mercredi 15 juin 2011

Traînée sanglante dans le silence médiatique



Silence honteux des médias français alors que le sang dû aux bombes françaises et onusiennes n'a pas encore séché et que des exactions en nombre continuent d'être perpétrées par les hommes de Ouattara.


Deux seules ruptures de ce silence :

- Pour offrir des interviews obséquieuses à Ouattara invité au G8, et à ses proches, interviews dont la figure caricaturale est la servilité honteuse d'Elkabbach. Le même Elkabbach qui usait de la grossièreté la plus crasse quelques semaines avant pour interviewer agresser verbalement l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France Pierre Kipré, sert à présent la soupe de la façon la plus pitoyable à Ouattara, arborant, lui, un sourire narquois qui semble ignorer que les courbettes d'Elkabbach ne sont pas pour lui, mais pour celui qui est derrière lui, Sarkozy !

- Pour attribuer à Gbagbo séquestré arbitrairement depuis plus de deux mois, les crimes de ses ennemis : "scoop" au JT de France 2 d'il y a une semaine, concernant les disparitions du Novotel d'Abidjan, scoop tout au conditionnel, appuyé d'images de l'armée régulière en baskets et bandeau sur la tête (sic), et du ton larmoyant du reporter conduisant "les pistes" (au conditionnel) au palais de Gabgbo ! Commentaire de M.-L. Koutouan : "lorsque des ressortissants français considérés hier comme des proches du Président Gbagbo, sont enlevés par les hommes de Ouattara, la presse française impute ces enlèvements aux hommes de Gbagbo"...

Hors cela, silence total en France y compris pour ce qui concerne deux autres ressortissants français : silence sur l'assassinat de Philippe Rémond et sur la séquestration arbitraire du Français Michel Gbagbo, dans des conditions inhumaines, après qu'il ait été molesté par les FRCI de Ouattara et dans son QG, devant les caméras !... À l'instar de tous les proches du Président Gbagbo et de son gouvernement.

Laissant sa seule trace sanglante et des troupes sur place, la bête repue, précédée de ses hérauts médiatiques et mensongers, s'est retirée de Côte d’Ivoire... pour se gorger à nouveau de sang sous d'autres cieux, Libye, Syrie... Sous la férule du pouvoir français de droite et des pouvoirs onusien, otanesque, obamesque, avec la même complicité de l’opposition socialiste, trop occupée à ses combats sociétalistes et à ses "y'a pas mort d'homme"...

Certains et certaines, nombreux, en proie à la torture, aux viols, aux épurations ethniques, meurent pourtant... Sans écho.


(Echoes - Pink Floyd)

Et...


vendredi 10 juin 2011

La "communauté internationale" commencerait à s’interroger ? Voire…


« Qu’ai-je fait ? »… Questionnement de l’Afp elle-même, répercutant une « préoccupation » de l’Onuci elle-même… (L’une soutien militaire de ce qui la « préoccupe » à présent, l’autre soutien médiatique !)


« Côte d`Ivoire: "multiplication" des violences des forces de Ouattara

Publié le jeudi 9 juin 2011 | AFP — extrait :

L`Opération de l`ONU en Côte d`Ivoire (Onuci) s`est déclarée jeudi "particulièrement préoccupée" par la "multiplication" récente des violences commises par des éléments des forces armées du président Alassane Ouattara dans le sud du pays, et a réclamé des "enquêtes immédiates".

L`Onuci "est particulièrement préoccupée par la multiplication d`incidents violents et d`attaques conduits par des éléments des FRCI (Forces républicaines de Côte d`Ivoire) contre plusieurs villages", a déclaré Guillaume Ngefa, de la division des droits de l`Homme de l`Onuci, lors d`une conférence de presse à Abidjan.

Il a exigé des "enquêtes immédiates et impartiales" sur ces incidents survenus au cours des derniers jours dans des localités des environs d`Abidjan, du sud-ouest et du centre-ouest du pays, régions réputées compter de nombreux partisans de l`ex-président Laurent Gbagbo. [...] »


Vu ce constat qui s’impose : l’Onu (qui a armé Ouattara) l’accuse à présent de crime contre l’humanité, … On en serait là : Vers une intervention de l’ONU contre Ouattara ?!
Ou n'est-ce qu'une Comédie Onusienne ?


jeudi 9 juin 2011

On en parle beaucoup, sauf dans l'hexagone !


Sarkozy accusé de crime contre l'humanité en Côte d’Ivoire et en Libye


Par : rue225.com ou ael225.net (extrait :)

"L’info fait actuellement grand bruit en Europe. Nicolas Sarkozy, président français est accusé de crime contre l’humanité en Côte d’Ivoire et en Libye. C’est un pool d’avocats commis à la défense de l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo et des populations lybiennes qui porte l’affaire au grand jour et sous ce prisme. Il ne fallait pas en douter, Jacques Vergès et Roland Dumas, commis pour la defense de l’Etat de Côte d’Ivoire relativement aux effets de la crise postélectorale, avait effectué une visite éclair à Abidjan, aux fins de s’imprégner des réalités et s’approprier le dossier ivoirien. Une crise, à leur sens, cousue de fil blanc par la France de Nicolas Sarkozy. Après plusieurs mois d’enquêtes, faits de recoupements de preuves, de témoignages et d’effets filmés, réalisés aussi bien sur le dossier ivoirien que sur son homologue libyen, en proie à des bombardements absurdes auguillonnés par la France, ce pool d’avocats a abouti au constat que Nicolas Sarkozy est à la base de la mort de milliers d’Ivoiriens et de Libyens. D’où l’accusation qui fait actuellement le tour du monde via les plus grandes chaînes de télévision de la planète. [...]"

Lire la suite sur rue225.com ou ael225.net

mardi 7 juin 2011

Exécutions sauvages en Côte d’Ivoire



Selon HRW soi-même, c'est devenu incontournable : "les militaires d’Alassane Ouattara tuent des civils non armés".

Extraits d'un article de Réné DASSIÉ, publié le mardi 7 juin 2011 sur Afrik.com :


Les soldats des 'Forces républicaines de Côte d’Ivoire' quadrillent les quartiers réputés favorables au président sortant Laurent Gbagbo et y procèdent à des exécutions sommaires, dénonce une enquête de l’ONG Human Rights Watch . Plusieurs dizaines de personnes ont été exécutées. Des femmes sont violentées et violées. Le nouveau ministre de l’Intérieur a promis une réunion de crise avec le Premier ministre et les différents commandants de zones. La Cour pénale internationale envisage une enquête sur les crimes de la crise postélectorale dans le pays.

« Deux d’entre eux ont attrapé ses jambes, deux autres lui tenaient les bras dans le dos, et un cinquième lui tenait la tête (…) Puis un type a sorti un couteau et a tranché la gorge de mon frère. Il hurlait. J’ai vu ses jambes trembler une fois qu’ils lui ont tranché la gorge, le sang ruisselait. Pendant qu’ils le faisaient, ils ont dit qu’ils devaient éliminer tous les Patriotes qui avaient causé tous les problèmes dans le pays. » Ce témoignage est celui du frère d’une des victimes des exactions contre la population civile, qui se poursuivent en Côte d’Ivoire, en dépit du changement intervenu à la tête du pays. Il a été recueilli par les enquêteurs de l’ONG Human Rights Watch (HRW) à Yopougon, fief du président sortant Laurent Gbagbo dans la capitale ivoirienne. Entre les 13 et 25 mai, l’organisation a interrogé 132 victimes et témoins des violences perpétrées par les deux parties lors de la bataille d’Abidjan et dans les semaines suivant l’arrestation de Gbagbo. Jeudi HRW a rendu public un communiqué de synthèse de son rapport d’enquête.

[...]


Traque des pro-Gbagbo à Yopougon

[...] Citant les travaux de ses enquêteurs sur le terrain, l’ONG affirme qu’en dépit de leur victoire définitive, les forces armées de Ouattara ont poursuivi les meurtres, actes de torture, viol et traitements inhumains. En prenant pour cible des groupes ethniques réputées avoir soutenu Laurent Gbagbo. Fin avril et en mai, les Forces républicaines de la Côte d’Ivoire (FRCI) ont tué, a constaté HRW, au moins 95 personnes non armées, lors des opérations menées dans zones auparavant contrôlées par les forces pro-Gbagbo. Les quartiers étaient bouclés et systématiquement. « La majorité des violations documentées ont eu lieu dans le bastion pro-Gbagbo de longue date de Yopougon, l’épicentre de la bataille finale à Abidjan. La plupart des meurtres ont été des exécutions à bout portant de jeunes issus de groupes ethniques généralement ralliées avec Gbagbo, dans ce qui semblait être une punition collective pour la participation de ces groupes aux milices de Gbagbo », écrit Human Rights Watch.

L’organisation affirme également avoir documenté 54 exécutions extrajudiciaires dans des lieux de détention officiels et officieux, « notamment les 16ème et 37ème postes de police de Yopougon et le bâtiment GESCO de pétrole et de gaz qui sert maintenant de base aux Forces républicaines. » Les corps de certaines victimes ont simplement été brûlés. HRW raconte ainsi l’incinération, le 15 mai à moins de 30 mètres du poste de police du 16ème arrondissement, du corps d’un milicien capturé et exécuté dans l’enceinte du poste de police.


Chérif Ousmane

Dans ce décompte macabre, le nom du commandant Chérif Ousmane, un militaire proche du Premier ministre, Guillaume Soro et qui a longtemps été commandant de zone de l’ex-rébellion des Forces nouvelles est régulièrement cité. C’est lui qui supervise les opérations des FRCI à Yopougon. « Un soldat des Forces républicaines a décrit l’exécution de 29 détenus au début de mai à l’extérieur de l’immeuble GESCO. Le soldat a déclaré que Chérif Ousmane (…) a donné l’ordre d’exécution. Deux autres témoins interrogés par Human Rights Watch ont déclaré avoir vu Chérif Ousmane dans un véhicule qui s’est débarrassé du corps torturé et exécuté d’un chef de milice notoire à Koweit, un sous-quartier de Yopougon, vers le 5 mai.

Les témoins de ces meurtres et exactions sont exposés à de grands périls. Une femme qui avait assisté à l’exécution de 18 jeunes à Yopougon a ainsi été violée par les soldats, après que ceux-ci l’eurent contrainte de charger leurs véhicules avec des biens pillés, selon HRW. La plupart des victimes n’appartiendraient même pas aux milices pro-Gbagbo, qui ont pris la fuite au lendemain de la chute de l’ancien président. « Yopougon semble avoir été ciblée de manière disproportionnée pour les meurtres commis en représailles par les Forces républicaines, qui ont infligé une punition collective meurtrière à des jeunes hommes des groupes ethniques Bété, Attié, Guéré et Goro, qui ont largement soutenu Gbagbo lors de l’élection présidentielle de 2010 », déplore HRW. Selon l’organisation, outre Yopougon, les exactions commises par les forces républicaines se sont étendues à Koumassi, Port Bouët, mais surtout dans les quartiers de Koweït et Yaosseh où le plus grand nombre de morts a été recensé.

[...]


Lire l'article en entier sur Afrik.com.


SOS Droits Humains en Cote d'Ivoire. À visiter ici :




mardi 15 février 2011

Voir ici

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Illustration qui n'a (sans doute) rien à voir :