mardi 15 février 2011

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Illustration qui n'a (sans doute) rien à voir :




lundi 3 janvier 2011

Qu'est-ce qu'on attend...

 

boulier.png

... pour recompter !



Ne serait-ce pas plus simple ?

Ou : qui préfère la guerre...




à "une opération de recomptage des votes par une instance reconnue comme neutre 
(une procédure longue et fastidieuse, mais moins coûteuse que la guerre)" ?

 

dimanche 2 janvier 2011

Yes I Can't...

I can't quit you baby - Led Zeppelin


samedi 1 janvier 2011

Le roi nègre et ses thuriféraires


1) Le roi nègre

… « autoproclamé » face à l’ « Élu » de la « communauté internationale ». On reconnaît la formule de plus en plus invariable de l’ « analyse » de la « crise ivoirienne » fournie par…

France 24 - TF1 - France2 - France 3 - L'Expansion - La Croix - La Provence - Le Figaro - Le Monde - Le Parisien - Les Echos - Libération - Midi Libre - Canal+ - France 5 - M6 - Arte - France 4 - I-télé - BFM TV - RFI - Europe 1 - Radio France - CBS - NBC - ABC - Warner Bros - TMC - LCP / Public Sénat - Le Patriote - Jeune Afrique - Onuci-FM - Le Nouveau Réveil - Nord-Sud - Le Front - 24 heures - Douze - Le Démocrate - L'Intelligent d'Abidjan - Le Jour, etc., etc., etc. (Liste très loin d’être exhaustive…)

La formule se substitue désormais à celle qui l’a précédée : « reconnu par un conseil constitutionnel acquis à sa cause », face à l’ « Élu » de la « communauté internationale qui a validé les résultats de la CEI ».


2) Les thuriféraires

Face à cela, une TV, la RTI (régulièrement censurée, depuis « la crise » par Intelsat qu’elle paye pour la diffuser), et quatre journaux : Fraternité Matin, Notre Voie, Le Temps, Le Courrier d'Abidjan ; plus les forums et tweets, et des blogs dont on trouve une liste presque complète en lien dans ce blog, dont la version nouvelobs est censurée !

Ça ce sont les « thuriféraires » faisant une « propagande arrogante »… que personne, parmi ses contempteurs, n’écoute. On se contente d’en savoir ce qu’en disent ceux qui censurent ou étouffent les échos. Ainsi le porte-parole de l’Onu en CI, parlant d’ « appels à la haine de la RTI ». Fait-il allusion à la diffusion de la proposition de Gbagbo d’une commission de vérification de ce qui s’est passé lors des élections ? Proposition « haineuse » il est vrai, puisqu’elle mettrait en cause la « communauté internationale », qui s’y refuse, tout comme son « Élu » !

Fait-il allusion aux nombreuses interviews accordées à la RTI par quantité de juristes ivoiriens et africains, français et occidentaux qui s’accordent pour reconnaître la parfaite légitimité du travail du conseil constitutionnel ? Arrogant en effet, de la part de la RTI, de fournir un tel nombre de juristes quand la « communauté internationale », avec ses puissants médias en avance… un, F. Wodié, le leader d’un parti membre de la coalition Ouattara, pour expliquer ce que les puissants médias répètent en boucle, mais qui ne convainc que ceux qui sont déjà convaincus : en vertu de l’accord de Pretoria, la « communauté internationale » serait habilitée à se substituer au conseil constitutionnel — à défaut d’avoir accompli la seule tâche qui lui était confiée, désarmer les rebelles…

Sachant qu’en dernière instance, c’est… au conseil constitutionnel souverain de démêler tout cela, on comprend que la phase la plus récente de la « communication » internationale se résume à oblitérer purement et simplement ledit conseil constitutionnel — qui a l’arrogance d’exister. Alors on déclinera en boucle que celui qu’il a investi est « autoproclamé » ! Voilà qui est plus simple… et qui permet de bien saisir la réalité du problème — effet collatéral : d’un côté la Côte d’Ivoire souveraine avec les institutions qu’elle s’est donnée, de l’autre une « communauté internationale » qui les nie et s’y substitue, à l’appui de ses médias.

Mais ce ne sont pas eux qui font de la « propagande » « arrogante ». Ce sont les « thuriféraires » du roi nègre, qui « s’accroche à son trône ». Car qu’importe s’il a instauré la démocratie, et permis à son adversaire de se présenter, qu’importe qu’il a accepté une élection imposée (bien qu’illégitime au nord selon les critères onusiens) : c’est un roi nègre, et on sait que pour lui et ses thuriféraires, la culture est forcément un verni. Le verni de culture démocratique a donc laissé place à la vraie nature du roi nègre sitôt connu le « chiffre » de la « communauté internationale » validant son « Élu ». CQFD : ils ne peuvent pas se gouverner eux-mêmes, c’est pas dans leur nature (qui affleure sous leur verni de culture) : on leur imposera donc l’ « Élu », nègre comme les autres, certes, mais l’ « Élu » de la « communauté internationale »…

Et si l’autre, celui dont le verni de culture démocratique se craquèle, n’est pas content, on lui ressortira, à lui et ses thuriféraires qu’on compare à un célèbre ministre de la propagande, quelques morceaux d’anthologie médiatique internationale : après tout ça aussi fait partie de la guerre médiatique — on a su prendre la leçon, entre autre sur la calomnie, attribuée à ce célèbre ministre de la propagande du XXe siècle européen : il reste toujours quelque chose de la calomnie. En trois points :

- Charnier de Yopougon : ça marche toujours, même s’il est de notoriété publique en CI que c'est le camp Ouattara qui a bloqué l'enquête qui commençait à désigner... son parti. Pour mémoire :
"en Côte d’Ivoire, l’opinion sait que Ouattara n’a jamais milité pour l’éclatement de la vérité dans les massacres d’octobre 2000, le charnier de Yopougon, les escadrons de la mort, le coup d’Etat manqué de janvier 2001 et la rébellion armée. Concernant, par exemple, le charnier de Yopougon, une commission indépendante avait été mise en place par le ministère de la Justice [FPI] pour mener les enquêtes. Les travaux étaient fort avancés. Quand le RDR a pris le ministère de la Justice après Marcoussis et que Henriette Dagri Diabaté, SG du RDR et adjointe de Ouattara, a été nommée Garde des Sceaux, elle a automatiquement dissous la commission et interrompu les investigations. Elle n’a jamais mis sur pied une nouvelle commission ni réactivé les enquêtes. L’on saura plus tard par des sources judiciaires que les résultats partiels auxquels étaient parvenus les enquêteurs accablaient le RDR d’où la décision de Mme Diabaté de tout arrêter."

- "Escadrons de la mort" : ça marche aussi. Ils ont eu un effet remarquable en 2003 après Marcoussis (et depuis à l’occasion pour tel journaliste toujours disparu)... contre leur supposé auteur, Gbagbo, qui a gagné devant la justice française ses procès contre des journaux français, en tête desquels Le Monde (vous trouverez les références dans mon ancien blog, "une autre histoire"). La question est : "à qui a profité le crime ?" Mais on évitera au public de se la poser…

- Les « Sukhoï » de Bouaké : l’avocat des familles de soldats tués à Bouaké, Me Balan, clame haut et fort que Gabgbo n’y est pour rien ! Mais qu’importe ! Dès la mort des soldats français et l’atterrissage des avions à Yamoussoukro, les co-pilotes biélorusses ont été appréhendés par les autorités françaises... et exfiltrés vers le Togo ? Arrêtés au Togo par les autorités, ils ont été remis aux autorités françaises qui les ont re-exfiltrés vers... (qui sait où ils sont aujourd’hui ?) ? Ensuite, les soldats tués ont été enterrés avec une hâte telle que leurs effets (jusqu’aux paquets de cigarettes) étaient encore sur eux et qu’on avait interverti deux corps ? On sait cela parce que la juge aux armées Brigitte Raynaud a fini par obtenir, à force de pressions, que, comme le demandaient les familles, les cercueils soient ouverts. Depuis cette juge a été démise. Les autorités françaises refusent toujours toute autopsie des corps (que demande la Côte d’Ivoire) ? Qu’importe ! Ça marche encore…

Ce sont les trois piliers de la calomnie — toujours en usage… et qui permettent d’appuyer la certitude assénée en boucle selon laquelle c’est la « communauté internationale » qui doit désigner « l’Élu »…

Mais là, il y eu un hic : le roi nègre n’est pas d’accord et ses thuriféraires le disent, pardon, le progagent, et sont — arrogance extrême — de plus en plus nombreux en Afrique et ailleurs, au point de gêner même les velléités d’imposer « l’Élu » manu militari.

Le jet d'encre se dissipe, la vérité se fait jour

Pour une année de lumière et de clarté...



Meilleurs voeux !

mercredi 22 décembre 2010

Joyeux Noël !

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Pause Noël pour quelques jours...




Message du Président Gbagbo à la nation: «Je ne veux pas que le sang d’un seul Ivoirien soit versé»





Le Pdt Laurent Gbagbo a livré son premier discours radio-télévisé et propose un comité d’évaluation international
Publié le: 21/12/2010  |  RTI


Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire.


Le vendredi 3 décembre 2010, le Conseil constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ces résultats sont connus de tous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

J’ai remporté le scrutin, avec 51, 45 % des suffrages. Je suis le Président de la République de Côte d’Ivoire.

Je remercie les Ivoiriens de m’avoir renouvelé leur confiance.

Conformément à l’article 39 de la Constitution, j’ai prêté serment, devant le Conseil constitutionnel réuni en audience solennelle au Palais de la Présidence de la République, le samedi 4 décembre 2010.

Le lundi 6 décembre, j’ai nommé un premier ministre et le premier conseil des ministres du nouveau mandat s’est tenu au Palais présidentiel le mardi 7 décembre 2010.

Le pays s’est aussitôt remis complètement au travail. Les mesures de sécurité, en vigueur durant le scrutin, sont levées ou allégées, dès le lundi. Les frontières sont rouvertes et les horaires du couvre-feu aménagés. L’Etat fonctionne. L’économie est en route.

Durant tout ce processus, je m’en suis tenu, scrupuleusement, aux règles établies par notre Constitution. Et les Ivoiriens, dans leur immense majorité, ont choisi de suivre la voie de la légalité républicaine qui garantit le fonctionnement démocratique des Institutions.

Je remercie les Ivoiriens pour leur attachement à notre patrie et aux Institutions de la République.

Les troubles que l’on observe aujourd’hui, en Côte d’Ivoire sont nés du refus de mon adversaire de se soumettre aux lois, règlements et procédures en vigueur dans notre pays.

Je tiens donc pour responsables des tueries, des incendies et des pillages, perpétrés au cours de la marche insurrectionnelle du Rhdp le 16 décembre 2010, ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur, ont décidé d’agir contre les lois ivoiriennes. Ils nous font la guerre, non pas parce que nous aurions empêché l’expression démocratique des Ivoiriens, mais parce qu’ils renient au peuple ivoirien son droit souverain de choisir lui-même ses dirigeants, de respecter les Institutions qu’il s’est donné et de vivre dans un pays libre.

Selon les lois ivoiriennes, en effet, la Commission électorale indépendante (Cei), organise les élections et en proclame les résultats provisoires. Il revient au Conseil constitutionnel, et à lui seul, de proclamer les résultats définitifs.

L’article 59 alinéa 2 du code électoral stipule que la Commission électorale indépendante « procède aux opérations de collecte et à la proclamation des résultats provisoires, au niveau national et en présence des représentants des candidats».

Dans une note circulaire en date du 13 novembre 2010, la Cei elle-même, a indiqué que cette «proclamation des résultats globaux par le Président de la Cei se fait en séance publique en présence des Commissaires centraux».

Au lieu de cela, à quoi avons-nous assisté ? Le jeudi 2 décembre 2010, Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Cei, se retrouve, contre toute attente, à l’Hôtel du Golf, Quartier général de campagne de mon adversaire. Là-bas, seul, sans les commissaires centraux ni les représentants des candidats, il a proclamé des résultats de l’élection présidentielle en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires régissant la Cei.

Il est évident que ces résultats sont nuls et de nul effet. Et c’est en se fondant sur ces résultats que la communauté internationale déclare la guerre à la Côte d’Ivoire. Cela n’est pas acceptable et cela ne sera pas accepté.

La vérité, c’est qu’à la fin du deuxième tour de l’élection présidentielle, la Cei n’a pas été capable de proclamer les résultats provisoires dans les délais prescrits par la loi, soit 72 heures après la clôture du scrutin. Elle a plutôt donné au monde entier, le spectacle affligeant d’une Institution bloquée par ses contradictions internes, étant composée de représentants des partis politiques et de la rébellion armée.

La Cei a failli. Il revenait au Conseil constitutionnel de se saisir du dossier. Ce qu’il a fait.

Je rappelle que la Commission électorale indépendante (Cei) est une autorité administrative tandis que le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de la Côte d’Ivoire. Les deux Institutions ne sont pas comparables et il est illégitime de les comparer. Leurs décisions sont de natures différentes. Elles n’ont pas les mêmes fondements, ni la même portée.

Aux termes de l’article 2 du code électoral, les missions de la Cei sont d’assurer notamment :

La garantie sur toute l’étendue du territoire national et à tous les électeurs, du droit et de la liberté de vote;

Le contrôle de la régularité du déroulement des opérations de vote, de dépouillement des bulletins de vote et de recensement des suffrages;

La collecte des Procès-verbaux des opérations de vote et la centralisation des résultats ;

La proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l’exception de l’élection présidentielle et du referendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.

Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire.

L’élection du 28 novembre 2010 est bien une élection présidentielle. Il fallait attendre la décision du Conseil constitutionnel pour connaître les résultats définitifs et le nom du vainqueur. J’ai attendu que le droit soit dit.

Les troubles qui endeuillent aujourd’hui mon pays font suite aux déclarations tendant à faire croire que la qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire peut échoir à une personne autre que celle qui est proclamée élue par le conseil constitutionnel.

Le bilan de ces troubles est lourd: Pour la seule journée du jeudi 16 décembre 2010, nous avons enregistré 20 morts dont 10 membres des forces de l’ordre, tués par balles.

Je salue la mémoire de nos hommes, nos Forces de Défense et de Sécurité, tombés au champ d’honneur. Je salue la mémoire de toutes les personnes mortes au cours de ces journées de folie. Elles sont nos martyrs, les martyrs de la République. Elles sont mortes pour défendre la Constitution ivoirienne et les institutions qui l’incarnent.

Je souhaite prompt rétablissement à tous ceux et à toutes celles qui sont blessés. Je souhaite du courage à ceux, et ils sont nombreux, qui ont vu leurs maisons pillées et incendiées.

On veut nous terroriser mais il ne faut pas croire que les légalistes vont le céder à ceux qui ont pris la voie de l’illégalité. Ceux qui respectent la constitution et donnent leur vie pour la défendre ne vont pas le céder à ceux qui veulent saper les fondements de la République et de la démocratie.

Mes positions sur la conquête et l’exercice du pouvoir sont connues. Pour moi, il ne faut pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir. On veut le pouvoir pour servir le peuple. Le pouvoir ne peut pas servir de moyen pour faire souffrir le peuple. Je ne veux plus que le sang soit versé. Je ne veux plus de guerre. Je ne veux pas que le sang d’un seul ivoirien soit versé. Je ne veux pas d’une guerre en Côte d’Ivoire qui peut s’étendre aux pays voisins ou les affaiblir.

Je suis donc prêt, dans le respect de la constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d’évaluation sur la crise post- électorale en Côte d’ivoire. Ce Comité, dirigé par un représentant de l’Union Africaine, et comprenant des représentants de la Cedeao, de l’Uemoa, de la Ligue Arabe, des Nations Unies, des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de la Russie et de la Chine, aura pour mission d‘analyser objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise.

Ce Comité devra également comprendre des Ivoiriens de bonne volonté.

Je lance un appel à toutes les personnalités qui se trouvent encore à l’hôtel du Golf de regagner leurs domiciles. Personne ne les a contraints à se réfugier dans cet hôtel. Personne ne les empêchera d’en sortir. Elles sont libres de leurs mouvements.

J’appelle les Ivoiriens à la retenue. Nous avons demandé le départ de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et des forces françaises qui la soutiennent. Notre démarche s’est faite par la voie diplomatique. C’est par la voie diplomatique que nous entendons obtenir satisfaction sur cette exigence capitale, pour notre souveraineté.

Je demande aux jeunes de rester calmes. L’Onuci et les Forces françaises partiront de Côte d’Ivoire mais nous ne voulons pas de morts inutiles. Nous avons encore tous en mémoire les douloureux souvenirs des événements de novembre 2004.

Aujourd’hui en 2010, comme hier en 2002, 2003, 2004, 2007, je tends la main du dialogue. Je tends la main à l’opposition, à Monsieur Ouattara, comme à la rébellion armée qui le soutient.

J’ai confiance en notre capacité à construire une nation dans la paix, la démocratie et la prospérité. Quittons le chemin de la guerre. Reprenons notre marche vers le progrès dans la paix.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire!
Que Dieu bénisse les Ivoiriens !
Que Dieu bénisse l’Afrique !

Je vous remercie.

Transcription publiée le Mercredi 22 Décembre 2010 | Le Temps