jeudi 6 août 2009

Il y a 64 ans

Hiroshima était la cible prioritaire pour le bombardement. Le 6 août 1945, le temps était clair au-dessus de la ville. Le B-29 Enola Gay piloté par Paul Tibbets était parti à 2h45 de l'île de Tinian. L'avion transportait avec lui la bombe Little Boy. Celle-ci fut armée en vol par le capitaine de marine William Parsons après le décollage.

Le second lieutenant, Morris R. Jeppson, fut le dernier à toucher la bombe lorsqu'il plaça les fusibles d'armement. Peu avant 8h15, Enola Gay arriva au-dessus de la ville. L'ordre de bombarder fut donné par Tibbets, le major Thomas Ferebee s'exécuta en visant le pont Aioi en forme de « T », celui-ci constituant un point de repère idéal au centre de la ville. Peu après 8h15, la bombe Little Boy sortit de la soute à une altitude de 9 450 m. À 8h16m2s, après environ 43 secondes de chute libre, activée par les capteurs d'altitude et ses radars, elle explosa à 580 mètres à la verticale de l'hôpital Shima, en plein cœur de l'agglomération, à 170 m au sud-est du pont visé, libérant une énergie équivalente à environ 15 000 tonnes de TNT.

Une énorme bulle de gaz incandescent de plus de 400 mètres de diamètre se forma en quelques fractions de secondes, émettant un puissant rayonnement thermique. En dessous, la température des surfaces exposées à ce rayonnement s'est élevée un bref instant, très superficiellement, à peut-être 4000°C. Des incendies se déclenchèrent, même à plusieurs kilomètres. Les personnes exposées à ce flash furent brûlées.
Celles protégées à l'intérieur ou par l’ombre des bâtiments furent ensevelies ou blessées par les projections de débris quand quelques secondes plus tard l'onde de choc arriva sur elles. Des vents de 300 à 800 km/h dévastèrent les rues et les habitations. Le long calvaire des survivants ne faisait que commencer alors que le champignon atomique, aspirant la poussière et les débris, débutait son ascension de plusieurs kilomètres.

Un énorme foyer généralisé se déclencha rapidement avec des pics de température en certains endroits. Si certaines zones furent épargnées lors de l'explosion, elles devaient par la suite affronter un déluge de feu causé par les mouvements intenses des masses d'air.

Enola Gay avait entre-temps effectué un virage serré à 155° vers le nord-ouest et rebroussait chemin. Les membres de l'équipage, protégés par des lunettes, purent assister à l'explosion. Bob Lewis, le copilote d'Enola Gay, s'écrie : « Mon Dieu, qu'avons-nous fait ? Même si je vis cent ans, je garderai à jamais ces quelques minutes à l'esprit. »

Quelques heures après l'explosion, le nuage atomique ayant atteint des zones plus froides et s'étant chargé d'humidité, la pluie se mit à tomber sur Hiroshima. C'était une pluie qui contenait des poussières radioactives et des cendres qui lui donnaient une teinte proche du noir. C'est pour cela que cette pluie a été désignée par le terme de « black rain » dans la littérature anglo-saxonne.


Ces poussières ont porté sur une zone de 30 x 15 km2 au nord-ouest du point d’explosion.

Le matin du 9 août 1945 à 3h49, le B-29 Bockscar partit de Tinian en direction du Japon. À son bord, la bombe Fat Man.

À 11 h 02, une percée dans les nuages sur Nagasaki permit au bombardier de Bockscar, le capitaine « Kermit » Beahan, de viser la zone prévue, une vallée avec des industries. Fat Man fut alors larguée et explosa à 469 mètres d'altitude…




mercredi 5 août 2009

Zénon



Suite à quelques considérations autour d'Horacio Caine...

Surprenant tout de même, quand on lit Diogène Laërce, le biographe des philosophes de l'Antiquité, citant Apollonios de Tyr pour affirmer que "Zénon, fils de Mnaséas, originaire de Cittium, était maigre, grand et noir de peau" et quand il précise que c'est de là que "vient qu’il fut surnommé palmier d’Égypte" - ici Diogène cite cet autre grand stoïcien, Chrysippe, disciple de Zénon...

... Étonnant de voir cette information, unique et précise sur le physique de Zénon, se traduire dans cette représentation (la plus célèbre du fondateur du stoïcisme) :



Est-ce vraiment le portrait qu'en fournit Diogène Laërce, lui qui donne raison d'avance à Cheikh Anta Diop, concernant une zone de l'Antiquité allant de la Phénicie à l'Égypte ?...

Voilà donc un philosophe, aux racines d'une des pensées fondatrices de l'Europe, le stoïcisme...

Pensée entrée au cœur de l'Empire romain, revendiquée par l'empereur Marc Aurèle (121 - 180) d'où elle essaimera jusqu'à la Renaissance et à nos jours - mais « l'émeraude ne perd pas de sa valeur faute de louanges », disait l'empereur romain...

*

« En moins de dix jours tu paraîtras un dieu à ceux qui maintenant te regardent comme un fauve ou un singe, pourvu que tu reviennes aux principes et au culte de la raison. » Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, Livre IV, xvi.



mardi 4 août 2009

à Horacio Caine (4)



(Atalaku - suite)

Horacio Caine,

Un nom, en tout cas un prénom, Horatio, évoquant Quintus Horatius Flaccus, Horace, poète latin (65 av. J.-C. - 8 av. J.-C).

« Horace était stoïcien à ses heures, même quand il se disait du troupeau d’Épicure » écrit Henri Busson (Le rationalisme dans la littérature française de la Renaissance). C’est que « si la jeunesse est l’âge des enthousiasmes héroïques, l’âge mûr est souvent celui des sagesses désabusées. On ne gagne pas à vieillir » (Henri Busson, id.).

Je ne suis pas aussi sûr que cela qu’en la matière, « on ne gagne pas à vieillir » : tout de même même, « on est fatigué » !

Mais bref, nous voilà avec un Horacio qui a quand même un beau patronage : Horace…

« Horace était fils d'affranchi. Son père, qui a des ambitions pour son fils, va jusqu’à s’installer à Rome afin de lui assurer la meilleure éducation possible. Vers dix-huit ans, il l’envoie à Athènes, tel un fils de famille, pour y couronner son cursus par l’étude du grec et de la philosophie. » (D’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Horace).

Philosophie — ce qui explique peut-être les sentences d’Horatio — « tu parles beaucoup comme un perroquet ôô »…

Philosophie stoïcienne — Zénon de Citium, fondateur du stoïcisme, assistait à un repas où il ne disait pas un mot : on voulut en savoir la raison : « Afin, dit-il, que vous rapportiez au roi qu'il y a quelqu'un ici qui sait se taire. » (http://www.philo5.com/Les%20philosophes%20Biographies/ZenonDeCitium_Bio.htm)



Un côté stoïcien, quand même, Horacio !

Zénon de Citium, né à Citium (Chypre) v.-335, mort à Athènes v.-262/-261, philosophe, fondateur en -301 du stoïcisme, l'école du Portique - en grec stoa signifie portique.

Zénon d'après Diogène Laërce (Vies et doctrines des philosophes illustres) :

"Zénon, fils de Mnaséas, était originaire de Cittium, ville de l’île de Chypre, citadelle des Hellènes, mais possédée par des colons phéniciens. […] Apollonios de Tyr dit que Zénon était maigre, grand et noir de peau, d’où vient qu’il fut surnommé palmier d’Égypte (selon Chrysippe, premier livre des Proverbes)."

Plus loin :

"Il se promenait dans le portique orné de fresques nommé le Poecile de Péisianax et décoré de peintures de Polygnote, y discourait, voulant purifier ce lieu des massacres, car sous les Trente, on y avait tué plus de quatorze cents citoyens. Il y venait nombre de gens pour l’écouter. Ils furent appelés Stoïciens, du mot stoé (le portique), car d’abord ils se nommaient Zénoniens (cf. Épicure, Lettres)."

La suite : http://ugo.bratelli.free.fr/Laerce/Stoiciens/Zenon.htm

À quelqu'un qui parlait inconsidérément (« tu parles beaucoup comme un perroquet ôô »), Zénon aurait dit : « Nous avons deux oreilles et une seule bouche, pour nous apprendre que nous devons beaucoup plus écouter que parler. »



samedi 1 août 2009

à Horacio Caine (3)




Horacio Caine... pour les paroles de la musique d'origine du générique
des Experts Miami ?
Pour le moins désabusé !
Traduction en français plus bas.

Traduction ivoirienne : "on est fatigué" (?)



(La même par les mêmes
/ ou presque après la mort du batteur Keith Moon
mais avant celle du bassiste John Entwistle /
quelques années plus tard que la version ici !)



We'll be fighting in the streets
With our children at our feet
And the morals that they worship will be gone
And the men who spurred us on
Sit in judgement of all wrong
They decide and the shotgun sings the song

I'll tip my hat to the new constitution
Take a bow for the new revolution
Smile and grin at the change all around
Pick up my guitar and play
Just like yesterday
Then I'll get on my knees and pray
We don't get fooled
again

The change, it had to come
We knew it all along
We were liberated from the fold, that's all
And the world looks just the same
And history ain't changed
'Cause the banners, they are flown in the next war

I'll tip my hat to the new constitution
Take a bow for the new revolution
Smile and grin at the change all around
Pick up my guitar and play
Just like yesterday
Then I'll get on my knees and pray
We don't get fooled again
No, no!



Nous nous battrons dans les rues
Avec nos enfants à nos pieds
Et la morale qu'ils vénèrent aura disparu
Et les hommes qui nous ont éperonnés
Siègent pour juger toutes les infractions
Ils décident et le fusil chante sa chanson

Je lèverai mon chapeau à la nouvelle constitution
Ferai une révérence à la nouvelle révolution
Sourirai et grimacerai aux changements tout autour
Prendrai ma guitare et jouerai
Simplement comme hier
Puis je m'agenouillerai et prierai
Pour que nous ne nous fassions pas avoir une fois de plus

Le changement, il fallait qu'il arrive
Nous l'avons toujours su
On nous a libéré des ennemis, c'est tout
Et le monde semble exactement le même
Et l'histoire n'a pas changé
Car les étendards, ont tous été déployés durant la dernière guerre

Je lèverai mon chapeau à la nouvelle constitution
Ferai une révérence à la nouvelle révolution
Sourirai ou grimacerai aux changements tout autour
Prendrai ma guitare et jouerai
Simplement comme hier
Puis je m'agenouillerai et prierai
Pour que nous ne nous fassions pas avoir une fois de plus. Non, non !



I'll move myself and my family aside
If we happen to be left half alive
I'll get all my papers and smile
at the sky
Though I know that the hypnotized never lie
Do ya? No, no!

There's nothing in the streets
Looks any different to me
And the slogans are replaced, by-the-bye
And the parting on the left
Is now parting on the right
And the beards have all grown longer overnight

I'll tip my hat to the new constitution
Take a bow for the new revolution
Smile and grin at the change all around
Pick up my guitar and play
Just like yesterday
Then I'll get on my knees and pray
We don't get fooled
again
Don't get fooled again. No, no!

Meet the new boss
Same as the old boss




Je vais mettre ma famille et moi à l'abri
S'il arrive que nous restions à moitié en vie
Je prendrai tous mes papiers et enverrai un sourire au ciel
Car je sais que les hypnotisés ne mentent jamais
Mentez-vous ? Non, non !

Il n'y a rien dans la rue
Qui me paraisse différent en quoi que ce soit
Et les slogans ont changé, à propos
Et le parti à gauche
Est maintenant le parti à droite
Et leurs barbes ont toutes poussé pendant
la nuit


Je lèverai mon chapeau à la nouvelle constitution
Ferai une révérence à la nouvelle révolution
Sourirai ou grimacerai aux changements tout autour
Prendrai ma guitare et jouerai
Simplement comme hier
Puis je m'agenouillerai et prierai
Pour que nous ne nous fassions pas avoir une fois de plus
Ne vous faîtes pas avoir une fois de plus. Non, non!

Va voir le nouveau patron
Pareil que l'ancien patron


à Horacio Caine (2)




Oui je sais, ce n'est plus lui dans "Les Experts - Manhattan",
mais c'est toujours les Who, même album Who's next - Baba O'Riley :









vendredi 31 juillet 2009

à Horacio Caine




C'est donc toi / http://africa-is-beautiful.blogspot.com/ / Horatio Caine ? ...
Si l'on en croit : http://www.blogger.com/profile/07995607510123507696 ...




L'original :


Les Who, Won't get fooled again / 1971.

De l'album Who's next. En entier : ici




Mais, si tu écris : "tu parles beaucoup comme un perroquet oooooo"...

On ne t'entend plus beaucoup depuis que tu tweetes comme colibri...




mardi 21 juillet 2009