ivoirien, se saura dans notre village planétaire. Et Gbagbo, par la vérité et la justice, aura lutté pour la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à disposer de leurs richesses naturelles. Il aura contribué à l’instauration d’un ordre mondial nouveau, fait de Justice et de Dignité, un monde de Paix où il n’existera aucune envie de devenir terroriste, parce que l’on ne naît pas terroriste : on le devient lorsque, indigné, l’on n’a plus d’espoir. Alors, que faire ? […]

C’est presque machiavélique de le dire et même de le penser, mais notre immense consolation est que, dans tous les cas de figure, nous, nous sortons gagnants : oui, on gagne ou on gagne !

Quant à la communauté dite internationale, elle perdra sûrement. C’est donc à elle d’opter pour le moindre mal pour elle."

Via Le Nouveau Courrier

vendredi 26 avril 2013

Stephen King vs les "milieux autorisés" sur le blog "La Lectrice à l'œuvre"


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Excellentes remarques que fait ici "La Lectrice à l'œuvre" (blog de Christine Bini - la suite ici) sur l’œuvre de Stephen King comme tout au long au long de sa présentation du dernier roman de King, 22/11/63 — remarques qui ne s'embarrassent pas des jugements des "milieux autorisés"... autorisés à regarder de haut les lecteurs et lectrices qui se passent de leur "autorisation"...

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"La Lectrice à l'œuvre" a donné à au moins un des lecteurs de cette "non-littérature" l'envie de lire aussi ce dernier roman.
Quant à sa question : "Et s’il n’y avait pas d’autre roman de King, ensuite ?", il me semble qu'on peut douter comme vous que ce soit la fin : la fécondité littéraire de King lui permettrait-elle de s'arrêter ?


Décryptage du sociétalisme sur le blog "l’œil du chat"

Lire la suite ici : "L'oeil du chat"


Sur le "sociétalisme", voir ici : 
 
"À un délégué syndical suédois, un Français pose la question : ‘Que peut encore souhaiter l’ouvrier en Suède? Il a tout, il ne peut plus rien désirer.’ Le délégué répond : ‘Si, une seconde salle de bains.’"
Cioran, Cahier de Talamanca, p. 17. (Le propos date de 1966.) Suite...

Et ici :

"'Sociétalisme'. C'est le terme par lequel il me semble falloir qualifier cette voie de garage par laquelle on enferre la gauche dans des problématiques qui ne mangent pas de pain..." Suite...

Voir aussi sur le blog de Serge Uleski...

Ouattara & l'Élysée couvrent l'assassinat de Philippe Rémond


Ben Soumaharo lu par Protche - 25/04/13 - vidéo :


Ouattara et Paris couvrent l'assassinat de... par legrigriinternational