(Atalaku - suite)
Horacio Caine,
Un nom, en tout cas un prénom, Horatio, évoquant Quintus Horatius Flaccus, Horace, poète latin (65 av. J.-C. - 8 av. J.-C).
« Horace était stoïcien à ses heures, même quand il se disait du troupeau d’Épicure » écrit Henri Busson (Le rationalisme dans la littérature française de la Renaissance). C’est que « si la jeunesse est l’âge des enthousiasmes héroïques, l’âge mûr est souvent celui des sagesses désabusées. On ne gagne pas à vieillir » (Henri Busson, id.).
Je ne suis pas aussi sûr que cela qu’en la matière, « on ne gagne pas à vieillir » : tout de même même, « on est fatigué » !
Mais bref, nous voilà avec un Horacio qui a quand même un beau patronage : Horace…
« Horace était fils d'affranchi. Son père, qui a des ambitions pour son fils, va jusqu’à s’installer à Rome afin de lui assurer la meilleure éducation possible. Vers dix-huit ans, il l’envoie à Athènes, tel un fils de famille, pour y couronner son cursus par l’étude du grec et de la philosophie. » (D’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Horace).
Philosophie — ce qui explique peut-être les sentences d’Horatio — « tu parles beaucoup comme un perroquet ôô »…
Philosophie stoïcienne — Zénon de Citium, fondateur du stoïcisme, assistait à un repas où il ne disait pas un mot : on voulut en savoir la raison : « Afin, dit-il, que vous rapportiez au roi qu'il y a quelqu'un ici qui sait se taire. » (http://www.philo5.com/Les%20philosophes%20Biographies/ZenonDeCitium_Bio.htm)

Un côté stoïcien, quand même, Horacio !
Zénon de Citium, né à Citium (Chypre) v.-335, mort à Athènes v.-262/-261, philosophe, fondateur en -301 du stoïcisme, l'école du Portique - en grec stoa signifie portique.
Zénon d'après Diogène Laërce (Vies et doctrines des philosophes illustres) :
"Zénon, fils de Mnaséas, était originaire de Cittium, ville de l’île de Chypre, citadelle des Hellènes, mais possédée par des colons phéniciens. […] Apollonios de Tyr dit que Zénon était maigre, grand et noir de peau, d’où vient qu’il fut surnommé palmier d’Égypte (selon Chrysippe, premier livre des Proverbes)."
Plus loin :
"Il se promenait dans le portique orné de fresques nommé le Poecile de Péisianax et décoré de peintures de Polygnote, y discourait, voulant purifier ce lieu des massacres, car sous les Trente, on y avait tué plus de quatorze cents citoyens. Il y venait nombre de gens pour l’écouter. Ils furent appelés Stoïciens, du mot stoé (le portique), car d’abord ils se nommaient Zénoniens (cf. Épicure, Lettres)."
La suite : http://ugo.bratelli.free.fr/Laerce/Stoiciens/Zenon.htm
À quelqu'un qui parlait inconsidérément (« tu parles beaucoup comme un perroquet ôô »), Zénon aurait dit : « Nous avons deux oreilles et une seule bouche, pour nous apprendre que nous devons beaucoup plus écouter que parler. »


